‹ Contribution a l'etude des Kystes dermoïdes du plancher buccalChapitre 11 sur 21 · SIEGE ET CLASSIFICATION · texte numérisé non relu

SIEGE ET CLASSIFICATION

Les kystes dermoïdes du plancher buccal sont des tu- .Meurs Congénitales situées.entre les muscles génio-glosse et génio-hyoïdien.

Suivant leur profondeur, on distingue :

a) Ceux qui reposent sur la sangle mylo-hyoïdienne en-

tre les deux muscles génio-hyoïdiens qu’ils écartent:

b) Les kystes superficiels entre les muscles génio-glosses.

Dans la grande majorité des cas, ces formations se développent sur la ligne médiane. Leur siège latéral est très rare mais réel.

Parfois, mais pas toujours, ils adhèrent aux apophyses géni du maxillaire ou plus rarement à l'os hyoïde par de frêles cordons, très aisés à rompre.

Ils sont toujours développés au sein d’une atmosphère celluleuse lâche, excellent plan de clivage chirurgical.

Suivant leur développement en hauteur, ils peuvent venir faire saillie sous le plancher buccal (cas habituel) ou (cas plus rare), dans la région sys-hyoïdienne ou même des deux côtés à la fois.

Voilà en quelques mots l'essentiel de leur situation anatomique.

Cette situation a préoccupé de nombreux auteurs et de nombreuses classifications ont été proposées.

En 1883, Barker décrivait des kystes médians el des kystes latéraux, les uns ne siégeant que d’un côté (kystes unilatéraux)}, les autres des deux côtés (kystes bilatéraux).

En 1885. STRECKHEISEN complique la question en engloblant des tumeurs n’appartenant manifestement pas au plancer buceal. Il décrit quatre groupes: pré, supra, épi et intra-hyoïdiens.

GErARD-MARCHANT, l’année suivante, frappé par les adhérences qui fixaient le kyste aux os voisins, proposa la division encore classique en ad-géniens et ad-hyoïdiens.

Cette adhérence est loin d’être constante et elle est battue en brêche par LANNELONGUE.

DEBONNELLE, dans sa thèse, colligeant 82 observations, trouve:

26 cas dans lesquels les auteurs ne signalent ni la présence ni l'absence d’adhérences; .

25 cas sans adhérences;

31 cas avec adhérences.

Et il propose la classification suivante:

Kystes médians habituels:

superficiels ou ad-génio-glosse ; profonds ou ad-génio-hyoïdien;

Kystes latéraux rares.

FORME ET VOLUME Ces kystes sont vaguement ovoides, où quelquefois irré-

guliers.

Leur volume varie de celui d’un grain de chènevis (STREC-

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