‹ Contribution à l'étude des kystes hydatiques de l'orbiteChapitre 5 sur 28 · MES OA · texte numérisé non relu

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mer notre reconnaissance à {ous ceux qui par leur bienveillante expérience nous ont rendu plus aisée la route parcourue.

Nos remerciements iront tout d’abord à nos premiers maîtres de l’Ecole de Médecine de Grenoble, et particulièrement à MM. les professeurs Girard, Porte et Cibert, qui par leurs savantes leçons nous ont montré au lit du malade tout l'intérêt de nos nouvelles études.

A la Faculté de Lyon, nous avons eu l'honneur d'obtenir l'estime et la bienveillante protection de M. le professeur Cluzet, qui pendant deux ans nous attacha en qualité de préparateur à son laboratoire. C’est avec un vif sentiment de reconnaissance que nous le prions de recevoir l’assurance de notre respectueux dévouement.

M. le professeur agrégé Nogier a toujours été pour nous d’une charmante affabilité. Que ce maître aussi savant que modeste veuille bien recevoir nos plus sincères remerciements. Toute notre reconnaissance est également acquise à M. le professeur agrégé Garin, pour l’affectueux intérêt qu'il n’a cessé de nous prodiguer et pour le grand appui qu'il ne nous a jamais ménagé.

Pendant notre internat à l'Hôpital français de Tunis, notre maître, le D° Porot, nous fit l'honneur de nous garder pendant un an dans son service. Nous n'oublierons jamais son affectueux accueil, le constant dévouement dont il a fait preuve à notre égard, et c’est avec un vif sentiment de gratitude que nous rappellerons toujours son enseignement si pratique et si clair,

Nos remerciements iront aussi à nos autres maîtres de l'Hôpital français, à M. le professeur agrégé Braquehaye,

au D’ Cuénod qui nous fit souvent profiter de son étonnante

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expérience ophtalmologique, à l'excellent D° Vullien et aux D Adda et Vaquier.

Que nos camarades d'internat : Coudray, Chaurand, Lériget, Lefaucheur, Bancis, Dupoux, reçoivent un affectueux témoignage de sympathie en souvenir des heures Joyeuses passées à la salle de garde.

Nous adressons à M. le Professeur Rollet, avec l’hommage de notre profond respect, nos sentiments de vive reconnaissance pour l'honneur dont il nous comble aujour-

d’'hui en acceptant la présidence de cette thèse.

Historique

L'existence des kystes hydatiques était connue des médecins de l'antiquité, Hippocrate, Galien, Arétée, mais leur origine parasitaire a été.longtemps ignorée et malgré les travaux des helminthologistes du xvir siècle, Redi, Hartmann, Tyson, les médecins de cette époque n'en persisaient pas moins à considérer les hydatides comme des collections de sérosité résultant de la dilatation des Iymphatiques ou d’altérations cellulaires inexpliquées. Le mystère continua à entour?r ces productions jusqu'au jour où Pallas, dans un travail daté de 1760, assigna nettement à ces kystes une origine animale et les assimila aux tœnias.

Les travaux de Margeot et de Gmelin vinrent ensuite ; puis en 1782, Groëze examinant des hydatides que lui avait envoyés Meckel, y trouva un ver qu'il nomma Tœnia visce-

ralis granulosa. Longtemps après, au début du siècle der-

nier, Laennec ayant observé plusieurs kystes à contenu:

complètement limpide, leur donna le nom d’acéphalocystes. Ce n'est seulement que vers 1821 que Rudolphi et Bremser appliquant à l'homme ce que l’on savait sur les hvdatides des animaux établirent la parfaite identité des

échinocoques de l'homme et du tœnia hydatigène.

Pourtant, l’histoire extraordinaire de ce tœænia trouvait,

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difficilement créance dans l'esprit médical d'alors et longtemps encore, la confusion régna entre les kystes séreux et les kystes hydatiques, puisque Sichel, en 1852, dans son Iconographie ophtalmologique des maladies des organes de la vue, ne les a pas encore séparés. Les transformations successives que traverse l'embryon du tœnia pour devenir échinocoque, puis tœnia parfait échappaient toujours à l'observation des auteurs et il fallut attendre l'ouvrage capital de Davaine sur les Entozoaires pour être fixé sur Ja nature de la vésicule hydatique « en la considérant comme une phase du développement d’un ver cestoïde, vivant par elle-même, se reproduisant par voie de bourgeonnement et sous la même forme pendant 2, 3, 4 générations et finissant par donner naissance à sa surface interne et par l'intermédiaire d'une membrane propre à des échinocoques, à des cysticerques. » |

Voilà enfin le kyste à entozoaires connu et défini ; c’est l’état larvaire d'un parasite, mais quel est l'entozoaire générateur du kyste ? Quel est le tœænia qu'il faut incriminer ? Est-ce le T. solium ou l’échinocoque ? — Le fait n’était pas encore débrouillé entièrement en 1895, puisqu'à cette date, Mandour, élève de Terson père, disait dans son travail sur les kystes hydatiques de l'orbite : « l’échinocoque et le cysticerque ne sont que deux degrés d'évolution d'un même animal ; le cysticerque n'est que l’échinocoque confiné à l'étroit et arrêté dans son complet développement. »

Depuis lors, les recherches les plus attentives de la part des parasitologues, les multiples observations cliniques et les travaux récents de Dévé ont fait une entière lumière sur la question et dissipé tous les doutes. Cette énigme patholo-

gique résolue seulement trois siècles après qu'elle eut

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