‹ Contribution à l'Étude des Kystes Hydatiques du Poumon: Leurs Modes d'Infection et de SuppurationChapitre 23 sur 24 · L. Barp et CHABANNES · texte numérisé non relu

L. Barp et CHABANNES

pe Charles, 43 ans, fait un premier séjour à l'hôpital

Saint-Pothin, en janvier 1886.

Bonne santé habituelle. és marifestations s scrofuleuses dans l'enfance. Un peu d’alcoolisme.

Début de l'affection il y a trois ans : à la suite d’un refroidissement le malade a commencé à tousser et à cracher. L'été, ces symptômes diminuèrent. A diverses reprises . réapparition des mêmes phénomènes plus accusés.

Au début de janvier 1886, à la suite d’excès de boissons, le malade eut un nouvel accès d’oppression. En même

- temps toux et expectoration fréquentes.

A l'examen, sonorité normale du thorax. Quelques râles sibilants disséminés, pas de craquements. Etat général assez bon, appétit conservé.

Dion séjour en mars 1886. Rien de particulier,

Troisième séjour en mars 1887. S'était bien porté pendant un an. Puis, à la suite d’excès alcooliques, a présenté de l'enrouement et s’est mis à tousser davantage, a perdu l’appétit et maigri de 3 à 4 kilogr. Le 2 mars 1887, il ressent un violent point de côté gauche, à peu près au niveau du 8° espace, sans frissons. La température est à 39°,4,1a peau chaude, la dyspnée intense, La toux est pénible, l’expectoration abondante, séreuse, avec quelques crachats mucopurulents jaunûtres.

Rien d’anormal au poumon droit, quelques râles de congestion à l'extrême base à la fin de l'inspiration.

À gauche et en arrière, submatité à la base. Matité complète à la partie supérieure de la fosse sous-épineuse. À l’'auscultation de la base, respiration obscure, mais entendue sans râles. Dans la région moyenne, au niveau de la matité, on perçoit un véritable souffle tubaire aux deux

D É ic temps de la see Les vibrations sont à À peu près

égales des deux côtés à ce niveau. FT RATES Fe. Craquements au sommet gauche. LONSSS E AES Pendant sept jours, la température reste à 39°, 4" Je Soir 0e

descendant à 38°,6 le matin; puis la défervescence come à

mence, “température subfébrile, crachats abondants verdâtres. Silence respiratoire dans la zone inférieure sans râles. +8 En avril, la malade part en convalescence. La prétendue tuberculose est resté à peu près stationnaire, depuis 5 ae pneumonie. N sx

Les vibrations sont à peu près ‘égales des deux côtes Me à ce niveau.

Craquements au sommet gauche.

Pendant sept jours la température reste à 39°,4 le soir, descendant à 38°,6 le matin ; puis la défervescence commence, température subfébrilé, crachats abondants verdàtres. Silence respiratoire dans la zone inférieure sans bruit surajouté. Dans la zone supérieure un souffle inspiratoire et expiratoire sans râles. En avril le malade part en convalescence. La prétendue tuberculose est restée à peu près stationnaire depuis la pneumonie. - ne

Quatrième séjour, à dater du 2? août 1887. Le malade n'avait pu reprendre son travail que de façon irrégulière contrariée par la toux suivie d’expectoration purulente et légèrement hémoptoïque. Depuis quinze jours il est pris de fourmillements et de frissons, l’appétit est nul. Pas de point de côté. Crachats purulents très Tone contenus dans une sérosité très aérée.

Le 4 août, à la suite d’une quinte de toux modérée le malade a ressenti lui remonter à la gorge une peau qu'il a extraite avec ses doigts.

À l’auscultation, matité et silence respiratoire à la base gauche sans râles., Un peu au-dessus, souffle avec un léger bruit de drapeau. =

La température, qui était à 39°,6 les jours précédents, n'atteint que 38°,8, pour descendre le matin jusqu’à 370,4.

Le 5 août, véritable vomique purulente avec expectoration de nouvelles membranes.

La submatité de la base décroît de bas en haut. L’aus-

obseurité respiratoire.

e 1887, la guérison se maintient.

té

s 2h Ver, de Ne È

+ ; - EZ 2 A 4 f x A —— — ME = , .

ri ie \ < \ .

Page 1