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Cette zone sous-épithéliale est formée tantôt, mais en minime partie, par des faisceaux épais et ondulés de tissu conjonctif, séparés des espaces renfermant des cellules rondes, le plus souvent par des travées minces, limitant de larges mailles infiltrées de cellules embryonnaires. Les cellules rondes augmentent de plus en plus de nombre, dilatent peu à peu tous les espaces conjonctits, les travées fibreuses deviennent de plus en plus grêles et on aboutit ainsi à la constitution d’un tissu réticulé ayant la structure typique du ganglion lymphatique. Ce tissu forme, d'une part, des noyaux et des masses cellulaires qui vont se mettre en contact direct avec la face profonde de la couche épithéliale, et d'autre part, pénètre sous forme de larges nappes dans les parties profondes. Dans ces nappes, à côté des parties qui ont une structure complètement adénoïde, d'autres présentent encore des restes de faisceaux conjonctifs volumineux, sous forme de travées parallèles à la surface interne du kyste ou de petits nodules conjonctifs à pointes multiples auxquels s'attache le réliculum encore un peu épais. Dans la profondeur, les amas de cellules embryonnaires pénètrent les espaces inlerfasciculaires, très étroits d’un tissu conjonc adulte, formé de volumineux faisceaux ondulés presque dépourvus de noyaux et renfermant les lobules de graisse disséminés et des vaisseaux à parois épaisses. Elles conslituent des nodules de cellules embryonnaires d’abord isolés puis réunis par des pointes grêles et finissant par se fusionner.
L'examen d'un nombre considérable de préparations ne nous à pas permis de constater la présence. de glandes ni de poils, mais 1l existe un nombre considérable de vaisseaux venant alfleurer presque sous la couche épidermique, les uns à paroi mince, en continuilé avec le réticulum, les autres à
— 43 — (E paroi plus ou moins épaisse disséminés dans le tissu con- Jonctif.
b) À un fort grossissement :
1° Couche épithéliale. — Elle est continue à la surface de la poche, mais son épaisseur est très variable.
Dans sa plus grande étendue elle est formée par 4 à 8 rangées de cellules. Celles qui reposent sur le tissu cenjonctif et qui sont disposées en palissade ont un protoplasma homogène et un noyau fortement coloré. Celles qui constituent la partie moyenne sont des cellules volumineuses ordinairement polygonales à gros noyau dont le protoplasma renferme une ou plusieurs vacuoles et qui sont réunies les unes aux autres par des filaments de passage. Elles ont tous les caractères des cellules malpighiennes. À mesure qu'on va vers la surface ces cellules augmentent de volume et deviennent rondes ou ovalaires : les vacuoles entourent le noyau, el parfois une énorme vacuole distend toute la cellule isolant un noyau hydropique mal coloré pourvu d'une nucléole. Enfin viennent une à trois rangées de cellules aplaties allongées dans le sens de la surface à noyau aminci : ce sont des
cellules kératinisées qui aboutissent à la forme d'une lame
cornée qui se desquame dans la cavité.
En d’autres points la vacuolisation des cellules est encore plus prononcée. Presque tous les éléments cellulaires deviennent extrêmement volumineux et réfringents.
Leurs bords distendus et arrondis ne présentent plus de filaments d'union et ils renferment un noyau très petit et mal coloré. Vers la surface les cellules subissent une telle distension qu'elles ressemblent à des lacunes distendues par un liquide, elles repoussent la couche cornée, la rompent, font saillie dans la cavité kystique et s'y desquament partiellement.
