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VII. — LES DONNEES FOURNIES PAR L'EXAMEN RADIOLOGIQUE

L'examen radiologique a un intérêt très grand pour le diagnostic des kystes hydatiques du poumon. Parfois le kyste est resté complètement latent, et c’est une découverte de radio. En plus, et comme nous le verrons plus loin, il est capital pour le traitement de bien préciser le siège du parasite: superficiel ou profond par rapport au parenchyme pulmonaire. C’est la radio qui est le guide le meilleur pour trouver le kyste lorsqu'on fait une pneumotomie. C’est la radio aussi qui permet d'établir les indications thérapeutiques. C’est aussi la radio qui permet de rechercher, par un examen complet, une autre localisation du parasite, examen complet qu’il faut toujours pratiquer. Il faut non seulement examiner le champ pulmonaire opposé, mais aussi toutes les régions, susceptibles d’être le siège d’échinococcose.

Classiquement, l’image d’un kyste du poumon est bien spéciale et ne prête guère à erreur. C’est une ombre régulièrement arrondie d’une opacité nette, plus opaque que les côtes. Elle est de teinte uniforme, qui tranche sur le parenchyme pulmonaire. Elle n’est pas animée de mouvement, de battement, d’expansion., On

pourrait suivre son accroissement progressif et régulier par des radios successives.

Mais c’est une image rare, plutôt propre au sarcome da poumon, dont, comme nous le reverrons, c’est là le gros diagnostic,

Re, à Wed

En réalité, c’est une image qui paraît être donnée par un kyste devant remplir des conditions bien spéciales: il doit être vivant et fermé: l’image d’un kyste vidé par vomique est en effet différente, et nous en reparlerons. Il s'agirait aussi, si on observe cette image classique, d’un kyste situé en plein parenchyme, à son tiers moyen et sans périkystite: ces dernières conditions sont en effet nécessaires pour que les contours soient

nets.

Mais, bien souvent, ce que l’on observe est plus difficile à interpréter: il ne faut pas alors se contenter de radioscopie, il faut faire des radiographies.

Les contours sont estompés et flous: il s’agit de processus réactionnels, d'infection périkystique. Une réac: tion pleurale est fréquemment observée dans les kystes

du siège cortical: épanchement, adhérences.

Pour les kystes de la base, seul le bord supérieur est net et se montre régulièrement arrondi, le bord inférieur se confond en bas avec le diaphragme, le foie, le cœur (Observation du Docteur Degennes). Pour les kystes du sommet, seul le bord inférieur est très net. L’extrémité supérieure du parasite est moins nette. Cela semble dû à l’atélectasie normale de cette région du parenchyme, atélectasie qui estompe les contours de l’image radiologique. Les kystes profonds voient leur

. paroi interne estompée et déformée par les ombres du

médiastin, par des ganglions hilaires.

Un kyste juxta-artériel peut paraître une tumeur battante. On doit chercher, en faisant varier les positions, à isoler le kyste de la masse médiastinale à la-

. ; quelle il semble appartertir.

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