CONCLUSIONS
L'infection du kyste hydatique du poumon ou de l’espace périvésiculaire peut revêtir trois modalités distinctes
I. L'infection de la caverne hydatique après vomique claire et stérile, chapitre de pathologie bien connu.
Toutefois, si les auteurs classiques tiennent cette complication pour fatale dans la majorité des cas, on est surpris, après dépouillement plus strict des statistiques, de constater la bénignité relative de cette vomique, voire sa valeur curative, mise en lumière par Dévé et son école (80 ‘/, des cas de guérison d'après cet auteur).
IT. La suppuration primitive de la vésicule hydatique sans destruction de sa cuticule ni suppuration périvésiculaire.
Elle reconnait comme origine soit l'apport au cours de la ponction de germes pathogènes, soit la fissuration même légère de cette membrane parasi-
ne qui crée une porte d'entrée à à la ire microbienne nee
. bronchique. PRES eue pe
Cette infection se manifeste dliniquement par les é caractères de l’expectoration qu'il importe de bien 3 surveiller et par les symptômes généraux (fièvre,
sueurs) qui peuvent disparaître à la suite d’une vomique purulente ou de la pneumotomie.
III. L’'infection dé l'espace périvésiculaire. Elle est presque toujours d'origine bronchique :
a) Elle entraine dans les cas les plus fréquents l'érosion de la membrane hydatique, l'infection du contenu du kyste et provoque ainsi la vomique, c’est le mode le plus banal de suppuration du kyste (suppuration secondaire).
b) Elle peut aussi (tout en respectant la stérilité du kyste) déchainer des accidents aigus de suppuration pleuro-pulmonaire (pneumonie suppurée, pleurésie interlobaire). Mais on retrouve toujours — fait
clinique important — des épisodes antérieurs de :
bronchite à répétition.
c) Elle reste dans des cas très rares et d'évolution lente strictement limitée à l’espace périvésiculaire, englobant le parasite dans une coque purulente, sans J'infecter, sans le rompre : de la sorte l’expectoration — bien qu'abondante et purulente — n'offre pas de caractères orlentant vers un kyste hydatique le diagnostic qui est en général celui de bronchite chronique ou de tuberculose torpide.
nt Si. he se es (bien. toléré, deux cas se P | : = Ou il est as il faut savoir attendre, n faut.
“compter sur l'évacuation * opportune et la vomique
curative, il faut reconnaître la gravité de l’intervention, parfois même son échec, le kyste n'étant pas
atiéint our
Ou il est SEE dans ce cas encore on peut attendre, mais la pneumotomie est moins dangereuse . que dans le premier cas et conduit toujours : sur le kyste. .
Il ne faut pas oublier toutefois les dangers de la suppuration dans les deux cas, en guetter les signes prémonitoires — signes bronchiques d’intolérance — et savoir faire le bilan entres les risques opératoires et les dangers de l'infection, bilan différent SN la position du kyste.
2° Si le kyste est mal toléré, l'intervention s'impose dans tous les cas dès que la fièvre s'allume et que l'infection s'annonce.
3° Si le kyste est ouvert l’expectation armée semble la conduite la plus prudente, Et si les signes de suppuration éclatent ;
Ou bien le kyste est périphérique et le drainage s'impose ; :
Ou bien le kyste est central et l’on aura encore à intervenir sans oublier que dans ce dernier cas la pneumotomie est très grave et que, même faite sous l'écran, elle n’a pas toujours permis d'arriver sur la poche.
Le Président de la thèse,