EST LUE
Invagination iléo-iléale.
Invaginations iléo-cœcale et iléo-colique.
Dans le premier cas :
ou bien le boudin d’invagination reconnu, la désinvagination est possible, complète et il restera seulement à supprimer le diverticule de Meckel ;
ou bien elle n’est que partielle ou même impossible, et il faudra reséquer largement l’ensemble de la tumeur, en rétablissant la continuité intestinale par suture termino-terminale ou par bouton de Murphy. Cette résection s’effectuera en un temps.
Il sera indiqué de faire une péxie après l’ablation du diverticule. Wilmoth dut en effet réintervenir d’urgence chez le malade de de Langre, la cicatrice de résection du diverticule ayant été à l’origine d’une nouvelle invagination.
Si l'intervention est faite dans de bonnes conditions, celles-ci étant surtout en liaison avec la précocité du diagnostic, le pronostic reste donc favorable et nous n’aurons pas à craindre une mort par collapsus ou par toxémie.
Tout au contraire dans l’invagination iléo-colique, les difficultés s’additionnent à souhait.
La désinvagination, qui doit être faite par manœuvres douces, lentes, mesurées, de pression sur la tête et non de tractions sur l’anse afférente, risquant de provoquer des déchirures sur les tuniques intestinaies et un ensemencement septique du péritoine, rencontre deux obstacles : |
En premier lieu, la valvule de Bauhin qui doit être forcée par toute l’anse invaginée ;
La fixation profonde de la tumeur par le mésentère, qui en supprime la mobilité et exige des gestes opératoires précis dans une cavité peu accessible.
Si la désinvagination au-delà de la valvule de Bauhin est possible (observation n° 3) nous rentrons dans les conditions de la variété iléo-iléale.
Elle peut se faire incomplètement, la tête du cybndre invaginé ne pouvant franchir la valvule et la plus grande partie de l’iléon demeurant dans le cœcum, l’opération de Maunsell, préconisée par Barker et reprise par Delore-Girardier, semble l’intervention de choix : aprè savoir soigneusement isolé la cavité péritonéale, la gaîne du cylindre invaginant est incisée permettant l’extériorisation du cylindre invaginé et sa résection. L’union de l’iléon et du cœcum est consolidée par des sutures en deux ou trois plans.
La désinvagination est impossible, mais la tumeur est facile à extérioriser :
Si les tuniques ne sont pas trop lésées, là encore Popération de Maunsell-Barker peut rendre d’immenses services ;
; 1. — Le cylindre invaginant présente-t-il des lésions de sphacèle, il faut d’abord créer une dérivation par iléo-transversostomie, puis la tumeur est extériorisée et sera reséquée progressivement dans les jours suivants au thermocautère. Il sera possible ainsi d’éviter les cellulites qui suivent presque toujours les hémicolectomies en un temps.
2. — Il est impossible d’amener la tumeur hors de la cavité abdominale :.