‹ Contribution à l'Étude des Kystes hydatiques calcifiés du foie à propos d'une observationChapitre 37 sur 44 · LAPS · texte numérisé non relu

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Nous allons essayer de dégager de cette multitude de symptômes variés, ceux que l’on rencontre le plus fréquemment dans l’étude des kystes hydatiques calcïfés du foie.

Le début peut passer inaperçu.

Signalons cependant ce fait que, chez les sujets atteints de kystes caleïfiés, on ne retrouve qu’exceptionnellement la symptomatologie hydatique, à tel point qu'on diagnostique le kyste hydatique calcifié sans avoir auparavant décelé la présence d’un kyste hydatique simple. 11 semblerait que, dans ce cas, cette calcification imprimerait à la maladie et dès le début, une allure atypique spéciale. Et ceci vient bien à l’appui de la théorie moderne qui dit que la caleification ne se produit pas à la suite de la mort de l’échinocoque, mais est contemporaine de l’évolution du kyste.

Quoiqu'il en soit, le début est le plus souvent marqué par de légers troubles fonctionnels.

1° La douleur. — C’est le symptôme le plus constant. Tantôt douleur sourde: simple pesanteur dans l’hypochondre droit; tantôt et le plus souvent: accès douloureux avec sonsation de torsion, de déchirement profond, douleur quelquefois comparable à un accès de colique hépatique. Cette douleur a son maximum d'intensité dans l’hypochondre droit, mais présente des irradiations en ceinture, dans le dos, dans l’épaule droite.

Ces accès douloureux apparaissent soit spontanément soit à la suite d’un traumatisme ou d’une fatigue physique. Ils évoluent ainsi pendant deux à trois jours, puis disparaissent brusquement et le malade entre alors dans une période de rémission qui peut durer de quelques semaines à plusieurs mois.

2° L'ictère. — Rarement observé isolé, cet ictère accompagne l'accès douloureux ou lui succède. C’est un ictère tantôt léger, tantôt intense, Le plus souvent ictère par rétention (peau et muqueuses très colorées, prurit, bradycardie, selles décolorées, urines acajou renfermant des pigments et des sels biliaires).

Cet ictère peut disparaître avec l’accès douloureux, on bien persister pendant quelques jours encore.

3° Les troubles digestifs. — Ils sont caractérisés par des troubles dyspeptiques sans caractères bien nets: anorexie, éruetations, nausées, vomissements almentaires, sensation de ballonnement post-prandial avec pesanteur épigastrique.

Dans quelques cas, les troubles généraux sont les premiers en date. Ils se caractérisent par un amaigrissement souvent important et assez rapide et par une sensation d’asthénie et de fatigue générale. Il peut exister, dans quelques cas, une légère fièvre oscillant aux alentours de 37°5-38°. É

Enfin, troisième éventualité possible, c’est l'apparition d’une tumeur hépatique qui va attirer l’attention sur la maladie: soit tuméfaction localisée de l’hypochondre droit, dépassant le rebord costal; soit hépatomépgalie isolée sans aucun autre signe,

L'’affection va ainsi évoluer le plus souvent par poussées successives et à un moment donné, la symptomatologie du kyste hydatique calcifié du foie, sera plus riche et plus caractéristique.

À Ja période d’état, nous retrouverons les mêmes signes fonctionnels: Douleurs évoluant par accès, ictère par rétention, troubles dyspeptiques sans caractères bien précis.

Mais l’amaigrissement sera souvent considérable et s’accompagnera d’une anémie souvent intense.

L'examen physique révèlera alors la présence soit d’un gros foie solitaire, soit d’une tumeur dure et sans aractéristique bien précise.

L'étude des réactions biologiques et de la formule sanguine que l’on doit faire systématiquement devant une affection hépatique qui ne fait pas sa preuve, n’apporte pas le plus souvent, des résultats décisifs. En général ces recherches sont négatives; mais parfois un de ces éléments pourra venir apporter un utile secours. C’est ainsi que l’on peut avoir une réaction de Wemberg ou de Casoni positive; d’autres fois, une éosinophilie importante sera un indice précieux. De toutes facons, la numération globulaire révèle souvent une formule d’anémie modérée, parfois cependant assez importante.

Dans quelques cas heureux, toutes ces réactions peuveut être positives: elles vont alors de pair avec un kyste évolutif en voie de caleification; ce diagnostic sera alors évident.

Nous voyons done que la clinique, en définitive, s’avère le plus souvent impuissante pour faire porter un dia-

gnostie certain, Nous allons étudier maintenant le.

moyen le plus précieux que possède le clinicien dans l'élaboration d’un tel diagnostic, nous avons nommé l’examen radiologique.

LR Te

5° Dracnosric

Le diagnostic de kyste hydatique calecifié du foie se

fera :

1° par la clinique; 2° par les réactions biologiques ; 3° par la radiographie.

1° Par la clinique. Nous venons de voir les différents symptômes qui peuvent accompagner les kystes hydattques calcifiés du foie; nous n’y reviendrons pas. Disons seulement que le symptôme le plus constant est la douleur dans l’hypochondre droit, simple sensation de pesanteur, où au contraire, violents accès douloureux simulant une colique hépatique. Lorsque à ce symptôme fonctionnel s’ajoute la constatation d’un gros foie ou d’une tumeur hépatique, l’attention est d’emblée attirée vers cet organe. La clinique attire donc l’attention sur la glande hépatique et le plus souvent ne permet que d’échafauder des hypothèses.

2° Les réactions biologiques (réactions de Casoni, de Weinberg), et la formule sanguine (anémie avec 6osinophilie), font le plus souvent défaut. Cependant, les constatations d’une ou plusieurs de ces réactions sera d’un utile secours pour la précision du diagnostic.

3° En définitive, c’est l’examen radiologique qui constitue le moyen le plus sûr pour affirmer le diagnostic de kyste hydatique calcifié du foie.

Disons tout de suite que l’exploration radiologique du foie, dans les kystes hydatiques de cet organe, est une recherche dont on n’attend habituellement que des signes indirects de déformation hépatique, notamment si le kyste est supérieur, ou de simples hépatomégalies

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