Les parties les plus minces du revêtement épithélial sont
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situées le plus souvent au niveau des saillies les plus prononcées et surtout dans le fond des dépressions qui les séparent. En ces points on ne peut compter que 4 ou même 3 rangées de cellules : à la surface une couche de kératine clivée et rompue par places, laissant saillir de grosses cellules hydropiques : puis des cellules malpighiennes de grand volume et vacuolisées ou aplaties ; et enfin une dernière couche de cellules basales cubiformes ou plus ou moins aplaties. Cette structure est surtout prononcée dans les points où l’épithélium repose directement sur des amas Iymphoïdes bien constitués ; et dans ce cas la zone épithéliale est infiltrée d'éléments arrondis ou allongés, de petit volume, à noyau volumineux très fortement coloré entouré d’une mince zone protoplasmique (lymphocytes). Un examen attentif ne nous à pas permis de rencontrer de figures de karyokinèse au niveau des cellules épithéliales de la couche génératrice.
2° Couche sous-épithéliale el lymphoide. — Nous avons vu à un faible grossissement qu’au-dessous de lépithélium existait une zone d'épaisseur très variable formée par un tissu conjonctif fasciculé ou fibrillaire infiltré plus ou moms de cellules rondes aboutissant progressivement à la formation de nodules et de nappes qui ont l'apparence d’un tissu lymphoïde et qui viennent au contact de l’épithélium constituant les papilles qui le soulèvent ou formant de vastes placards dans la profondeur.
À travers ces placards el parallèlement à la surface du kyste courent de place en place des faisceaux ondulés de tissu conjonctif adulte, mais peu épais et dont les espaces sont déjà fortement dilalés, se résolvant dans les masses embryonnaïres en une trame finement fibrillaire.
Dans ces derniers points où il existe encore des faisceaux ondulés, ceux-c1 sont formés par un tissu conjonctii adulte, ondulé, mais dont les faisceaux, formés de fibres relâchées,
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sont dissociées par des espaces interfasciculaires plus ou moins volumineux. Ces espaces sont bondés de cellules endothéliales hypertrophiées, saillantes, à bords aigus, à protoplasma clair et à gros noyau vivement coloré. Ils renferment des cellules rondes de petite taille, constituées par un énorme noyau riche en chromatine, entouré d’une mince bande de protoplasma difficilement colorable et de cellules de plus grand volume, irréguliers, à noyau excentrique, à protoplasma fortement coloré par l’hématéine et revêtant le type de plasmazellen. Les mastzellen sont assez peu abondants ; on en rencontre seulement quelques-unes dans les espaces et dans les petits interstices des faisceaux (Thionine bleu polychrome).
A mesure que l'on s'approche des points d'aspect lymphoïde les faisceaux conjoncüis deviennent de moins en moins épais par dilatatjon de leurs espaces inferfasciculaires. Dans la partie sous-épithéliale le tissu conjonctif est formé de fibrilles parallèles à la surface du kyste, limitant des espaces de volume variables, recouverts de cellules endothéliales, et renfermant une ou plusieurs rangées de petites cellules rondes à gros noyau. On assiste ainsi à l'intiltration de proche en proche des espaces interfasciculaires et à leur dilatation progressive par les cellules rondes.
Ces mailles lâches viennent en contact avec la couche profonde de l’épithélium : elles renferment des vaisseaux dont la paroi est encore épaisse, mais s’ellile en pointes qui se continuent avec les fibrilles de la trame.
On arrive ainsi à une infiltration cellulaire dans un Ussu réticulé à mailles lâches en relation avec les vaisseaux.
La trame conjonctive devient de plus en plus grêle et elle est formée de travées de plus en plus ténues, réunies en corde par de petits placards conjonctifs épais, restes de tissu fasciculé formant les points nodaux de plusieurs. travées
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Ces ie fibrilles un sur leur parcours des cellules fixes volumineuses et des cellules endothéliales de moins en moins faciles à distinguer ; et leurs mailles sont distendues par des cellules rondes. Certaines de ces mailles sont particulièrement distendues par ces cellules et forment des amas dans lesquels le tissu conjonctif est devenu excessivement grêle, constituant un réticulum d’une grande délicatesse.
