‹ Contribution à l'étude des kystes dermoïdes de l'ovaire dans leurs rapports avec la Grossesse en particulier de leur complication d'ordre supratifChapitre 11 sur 25 · LL · texte numérisé non relu

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b) Kystes Dermoïdes et Fécondation

La présence de Kystes Dermoïdes de l’ovaire implique-t-elle nécessairement la notion de stérilité, puisque les règles s’installent d’une façon quasi-normale ?

Il est un fait que les femmes atteintes de Kystes Dermoïdes procréent moins que les autres. Mais les femmes reconnues stériles ne sont pas toutes porteuses de Kystes Dermoïdes de l'ovaire. Selon OLSHAUSEN, la stérilité dans le premier cas est d’environ 16 %, alors qu’elle est de 10 4; dans le second.

Il est possible que les lésions frappent les deux ovaires et

détruisent leur parenchyme, d'où stérilité d’origine glandulaire. Mais l'explication n’est plus valable en cas de lésion unilatérale. Malgré le fonctionnement régulier de l'ovaire, la tumeur peut, par son volume ou par son siège, gêner le fonctionnement normal de la trompe et constituer un obstacle à la fécondation. Dans ce cas la partie d’ovaire restante serait siège d’une ovulation déficiente ou défectueuse expliquant cette infécondité.

Les derniers travaux relatifs à cette question semblent montrer que le Kyste Dermoïde ne trouble en rien ni l’ovulation, ni l’évolution de la muqueuse utérine. La fécondation et la nidation de l’œuf restent possibles même en cas de bilatéralité des kystes (VANWERTS, CHALIER CONDAMIN et BÉGOUIN).

c) Rôle du corps jaune

Nul ne conteste actuellement : 1° l’action du corps jaune sur la phase de secrétion du cycle utérin, comme Born l’indiqua; 2° son action préparante indispensable à l’implantation ovulaire.

Le corps jaune exerce de plus une action protectrice sur l'ovule fécondé. Celui-ci poursuit son évolution sous une sorte de tutelle indispensable du moins dans ses phases initiales. (FRAENKEL et COHN).

On a discuté la durée de cette activité. SARWEY admettait une durée de 3 mois; Von SPEE, 4 mois. Les travaux expéri-

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Mr de NE et CoHN ont montré une durée d’envi- . ron trois semaines. L’expérimentation dans l'espèce humaine est impossible. L'observation clinique révéla cependant qu’après huit semaines la suppression du corps jaune n’interrompt TX pas la gestation. eu

1 nous paraît vraisemblable de considérer cette action protectrice du corps jaune sur l’ovule fécondé comme très fugace dans l’espèce humaine. Le pouvoir histolytique des villosités choriales ovulaires suffirait à assurér dès la huitième semaine, la nidation dans l’endomètre, préparée spécialement par la sécrétion lutéinique (VIGNES).

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CONSIDÉRATIONS PATHOGÉNIQUES

Nous remarquons, dans l’étude de nos observations (obs. I et II) et de quelques autres (cbs. IIT et obs. IV) que les accidents inflammatoires entrent plutôt en scène dans les suites de couches.

On peut concevoir beaucoup de facteurs prédisposant à cette infection du Kyste Dermoïde, qu’il soit méconnu ou non, au cours de la grossesse et après l'accouchement.

Le Kyste Dermoîïde, outre l’accroissement et le changement de consistance que lui imprime la gestation, contracte avec les organes voisins des adhérences parfois très importantes, agglutinant les anses intestinales, l’épiploon, en un véritable magma d’où il est impossible de le libérer sans risquer des complications désastreuses.

Ces adhérences peuvent être observées même en dehors de toute grossesse et de toute infection. Mais en raison de la fréquence, de la torsion et de la rupture des Kystes Dermoïdes, uni ou bilatéraux, (obs. VII, obs. VIII), on s’imagine aisément que ces accidents, à fortiori pendant la grossesse et surtout après laccouchement, ne sont pas sans engendrer à chaque poussée une nouvelle formation d’adhérences.

Au moment du travail, les poussées continuelles de la présentation à chaque colique, martèlent et compriment le kyste, gênant sa vascularisation, provoquant une ischémie transitoire, suffisante parfois pour y créer un terrain favorable à la localisation de l'infection.

Enfin la longueur du travail, les interventions intra-utérines, ne sont pas des moindres facteurs prédisposant à l'infection puerpérale.

Au point de vue bactériologique, quels sont les agents pathogènes les plus fréquemment observés ? Du pus prélevé de la poche suppurante dans nos différentes observations (obs. I, obs. IL obs. IV), aucun germe n’a poussé.

Mais dans d’autres le pneumocoque a été signalé (obs. IL) ; le colibacille (dbs. V), le streptocoque hémolytique (obs. VI), le bacille d’Eberth (obs. VII) ont ue dans les cultures.

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Reste la voie d'infection du Kyste Dermoïde de l'ovaire.

L’infection hématogène, au cours de la convalescence d’une infection générale est rare. Néanmoins GHEORGHIU (obs. VI) relate un cas de suppuration localisée dans un Kyste Dermoïde de l’ovaire, au cours d’une scepticémie streptococcique. Exception encore doit-être faite, en cas d'infection par le bacille typhique (obs. VII) car rien ne prouve que lle bacille d’Eberth arrive au kyste par voie sanguine et non à travers les parois intestinales. !

Cette dernière origine paraît être assez fréquente. Pozzi, dans son traité de Gynécologie a déjà attiré l’attention des médecins sur la possibilité des infections générales à point de départ intestinal. On peut aïnsi expliquer la présence de colibacille dans l’obs.-V et la progression de l'infection par contiguité du Kyste Dermoïde de l’ovaire adhérent à un foyer d” appendicite ou annexite suppurée.

Dans nos observations (1, I, III) l'origine utérine semble être vraisemblable, sinon certaine, malgré l’absence de tout germe dans le liquide louche retiré des kystes. Nous devons signaler avec V. RICHE, que l’examen bactériologique du liquide kystique, en cas de suppuration évidente, ne donne pas toujours des renseignements sur l’origine de l'infection (Thèse de MasceNnikorr, Montpellier 1930).

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que peu par son évolution de celle d’une

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