‹ Contribution à l'Étude des Iodures d'Alcaloïdes: L'Iodure d'Antimoine, Réactif des AlcaloïdesChapitre 31 sur 66 · Précipitation d'une même quantité d'alcaloïde dans des · texte numérisé non relu

Précipitation d'une même quantité d'alcaloïde dans des

volumes différents, donc à concentrations différentes: PNR EUR R ERREUR PETER EU EN ARS LIEN RSS

On fait la précipitation de l'alcaloïde dans des volumes inversement proportionnels aux concentrations, chaque prise d'essai contient dans ces conditions une même guantité d'alcaloïde,

Pour obtenir l'anneau limite dans le filtrat, nous avons dû ajouter aux solutions de sulfate de strychnine les quantités suivantes de réactif dilué ERA.

4 0 cm” pour JO cm? de solution à 0,50 g p.100,

LED ; 0,40 8 12,6 n 0, 30 10,5 25 " 0,20

Une même quantité d'alcaloïde exige donc d'autant plus de réactif pour sa précipitation que sa dilution est plus grance,

bras, Précipitation de quantités d'alcaloïde différentes,

mais à des concentrations identiques.

es A CAL VE GLONS IOENLIQUEES

a) sur la solution de chlorhydrate de morphine à Le De I00, l'essai: limite exige!

Pour 4 cx5 de solution +: 3,7 em3 de réactif dilué "n T2 n " HIT LP n El alors que pour 8 cmi,il exigeait 7,8 om3.

b) sur une solution de sulfate de quinine à D,508e p.100, l'essai limite exige: :

Pour 5 cm7 de solution : 3,75 om3 de réectif, tt TO nt 9 ve is) " (] TES nt Sr FE 2 1

Donc, lorsoue l'alcaloïde est à la même concentration, la quantité de réactif nécessaire pour obtenir une précipitation totale est proportionnelle au volume ou ce qui semblerait probable ici à la quantité présente d! alce loïde.

Mais si nous comparons les résultats des expériences 2 6% 3, nous voyons qu'il n'est pas possible de trouver le quantité d'alcaloïde présente lorsque la précipitation se fait dans des volumes différents,

4- Frécipitation dans un même volume de quantités différentes d'alcaloïde, donc à concentration difiérente,

Nous avons préparé des solutions d'alcaloïde à titres différents et nous avons cherché la quantité de réactif nécessaire pour précipiter tout l'alcaloïde dans un même volume de chacune de ces solutions. Voici, par

D Era +

exemple, les résuitats obtenus avec le chlorhydrate de morphine:

Pour atteindre la limite de sensibilité dans le filtrat par la méthode à l'anneau, il a fallu:

- pour IOcm? de solution à 0,50 g p.100 I,5 em? de réac-

TLC DUT 1 ( 0,40 " I,45 1 — " " 0,30 tt F5 n 2 L Al O2 (L ir) 1!

Donc à des quantités d'alcaloïde différentes correspondent des quantités de réactif très voisines, si bien que D cet essai est inutilisable: il est pratiquement impossible | d'évaluer la concentration en alcaloïde en considérant des volumes de réactif de quelques dixièmes de em, Au contraire, le réactif de MAYER dilué, tel que l'a employé DEBREUILLE, convient parfaitement: dans ce même eseai, les quantités de réactif à employer étaient respectivement !:

PR NN Ds EL DROITE

Nous devons ainsi conclure de ces expériences que Le réactif iodostibinique ne peut être utilisé pour des dosages limites analogues à ceux de DEBREUILLIE.

4 - ESSAIS DE CRISTALLISATION DES COMBINAISONS EN VUE D'UNE IDENTIFICATION DES AICAIOIDES.

L'addition de réactif iodostibinique à une solution a'alcaloïde précipite une combinaison amorphe, même lorsqu'on utilise des solutions diluées, la caféine et la théobromine font, toutefois, exception,

Nous avons utilisé dans nos essais le réactif pur ou soumis à des modifications inspirées de la préparation d'autres réactifs. C'est ainsi que nous avons préparé des réactifs hydro-alcoolique et hydro-alcoolo-éthéré ou encore hydro-alcoolo-glycériné et hydro-glycériné (comme l'ont préconisé IONESCO et ILIESCO (32) ou enfin des réactifs additionnés de chloral (comme HERDER (3C) }, durée, etc.

