‹ Contribution À L'Étude Des Invaginations Intestinales De La Seconde EnfanceChapitre 9 sur 41 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Dans ce travail, nous nous occuperons des invaginations de la seconde enfance, cette période de la vie, qui commence vers la 5° année et se continue jusqu'à la 15°. Il nous a paru inopportun de dépasser cette dernière limite. En revanche, nous nous rapprochons de la première enfance jusque vers la 3° année. Nous excluons donc de notre description l'invagination des nourrissons.

C'est que l'invagination intestinale nous à paru revêtir deux formes cliniques bien distinctes : l’intussusception du nourrisson, dont Landry a donné une description excellente, et l’invagination à partir de la 3° année.

Chez le nourrisson, elle a une évolution aiguë ; elle est fatalement mortelle si le médecin n'intervient pas par une opération ou par quelque intervention non sanglante. Les selles sanglantes, la tumeur au palper et au toucher rectal, les vomissements et les crises douloureuses paroxystiques constituent un ensemble saisissant et typique. Et sans aller jusquà dire avec Koch et OEerum, que le traitement médical sauve plus : d'enfants que la laparotomie, il faut reconnaître que pour un médecin éloigné d’un centre chirurgical, un lavement est plus facile à administrer qu’un ventre à ouvrir, que ce procédé a donné des résultats excellents dans un certain nombre de cas, el qu'il convient de l'essayer si l’on n’esi pas sûr que le chirurgien arrivera à temps, Et — il faut bien le dire — le médecin a le droit de se demander s’il doit obliger ses clients à sup-

porter les frais d'une opération coûteuse souvent évitée par un simple lavement. ;

Chez le grand enfant, il faut tenir compte de la variété anatomique de l’invagination. Les formes iléo-cæcale, iléo-colique transvalvulaire, cæco-colique prennent dans la pleuralité des cas une allure chronique, c'est-à-dire que les phénomènes cliniques aigus cessent de se manifester pendant une période assez longue, pour reparaître ensuile; reconnues dès les premières heures, elles offrent une réduction facile et rapide. Les formes

entériques, loin d’être aussi rares que chez le nourrisson, sont au contraire presque aussi fréquentes que les invaginations iléo-cæcales, ont une évolution aiguë et nécessitent une opéra-

tion compliquée et un outillage que possède seul un chirurgien exercé.

La statistique de Grisel porte sur 267 cas où l’âge du malade et la forme de l'invagination ont été connus de lui.

Les 183 cas du nourrisson, toujours aigus, se décomposent ainsi :

f49cas d'I-aléo-cærale. 2 RS Se 82 20570 DO COQUE LARMES EE 10:22 d'T-entérique ee TAUPE ARS 4 — d'I. colique. Me

Si maintenant on examine quelles variétés constituent les

84 cas se rapportant aux malades âgés de un à quinze ans, nous VOyOns :

à p.100 31 cas d'I. iléo-cæcale. RERO een ON) DE = RATÉ RIÉTIQUE 5 ON CENTER RES EST) A5 UT 1lé0 colique LIEU ET OS TA GATE COHQUE CES MES RE ES RE Die SOC Al RES NT NE RE 2 — d'I. appendiculaire. : 2

Non moins intéressante est cette statistique empruntée au rapport de Grisel. .

de Oh an. de2a5ans. de 6 à IQ aus.

Iléo-cæcale . . . . 70 eas 49 cas 41 cas Iléo-colique . . . . 4 — ner 0 — BAIBRIQUES EN SU 6 13 — 38 — Colique. … . . .. 19 — 25 — 21 —

Il existe donc chez l'enfant une forme dite chronique et ‘une forme aiguë, appartenant à deux variétés anatomiques différentes : le gros intestin et le grêle.

Il est nécessaire de connaître à quelle variété appartient le cas dont on doit s'occuper, et pour cela on ne doit pas compter sur l’évolution. Chaque forme anatomique de l’invagination se reconnaît à un certain nombre de caractères qui lui sont propres: le siège de+la tumeur, le caractère des selles, peut-être aussi l’acuité des douleurs. Il est utile de diagnostiquer dès le premier examen une invagination du grêle, par exemple, pour faire une laparotomie médiane, et pour se tenir prêt à pratiquer une résection intestinale qui sera ou bien d’une,nécessité évidente, ou bien une mesure de prudence, car les lésions gangréneuses de l'intestin grêle ne sont pas toujours visibles à l'examen macroscopique.

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