‹ Contribution à l'étude des insuffisances aortiques congénitalesChapitre 7 sur 34 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Il y a peu de temps, notre maître, M. le Professeur agrégé R. Froment, a eu l’occasion d’observer dans son service un très beau cas d'insuffisance aortique congénitale. Il a bien voulu nous le confier pour servir de base à la thèse qu’il nous a inspirée.

Cette observation pose le problème de l’insuffisance aortique congénitale. Elle nous a incité à rechercher dans la littérature médicale des cas analogues et ce que disaient les auteurs classiques au sujet de cette affection. Nous verrons tout à l’heure, dans un rapide aperçu historique, que cette question a été relativement peu étudiée, et le petit nombre d’obsefvations publiées, ayant trait à une insuffisance aortique congénitale, que l’on peut retenir.

Ceci nous a permis de voir que cette affection - peut revêtir différents aspects, suivant les circonstances dans lesquelles on la rencontre. Nous pouvons ainsi en distinguer différents types :

1° Ceux dans lesquels l'insuffisance aortique ne coexiste avec aucune autre malformation du cœur ou de l'aorte, réalisant ainsi l’insuffisance aortique

isolée.

2° Ceux dans lesquels elle s'associe à d’autres malformations congénitales cardio-aortiques, entrant ainsi dans les cadres suivants :

a) L’insuffisance aortique associée au rétrécissement aortique ;

b) L’insuffisance aortique associée à une perforation interventriculaire réalisant elle-même différents types, suivant qu’il s’agit d’une maladie de Roger, d’un complexe de Fallot ou d’'Eisenmenger ;

c) L’insuffisance aortique associée à une sténose isthmique ;

d) L’insuffisance aortique associée à un anévrysme : congénital de l’aorte.

I1 nous semble que cette classification a l'avantage de montrer comment, en clinique, l’insuffisance aortique congénitale peut se présenter. Comme il s’agit d’une affection rare et bien tolérée, c’est bien souvent à l’occasion d’un examen fortuit qu’elle est reconnue, accompagnée et parfois masquée par une-autre affection congénitale. Enfin il est des cas de découverte d’autopsie où une insuffisance aortique solitaire classée suivant une autre étiologie est en réalité congénitale.

Quelle est la pathogénie de cette variété d’insuffisance aortique, c’est ce que nous avons essayé de nousdemander à la fin de ce travail. A cette occasion, il nous a paru intéressant de rechercher quelle était la valeur de la malformation dans la genèse de la fuite aortique. Son rôle est-il exclusif ou ne joue-t-il que comme appoint dans une hypertension par exemple, c’est ce que nous nous efforcerons d’élucider.

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