CONCLUSIONS
I. —— D’après l’étude que nous venons de faire de i'échinococcose pulmonaire, nous pouvons dire que ce sont surtout les indications thérapeutiques qui sont encore actuellement les plus controversées. Faut-il opérer systématiquement et sans temporiser tous les kystes diagnostiqués? Il semble bien qu’il faut s’en tenir à l'opinion de Dévé: opérer tous les kystes corticaux, n'opérer que les kystes centraux abordables chirurgicalement et où l’on peut redouter des complications
sérieuses: infection ou compressions.
Il faut s’abstenir dans les autres cas.
IL — L’étiologie et la pathogénie montrent que l’échinococcose pulmonaire est une maladie cosmopolite assez répandue. Mais surtout, l’étude de cette pa-
thogénie a un intérêt prophylactique.
IT. — De la clinique, nous retiendrons la fréquence des formes latentes et des formes frustes, de diagnostic particulièrement difficile,
IV. — Abandonnée à elle-même, l’échinococcose pulmonaire peut guérir spontanément, par la vomique hydatique curative de Dévé. Néanmoins, son pronostic doit être réservé, car nous avons vu qu’il fallait compter avec de nombreuses complications redoutables :
— Ruptures dans la plèvre;
— Hémoptysies graves;
— Infection;
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— Intoxication hydatique; — Echinococcose secondaire
en sont les principales.
V. — Quant aux tests biologiques, nous avons vu qu'ils ne paraissent pas avoir l’importance qu’on leur avait attribuée; ils sont inconstants et non pathognomoniques. L’intradermoréaction de Casoni paraît de
beaucoup la meilleure épreuve.
VI. — Par contre, les données fournies par l’examen radiologique sont d’un intérêt capital, non seulement pour le diagnostic, mais surtout pour les indications thérapeutiques. Mais l’examen radiologique est souvent d’une interprétation délicate et de nombreuses
erreurs de diagnostic sont à éviter.
Contribution à l'étude clinique des Kystes hydatiques du Poumon Thèse par Jean GUICHARD
Professeur A. LEMIERRE
Vu et permis d'imprimer le
Vu le Doyen : Recteur de l'Académie de Paris GTROËSSY M. CHARLETY.