HISTORIQUE
On trouve, paraît-il, dans Celse et Fabrice d’Ac-
quapendente, quelques allusions aux kystes dermoîdes du plancher de la bouche. Mais la première observation relatée avec détails est celle de P. de Marchettis qui vivait à Padoue au xvir° siècle, et qui aurait donné ses soins à un Père théatin, porteur d’un volumineux kyste latéral du plancher de la bouche. |
En 1775, Gérard, dans sa lupiologie, essaie de distinguer les loupes sublinguales des grenouillettes proprement dites.
En 1778, Jourdain dans son Traité des tumeurs, décrit des kystes sublinguaux à contenu mélicérique. |
Un peu plus tard, Benj. Bell (r), Heister (2), Loder (3), publient quelques faits isolés.
Mais le premier travail d'ensemble fut fait en
1845 par Bertheraud qui publia dans sa thèse un cer-
4. Benj. Bell. Traité des Maladies chirurgicales, 1796. 2. Heiïister. Heisteri opera chirurgica, sect. II, caput 89. 3. Loder. Journal de Chirurgie, t. III, 1796.
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tain nombre d'observations bien détaillées et indiscutables. |
Quelques années plus tard, Lebert essaye d’établir la pathogénie des dermoïdes; puis viennent la
thèse de Perrault (1858) et l’excellent travail de Landetta (1863).
À peu près vers la même époque, Cruveilher (1) de Monfumat (2), Paquet (3), Bryant (4), Verneuil (s), Padieu (6), Newmann (7), Gueterloch (8), publiaient de nouvelles observations bien complètes.
En 1877, Cusset (9) dans sa thèse, étudiait avec soin la pathogénie des kystes dermoïdes, tandis que l’année suivante dans une excellente leçon clinique, le professeur Richet (10) insistait sur les difficultés du diagnostic de ces tumeurs.
En 1881, MM. Théophile Auger, Duplay (11) et Nicaise communiquaient à la Société de chirurgie de nouveaux faits, tandis que Combalat (12) y lisait un excellent mémoire. :