EL DOTE
polynucléaires éosinophiles qui est normalement de 0,5 %, passe, en cas de parasitose hydatique, à 5 % et au-dessus, atteignant parfois 40 %.
Mais c’est là une réaction non spécifique, d’autres affections, telles l’asthme, donnent de l’éosinophilie.
De plus, c’est une réaction très inconstante. Garcia a dressé une statistique portant sur 114 cas indiscutables de kystes hydatiques: la réaction n’était positive que dans une proportion de 67 %. Cependant, malgré son inconstance et sa non-spécificité, c’est une réaction de valeur: si elle est négative, elle ne doit pas faire rejeter le diagnostic d’échinococcose, mais sa positivité
est un bon appoint en faveur de ce diagnostic.
La réaction de séro-précipitation, étudiée en 1907 par Fleig et Lisbonne, est basée sur la présence de précipitines dans le sérum du sujet parasité. Mises en présence de liquide hydatique, ces précipitines produisent un dépôt. C’est une réaction d’une technique simple, mais elle est inconstante et donne lieu à des erreurs.
Aussi elle est très peu employée.
En 1908, Weinberg et Parou en France, Imaz Apathie et Lorenzt en Argentine, réussirent à appliquer la technique de la réaction de Bordet-Wassermann au diagnostic de l’échinococcose. La valeur de cette réaction est très diversement appréciée: pour les uns, elle a une valeur certaine, pour d’autres elle est rarement positive en cas de kyste hydatique.
Enfin, elle peut être positive en dehors de l’hydatidose. Langumier dans sa thèse (Paris, 1927) rappelle les observations de Tuffier (kyste non parasitaire du
foie), de Houssay (cancer du poumon), de Chauffard
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(deux cas de sarcome), de Dévé (hydronéphrose volumineuse, gangrène pulmonaire), de Sergent enfin (neurofibrome, tuberculose lobaire) où faussement la réaction orientait vers un diagnostic de kyste hydatique. M Afanassof, dans sa thèse (Grenoble, 1932), rapporte une observation identique: il s'agissait là d’un abeès du foie.
Si toutes ces réactions paraissent avoir beaucoup perdu actuellement de leur prestige, par contre la cutiréaction de Casoni est pour le moment très en faveur. On fait une injection intradermique de liquide hydatique et l’on peut observer, à l’endroit où l’on a pratiqué l’injection et dès la première heure qui la suit, une petite papule urticarienne entourée d’une rougeur éry-
thémateuse.
Plus tardivement, il peut se développer une tuméfaction énorme, pseudophlegmoneuse, qui peut persis-
ter trois à quatre jours.
En conclusion de ce chapitre, nous devons insister sur l’inconstance des réactions biologiques que nous venons d'étudier. Lorsque ces réactions sont négatives avant l’intervention chirurgicale, elles deviennent souvent positives après celle-ci, Le kyste, complètement isolé dans sa paroi, n’entraîne avant l’opération aucune modification humorale chez le malade; c’est la toxicité
enclose sur laquelle Chauffard a insisté.
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