OBSERVATION XXVIII
(Noël FIESSINGER et R. CATTAN)
Les auteurs rapportent la découverte, grâce à un examen radiologique fortuit, d’un kyste hydatique calcifié caractérisé par une ombre, située en plein parenchyme hépatique, plus dense que celui-ci, cerclée de noir, de contour parfaitement régulier.
REVUE GENERALE T° == Erriocoere
De l’étude des vingt-huit cas de kystes hydatiques calcifiés du foie, nous pouvons tout d’abord conclure que cette éventualité, sans être très fréquente, se rencontre cependant plus souvent que l’on a l’habitude de le croire.
Dans de nombreux cas nous avons vu que la présence de tels kystes pouvait très bien passer inapercçue et il est permis de penser qu’en réalité le nombre des kystes hydatiques calcifiés peut être beaucoup plus important. Nous verrons, d’après les références bibliographiques, que de nombreux autres cas ont été signalés dans la littérature médicale, mais souvent le diagnostie n’a pu être posé d’une façon certaine, les auteurs se heurtant à diverses difficultés: refus de l’intervention, impossihbilité de pratiquer la nécropsie, réactions spécifiques négatives. Seule la radiographie permettait dans ces cas de poser un diagnostic à peu près certain.
Quoi qu’il en soit, il résulte d’une statistique de M. @. Oublié, de Constantine, portant sur 155 malades opérés pour échinococcose hépatique, que l'éventualité d’une
le NOTE
calcification des parois du kyste se rencontre environ dans 5,9 pour cenx.
Cette calcification se rencontre avee une égale fréquence dans les deux sexes.
L'âge interviendrait, puisque environ 65 pour cent des cas auraient 6t6 observés chez des sujets âgés de plus de 40 ans.
Les kystes hydatiques du foie auraient plus de tendance à se calcifier, que ceux situés dans d’autres organes, mais on peut également assister à la caleification de kystes hydatiques du poumon, du rein, de la rate ou des muscles.
Signalons enfin que si cette éventualité est malgré tout rare dans la pathologie humaine, Petzetakis et Valoussis ont mis en évidence par leurs recherches, qu’elle se rencontrerait plus fréquemment dans la race bovine et dans la race ovine. Cette notion de pathologie comparée est capable de fournir une base de comparaison et rena compte de la défense organique évoluant vers la calcificalion, sans doute plus souvent qu'on ne peut le présumer.