On aboutit ainsi à la formation de nodules ou de nappes constituées par des amas de cellules rondes parcourues par un très fin réticulaum bien mis en lumière par certaines colorations et à un grossissement suffisant. Toutes les cellules sont rondes, ont un noyau volumineux très riche en chromatine entourée d’une mince bande de protoplasma. Ce sont là les caractères des lymphocytes. Ces nodules doivent donc être considérés comme formés par un véritable tissu adénoïde.
Ces amas lymphoïdes viennent en de nombreux points en contact direct avec l’épithélium, mais nous avons toujours constaté une délimitation précise entre les cellules en palissade et des Iymphocyles formés par une ou plusieurs fibrilles conjonctives, fortement coloré par l’indigo carmin ou l'éosine et sur laquelle repose la couche basale de l'épithélium. Nous avons déjà noté loutelois que la partie de l'épithélium en contact avec-les nodules [ymphoïdes est infiltrée d’un nombre parfois considérable âe petites cellules rondes à gros noyaux. Nous n'avons pas vu de globes blancs pose nucléés en pénétration dans l’épithélum.
Dans les nappes lymphoïdes plus vastes qui vont dans la profondeur on trouve tous les stades de transformation que nous venons de décrire, mais par places on constate des nodules arrondis, plus clairs que le reste du tissu lymphoïde el formés de cellules plus volumineuses polygonales, claires, à grand noyau, el renfermant quelques figures de karvoki-
Fe 9 nèse rares à la vérité. Il s’agit là de véritables centres germinatils identiques à ceux que l’on trouve au centre des follicules des ganglions lymphatiques.
La dernière partie de la paroi du kyste est formée par un issu conjonctl scléreux, dense, constitué par de gros faisceaux ondulés, formant des lourbillons, renfermant un pet nombre de noyaux et séparés par es espaces très réduits s'effilant rapidement. Ces espaces sont revêtus de cellules endothéliales aplaties. Dans ces espaces et dans les intershices plus petits on trouve des mastzellen en nombre assez considérable et quelques cellules embryonnaires ; on y trouve également des vaisseaux volumineux à paroi externe très
épaisse el dont les cellules endothéliales sont volumineuses.
À la limite du tissu adénoïde et de ces faisceaux conjoncüls, dans la profondeur, on assiste à la pénétration de ces derniers et à la formation des masses Iymphoïdes.
Les amas lymphoïdes à structure réliculée, à point de départ vasculaire, envoient des colonies de cellules Iymphoïdes qui dissocient deux blocs conjonctifs. Ces amas s’amincissent, s'insinuent dans des espaces conjonclifs plus étroits, bordés de cellules endothéliales gonflées et disparaissent dans les espaces volumineux mais déjà dilatés, bordés de leur épithélium et renfermant quelques cellules rondes et des mastzeilen en nombre considérable. Ceux-ci aboutissent à des carrefours, en particulier au voisinage des vaisseaux, où l’on constate une nouvelle accumulation de Iymphocytes.
Les faisceaux conjonctils sont aussi divisés en blocs volumineux que des fentes trop petites, à peine visibles en cerlains points, segmentent à nouveau. Par la dilatation prooressive de ces espaces et la prolifération des lymphocytes on aboutit peu à peu à la transformation réticulaire et à la constitution d'un tissu adénoïde.
Sur ce point de la préparation, es formations adénoïdes
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oni envah, la paroi conjonclive jusque dans la profondeur. [ est probable qu'elles étaient en rapport direct avec les masses ganglionnaires bien formées qui étaient comprises dans l'épaisseur de Ja couche celluleuse entourant la poche.
Ces ganglions, examinés à part, ont la structure typique du ganglion lymphatique.
En somme, il s’agit d’un kyste à revêtement épithélial, à type épidermique, avec formation papillaire assez nettement accusée et dont la paroi est constituée par une couche de tissi conjonctif fasciculé et aboutissant à la formation de vérita bles follicules lymphoïdes et peut-être même de ganglions lymphatiques isolés.