Nous avons opéré soit en tubes, soit sur lame recouverte ou non d'une lamelle, l'alcaloïde réagissant à

DD

l'état solide ou en solution

Nous avons eu aussi recours parfois à un léger chauffage.

Melgré nos multiples essais, nous devons reconnaîftre que nous n'avons pas obtenu satisfaction, Nous avons bien observé au cours de ces recherches des cristalli-

sations, mais leur formation était irrégulière et, de

plus, la cristallisation des constituants du réactif est venue souvent troubler nos examens,

Dans ces conditions, nous ne considérons comme vraiment caractéristiques que les cristallisations obtenues avec la caféine et la théobromine, Des solutions

LE PO RE VE PM; VONT YSRE PERRET VEN ROMA RGRS GE EEE 1e + Tnt chiorhydriques à 5 ms p.100 d'alcaloïde donnent d'em-

blée avec le réactif des précipités cristallins. D'une façon générale, en prenant soin d'utiliser des concentrations telles que par addition de réactif, il se forme seulement un trouble et non un précipité, ce trouble

fait plsce peu à peu à un dépôt cristallisé.

Les cristallisations de 14 combimaison de caféine présentent l'aspect suivant: ce sont de petites aiguilles groupées pour la plupart en oursins, quelques-unes en gerbes, et des aiguilles isolées. Avec la théobromine, la cristallisation affecte un aspect tout-à-fait semblable, cependant la cristallisation se produisant plus facilement qu'avec la caféine, les aiguilles groupées en oursins sont mieux individualisées,

Nous avons essayé, sans succès églement, de faire cristalliser les combinaisons iodostibiniques du pyra-— midon, de l'antipyrine et de la novocaïne,

5 DOSAGE DES AILCAIOÏDES ,

Nous avons vu au cours de notre étude des réactifs à base d'iode et d'icdures métalliques que tous les dosages ont été pratiqués dans des conditions où les combinaisons avaient une forme amorphe: en respectant les conditions opératoires décrites par les auteurs, ces combimisons répondent à une formule déterminée. Leur composition peut même être identique -— du moins pour certains constituants - à celle de combinaisons obtenues à l'état cristallisé (cas des précipités amorphes obtenus avec le réactif iodomercurique par IONESCO-MATIU et VARCOVICI, et par MARICQ). Il s'agit donc de combinai-

sons bien définies,

C'est ainsi que WACHSMUTH a pu attribuer des formules constantes aux iodostibinates amorphes précipités en milieu éthéré,

Nous avons cherché si les précipités formés en milieu aqueux par le réactif de CAILIE et VIEL avaient une composition ana logue à celle des précipités de WACHSMUTH, et s'il était possible de les utiliser pour une détermination quantitative des aloaloïdes, Nous nous sommes adressé dans ce but aux différents modes de dosage auxquels se prétaient le réactif, d'une part, la combinaison elle-même, d'autre part.

a)/Pesée de la combimison /

Les dosages pondéraux indiqués par WACHSMUTH, en utilisant son réactif iodostibinique éthéré donnent toute satisfaction pour la détermination des bases alcaloïdiques; nous avons seulement rencontré quelque difficulté dans le cas des bases salifiées en raison de la présence d'alcool indispensable pour solubiliser ces dernières: nos résultats restèrent toujours entachés d'une erreur pars défaut.

Les conditions de précipitation rendent en particulier la méthode inapplicable aux substances suivantes : atropine, antipyrine, novocaïne, stovaïne.

Lorsque la précipitation des alcaloïdes se fait en milieu adgueux, par le réactif de CAILILE et VIEL, le dosage pondéral rencontre des difficultés que ne présentait pas la précipitation en mikieu éthéré: d'une part, la nécessité de ne pas dépasser 50-600 pour la dessication d' un précipité et de son support qui ont été imprégnés de solution aqueuse, d'autre part, la nécessité de lavages convenables suffisants pour débarrasser le précipité de l'excès de réactif, mais limités du fait de la solubilité facile du précipité.

