‹ Contribution À L'Étude Des Invaginations Intestinales De La Seconde EnfanceChapitre 4 sur 41 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Au mois de Juillet 1917, étant en convalescence dans un petit bourg du pays sarthois, et les médecins de la localité se trouvant là d'où nous venions, il se trouva qu’un jour nous fûmes . appelé près d'un enfant « qui avait des coliques et qui n’urinait pas ».

À notre arrivée, nous voyons ce jeune garçon, âgé de douze ans, se tordre sur son lit, en proie à des douleurs excessivement violentes. Il s’agite, tout en poussant des cris lamentables, se met à genoux, se couche, se met en position genu-pectorale. On l’interpelle, on l'interroge. Il ne répond pas. Il est tout à sa douleur. C'est un véritable délire de souffrance. Brusquement la crise se termine. L'enfant retombe sur son lit, inerte, pantelant, épuisé, anéanti, semble-t-il, par l'assaut douloureux qu'il vient de subir.

La mère nous apprend que cet enfant est habituellement bien portant. Il n’a jamais eu de maladie grave. Deux autres enfants jouissent d'une santé parfaite. Le père, un vigoureux cullivateur, est soldat à l'Armée d'Orient. La veille, l’enfant a joué comme d'habitude, et partagé le repas de la famille.

C'est au milieu de la nuit que la crise a commencé, brusquement, immédiatement intense, sans que rien ait pu donner l'éveil à la mère. Celle-ci, d’ailleurs, ne manifeste aucune inquiétude. « Elle croit qu'il s'agit de simples coliques, et si l'enfant avait uriné, s’il n'avait pas vomi de bile, elle ne nous

aurait pas dérangé ».

Nous regardons les matières vomies. Elles sont muqueuses et

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