‹ Contribution à l'étude des kystes séreux congénitauxChapitre 11 sur 22 · PRES · texte numérisé non relu

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liquide et favorise la recherche de ces prolongements profonds qui faisaient redouter à César Hawkins une intervention radicale.

Après la ponction, on voit sourdre quelquefois une quantité de liquide minime, comparée au volume de la masse; c’est qu'on a affaire, probablement, à un kyste multiloculaire. Dans ce cas la déchirure d’une cloison avec la pointe de l'aiguille exploratrice peut donner un écoulement plus abondant.

On pratiquera donc la ponction exploratrice toutes les fois, assez rares d’ailleurs, où le diagnostic reste hésitant.

Nous avons vu que Redenbacher avait confondu les kystes avec les « ranulæ sub linguä conugenitæ. » Cette erreur a pu être commise dans d’autres cas, surtout à l’époque où l’histoire des kystes congénitaux n’était pas encore solidement assise ; mais aujourd’hui, par leur siège, leur forme et leur direction, les grenouillettes ne doivent plus être confondues des kystes,

Les tumeurs kysliques du corps thyroïde se différencient facilement par leur mobilité, due à l’ascension du larynx, dans la déglutilion, par le gonflement du corps thyroïde et par l’absence de prolongement.

En présence de kystes du cou ou du siège, situés à proximité des vertèbres, on peut penser avoir affaire à des lumeurs. dépendant des méninges. Dans ce cas, la base d'implantation large, propre aux kystes, l’absence de gonflement pendant lexpiralion et de troubles ‘nerveux divers pendant la compression, doivent faire rejeter,

le plus souvent, l’idée d’une méningocèle. Cependant, un

sac de méningocèle, isolé par oblitération du pédicule, peut ne pas présenter l’ensemble de ces symptômes. Alors, l'examen chimique du liquide aurait une certaine importance. Si l'on constatait la présence d’albumine et une quantité plutôt faible de chlorure de sodium, on pourrait pencher pour l’hypothèse d’un kyste. Toutefois, remarquons-le, une méningocèle enflammée peut contenir un liquide albumineux.

Le diagnostic est encore plus difficile à la région sacrée, où les deux altérations congénitales peuvent coexister.

La distinction entre les kystes congénitaux et certains angiomes ne manque pas de difficultés, malgré les signes propres aux angiomes, réductibilité à la compression, gonflement dans la position déclive et dans les expirations. C’est dans ces cas que la ponction est de la plus grande utilité. Cependant la constatation du sang épanché dans la cavité ponctionnée ne devra pas suffire à faire accepter l’idée d’angiome caverneux, car on peut rencontrer des kystes congénitaux, à contenu hématique. Pour qu’on puisse conclure à un angiome, il faut que la poche, une fois vidée, se remplisse à nouveau d’un liquide purement sanguin, Comme celui qu’on a obtenu par la première ponction. ;

Nous n’insistons pas sur le diagnostic entre les lipomes diffus congénitaux et les kystes. L’apparence gaufrée des premiers et leur consistance spéciale les feront assez aisément reconnaître.

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