Nous avons été ainsi âmené à choisir, par têtonnements, des modes de lavage variables suivant les précipités alcaloïdiques: l'éther, l'alcool amylique ou le mélange de 5 volumes d'alcool à 60€ et 45 volumes d'éther,..., Nous devons reconnaître l'imperfection fréquente de ces

Hate

modes de lavages, mis nous n'avons pu trouver de solutions plus satisfaisantes aux difficultés d'obtention

de précipités destinés à étre pesés ou analysés,

Nous avons, en général, procédé dans les dosages pondéraux de la façon suivante: la solution d'alcaloïde est précipitée dans un tube par une quantité suffisante de réactif; le suspension obtenue est bien agitée puis versée sur un creuset en verre fritté G4 taré, monté sur une fiole à vide. Le tube et le précipité sont lavés rapidement par le solvant choisi, puis le creuset chargé du précipité est porté à l'étuve à 50-600, où la dessication demande plusieurs heures,

Pour déterminer la formule des combinaisons äicalofdiques, nous pouvons nous adresser, soit à la combinaison elle-même et y doser l'iode et l'antimoine entraînés par l'elcaloïde, soit à la liqueur surnageant Le précipité centrifugé et y doser l'iode et l'antimoine en excès.

En fait, nous avons choisi parmi ces dosages possibles et en voici iles raisons:

Dans la combinaison, nous avons dosé l'iode mis non l'antimoine car la méthode que nous avons adoptée pour le dosage de l'antimoine dans le liqueur surnageant ne convenait pas ici, l'alcaloïde de la combinaison passé en solution en même temps que l'antimoine troublant le dosage. De plus, la difficulté à obtenir des précipités suffisamment lavés par des solvants auxquels ils n'auront rien dû céder, nous a fait préférer l'analyse du réactif en excès à l'analyse du précipité.

Dans 12 solution où s'est formée la combinaison, nous avons dosé l'antimoine mis non l'iode, car la composition du réactif en excès diffère davantage de la composition du réactif initial sur la concentration en antimoine que sur la concentration en iode. Erécisons ce point par quelques chiffress

I1 y a dans 100 em? de réactif de CAILIE et VIEL: 2,665 d'antimoine (donnant lig.de triiodure a'antimoine)

40g. d'iodure de potassium ( soit 30,6 g d'ioûe)

Comme 7,34 g d'iode ont été utilisés pour faire SbI3, il y a un excès de 23,26 & d'iode resté à l'état d'iodure, la quantité d'iode libre étant négligeable comme nous l'avons vu p.45 .

Pratiquement, la quantité da'iodure de potassium dans la solution est souvent plus faible, le réactif laissant déposer des cristaux d'iodure de potassium,

Soit la précipitation de 25 mg de strychnine par I:cem5 de réactif, Etant donnée la formule de la combinaicon indiquée par WACHSMUTH: C21H2200N2 Sblzs HI = 964,8 &, ! la strychnine de la prise d'essai fournira: 25 X 2,89 = 72 mg de précipité qui contiendra à peu près S M". d'antimoine et 36 mg. d'iode.

Or, dans 1 cm de réactif, il y à 26 mg d'antimoine et 300 mg d'iode. Donc, lors de la précipitation, le réactif s'est appauvri de I/3 environ en Sb et 1/10 en I, si bien qu'il sera toujours plus facile d'évaluer, à l'aide de méthodes de sensibilité égale, l'antimoine plutôt que l'icde disparus du réactif.

Pour doser l'antimoine, on pourra opérer sur des prises d'essai identiques ou très voisines de réactif ayant servi à la précipitation et de solution obtenue après la formtion du précipité.

Pour doser l'iode, il faudrait, pour opérer dans les mêmes conditions de précision, diluer le réactif au I/Hicuripits.

Etant donné que toutes les combinaisons alcaloïdiques sont très riches en iode (la moitié environ du poids total), c'est l'iode et non l'antimoine qui est l'élément le plus intéressant, celui qui doit assurer le plus d'exectitude dans l'analyse des précipités.

