DIAGNOSTIC
Le diagnostic d’inagination sera basé sur un état antérieur de douleurs abdominales l'apparition subite de crises douloureuses, irrégulières, très intenses ; de glaires séro-sanguinolentes (signe tardif) ; d’une tumeur haute, peu douloureuse, peu mobile, un peu plus mate que le reste du ventre ; de la dissociation du pouls et de la température.
La présence du diverticule sera encore plus difficile à établir. Gray dans une observation fit un diagnostic confirmé d’invagination par diverticule de Meckel, grâce à la protusion en dehors de l’ombilic. Il faudra donc rechercher dans les antécédents l’existence d’une fistule ombilicale à la naissance, ou examiner avec soin l’ombilic pour en déceler toute malformation (protusion, adénome). À
Foucault signale l’existence de troubles vésicaux concomittents, incontinence d’urine, signe non pathognomonique d’ailleurs et qui peut se rencontrer au cours de toute suppuration pelvienne.
Bien pauvre est la part qui revient dans le diagnostic d’un diverticule de Meckel. Ceci explique la
SPL
quasi-impossibilité, sauf d’une circonstance heureuse très improbable, d’un diagnostic de certitude.
D'ailleurs seule l’invagination compte et doit être trouvée, afin de mettre en œuvre de toute urgence un traitement approprié.
Dans sa forme la plus courante l’invagination par diverticule de Meckel simule l’appendicite (observation 16 de Fèvre). De nombreux autres diagnostics ont été portés : volvulus du cœcum, (observation 5) ; infarctus du mésentère (observation de Godard) ; oc-
clusion par bride (observation 6) ; dysenterie saisonpière.
Malgré sa bénignité apparente cette invagination est une affection grave, récidivante en cas de réduction spontanée (observation 6). Elle comporte une cause première, le diverticule de Meckel invaginé où non, qu’il faut reséquer. Son existence contre-indique formellement la réduction par lavement baryté sous pression qui le plus souvent est inopérant. L’ablation du diverticule peut se faire par deux procédés : soit l’opération de Rutherfort — Morisson par incision losangique autour de la dépression qui indique la place du diverticule et suture de la plaie à triple étage ;
Soit par l’opération de Gruson : incision longitudinale de l'intestin et extraction du diverticule par la brèche ainsi créée.
Nous nous sommes efforcés de montrer par le choix de nos observations, la gradation des difficultés, qui se présentent, selon que la tête d’invagination est plus bas fixée dans le cadre colique, ou que l'intervention est entreprise plus tardivement.
Nous retrouvons les deux grandes classes déjà connues :