‹ Contribution a l'etude des Kystes dermoïdes du plancher buccalChapitre 12 sur 21 · PAROI DU KYSTE · texte numérisé non relu

PAROI DU KYSTE

À Pintervention les kystes présent une paroi résistante d'aspect fibreux d'épaisseur égale en tous points et variant de un à quatre millimètres environ. Cette paroi présente tous les caractères histologiques du tégument externe.

C'est KOHLRAUSCH le premier qui, en 1843, la décrivit. Dix ans après, LEBERT s'attachait à cette étude.

En 1883, BENNE a repris le même sujet. Il décrit à cette paroi, trois couches: une interne formée d'épithélium pavimenteux stratifié et correspondant à la portion cornée de l'épiderme normal, une couche intermédiaire séparée de la première par une membrane très mince à cellules polvgonales et répondant au stratum malpighien, une troisième enfin externe et constituée par du tissu dermique.

En 1886, la même texture histologique est redécrite dans le Traité de LANNELONGUE et ACHARD.

Le derme est parfois dépourvu de papilles. Se basant sur ce fait, GIRONDE en 1879 en faisait un caractère fœtal.

Ce derme contient même des annexes cutanés tout comme le revêtement cutané normal. On y trouve des glandes sébacées, des poils et même des glandes sudoripares.

Les poils sont, généralement, très peu développés. On cite cependant l'observation de GUETERBOCK dans laquelle existait de véritables mèches.

Comme dans toutes les formations congénitales, nous retrouvons ici un développement vasculaire particulièrement développé. SCHUTTEHL a même décrit des capillaires à type embryonnaire.

Kœx1G décrit sur la paroi interne des taches arrondies

LRO \ / . = \ formées de cellules myéloplaxiques. CAVAUD, dans sa these, y insiste tout particulièrement.

En résumé, l'aspect histologique de la paroi est ainsi

formé:

1° Une couche épidermique, avec une couche cornée; avec un corps muqeux de malpighi plus ou moins com-

plet;

2o Une couche dermique très voisine du derme normal mais avec papilles rares et atrophiées; avec bulbes pileux peu développés, avec peu de glandes sudoripares, avec, au contraire, beaucoup de glandes sudoripares.

Le contenu se présente généralement sous l'aspect d'un magma blanchâtre ou jaune clair assez analogue à la matière sébacée. Cette matière épaisse est la même que celle retrouvée dans tous les kystes dermoïdes observés dans lorganisme.

Dans chaque observation on retrouve des compa ‘aisons plus ou moins hardies, suivant l'imagination de l'auteur, pour concrétiser l’aspect du contenu.

Les anciens auteurs les appellent kystes athéromateux. P. de Marcnerris les appelle « tumeurs mélicériques », Du- PUYTREN, lui, parle de beurre. D’autres parlent de suif fondu, de crême, de riz cuit. SARSAWAY le compare à du mortier, DENONVILLIER et GALLARD à de la châtaigne cuite, VER- NEUIL à de la glace au café.

Dans de rares cas on note une certaine proportion de

liquide jaunâtre séreux (VERNEUIL, MALHERBE).

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