Au contraire, dans la solution de précipitation, l'antimoine se prêtera le mieux (par comparaison avec la guantité totale d'antimoine présente dans le réactif) à l'évaluation la plus convenable,

Dosage de l'iode de 1 combinaison alcaloïdique

Cherchant 1a méthoîe la plus convenable pour nos dosages, nous nous sommes adressé, d'abord, à la méthode de CARON et RAQUET.

— Méthode de CARON et RAQUET (6): Cette méthode repose sur le principe suivant: les iodures sont transformés en icdetes sous l'action de l'hypochlorité de sodium en milieu suffisamment tamponné par le bicarbonate de sodium Dès que le pouvoir oxydant de l'hypochlorite est épuisé, le moindre excès d'iodure met en liberté de l'iode colorant en bleu l'empbois d'amidon,

On utilise au cours de ce dosage: une solution titrée d'iodure de potessium servant de témoin, une dilution d'eau de Javel telle que IO em3 exigent IO à I5 cm3 de solution titrée iodurée pour donner une coloration bleue en présence d'empois, enfin une solution saturée de bicarbonate de sodium,

Le mod € opératoire indiqué par les auteurs consiste à ajouter à 30 cm de solution saturée de bicarbonate de sodium 10 cmÿ de solution d'hypochlorite de soude et quelques gouttes d'empois, et à faire tomber à la burette la solution d'iodure à doser, ou,dans l'essai témoin, la solution d'iodure titrée.

Lorsque nous avons voulu appliquer ce dosage à l'iode du précipité ao toiqiaue, nous nous sommes trouvés devant des solutions d'iodures très diluées et pour réa- D des conditions de dosage convenables nous avons aû n'utiliser que 5 om3 d'une dilution d'eau de Javel à

Pour nous assurer que la méthode convenait à l'analyse des précipités iodostibiniques, nous avons préparé une combineaison alcaloïdique en milieu éthéré suivant la méthode de WACHSMUTH, nous étions ainsi sûr de 14 composition en iode du précipité.

Nous avons utilisé dans cette expérience deux solu- éthérées de codéine, l'une à 0,50 g. l'autre à 0,408 p.100, et précipité par Le réactif éthéré 1l'al-

celotde de IO em? de chacune de ces solutions,

Le précipité, recueilli sur creuset filtrant G4 et lavé à l'éther, est traité par de la soude à 20 p. I00, puis le filtre est lavé à l'eau chaude jusqu'à obtention de I00 cm5 de filtrat.,

Le dosage pratiqué sur ce filtrat suivant les indications données ci-dessus nous a permis de retrouver 49,86 m d'alcaloïde sur 50 mg mis en oeuvre, et 39,9 mg sur 40 mg, en tenant compte de la formule de WACHSMUTH: CISH2r03N Sblsz.

Pen

DRE L re US

TS " za

Les dosages ont donc été excellents, ce qui prouve que la méthode de CARON et RAQUET est susceptible d'être employée ici. Mais de tels résultats n'ont été obtenus dans l'exemple cité et dans d'autres essais qu'après 5 ou 6 dosages préalables, la méthode étant excessivement délicate Ti température ambiante, en particulier, est un facteur d'erreur important), Nous n'avons donc pas poursuivi l'application de cette méthode,

- Méthode cyanoargentimétrique de DENIGES:

Lea méthode de DENIGES nous a donné des résultats exacts sur des prises d'essai convenables, mis elle ne nous à pas paru suffisammemt sensible par comparaison à la méthode de BERNIER et PERON que nous avons adoptée.

- Méthode de BERNIER et PERON (I):

La méthode de BERNIER et PERON s'applique à des quantités d'iodures comprises entre IO et 30 mg, c'est donc une microméthode. Elle consiste à transformer ceux ci en iodate par action du permanganate de potassium à l'ébullition en milieu alcalin, La solution est acidifiée puis additionnée d'iodure de potassium L'iode libéré est titré par l'hyposulfite de sodium La quantité d'iode ainsi dosée est 6 fois plus grande que la quantité d'iode contenue dans l'iodure primitif, la réaction s'écrivant:

Page 1