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nelongue et Achard, et nous verrons en présence de quelles difficultés l'opérateur s’est trouvé, et quels obstacles il a eu à surmonter.
Obs. LIV.— Kyste de la face et de la parotide. Glande parotide envahie. Dissection difficile. Guérison en dix jours.
“ÉObS LV. Kyste de la joue et de la région sous-maxillaire. Adhérences multiples. Veine et artère faciales coupées et liées. Guérison.
Obs. LXVI. — Kyste congénital du bras. Adhérences aux veines. Dissection difficile. Guérison.
Obs. LXIX. — Kyste du bras et de l’avant-bras. Dissection difficile. Section de l'artère radiale.
Bien plus, dans l'observation LX!T, il existait des pro= longements vers les gros vaisseaux du cou. La dissec= tion complète de Ia tumeur a été impossible. Une partie des diverticules furent abandonnés et pourtant la guérison a été obtenue avec persistance d’un noyau induré de peu d'importance. ‘
Un fait semblable nous a été signalé par M. Broca, qui, dans un cas de gros kyste du cou, laissa une certaine partie des diverticules et pourtant obtint un résullat satisfaisant.
Les masses abandonnées paraissent donc se rétracter et disparaître assez facilement.
- Dans un des cas que nous avons pu observer (Obs. Il), la tumeur envoyait des prolongements entre les lobules de la parotide et de la sublinguale et pourtant, par une dissection longue et minutieuse, M. Le Roy des Bar-
res est parvenu à l'en dégager.
La mortalité post-opératoire, au contraire, cst bien plus faible pour l’extirpation que pour les autres méthodes.
Ponctions Ponctions sui- | Étectrolyscs simples vies d’injections incisions, ligatu- Extürpalion iodées. ture, séton, etc.
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pre En effet sur 27 enfants, opérés par l'extirpation, 24 ont guéri et 3 seulement ont succombé. La mortalité n’est donc que de 11 0/0. Cependant nous devons encore faire remarquer que 2 décès ne devraient pas être mis à charge de l'intervention, cer dans le cas de Broca le nouveauné est mort trois semaines plus tard, par épuisement et le petit opéré de A. Zeller par suite d’une intoxication par l’acide phénique. Peu importe du reste de modifier ou non la statistique de toute façon la plus faible mortalité appartient nettement à l'opération radicale.
On pourrait nous objecter que, dans les observations où l’excision a été rejetée, les kystes présentaient une gravité plus grande. Nous ferons remarquer que, la mort n’a pas été entraînée par la forme exceptionnellement grave des tumeurs, mais par l’inflammation consécutive aux injections ou aux ponctions.
Etant admis pour nous que la méthode de choix est l’excision, il reste à déterminer le moment où une intervention est plus favorable.
MM. Lannelongue et Achard repoussent l'opération pour les enfants qui n’ont que quelques jours.
De son côté, M. Tarnier dans un cas dont il parlait à la séance du 27 mai 1890 de l’Académie de Médecine, paraissait hésiter sur l'opportunité d'une excision complête de la tumeur, en raison de l’âge de l'enfant, qui n'avait que 8 jours. Le kyste aussi gros que la tête du nouveau-né,
“très tendu, résistant, transparent, était inséré à la région cervicale postérieure, Ce kyste, sans doute congénital, au lieu de s’accroître, après la naissance, s'était déjà en parlie résorbé de telle façon que la palpation étant
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devenue plus facile, on pouvait diagnostiquer un kyste multiloculaire. « Mon embarras est grand disait, M. Tarnier. Quelle conduite dois-je tenir ? Avec une paroi aussi mince, la ponction a des inconvénients : quant à l’extirpation, la masse est bien grosse et l'enfant bien jeune. Aussi serai-je reconnaissant à ceux de nos collègues qui voudront bien me donner des conseils. »
Devant la diminution spontanée du kyste, M. Tarnier n’opéra pas cet enfant ; mais des accidents inflammatoires ayant éclaté vers l’âge de 6 mois, on fut obligé de procé-der à son extirpation (Obs. V).
Dans notre observation I, il s'agissait aussi d'un kyste volumineux de la région cervicale postérieure. L'enfant n'avait que 40 jours. À cause de la gêne que celte tumeur apportait, M. Le Roy des Barres n’a pas hésité à enlever la poche kystique malgré l’âge de cet enfant, dont l'état général était excellent. L'extirpation a été pratiquée d’une façon complète et l’enfant supporta sans aucun accident cette intervention radicale.
En général, comme le font avec juste raison remarquer MM. Lannelongue et Achard, on ne saurait indiquer l'âge le plus convenable pour une intervention; il est subordonné, avant tout, aux conditions générales de santé et de résistance des petits sujets, mais aussi au volume de Ja tumeur, à son siège superficiel ou profond ; au développement qu'elle prend dès les premiers mois de la
VIe.
OBserRvaTioN | (personnelle).
Kyste séreux congénital du cou. — Extirpation. — Guérison.
Heori L..., âgé de 40 jours, est admis à l’hôpital de Saint-Denis le 2 juillet 1891, dans le service de M. le D' Le Roy des Barres.
Cet enfant porte, au côté gauche du cou, une tumeur, égale au volume de sa tête, qui date de la naissance.
Le père et la mère sont bien portants et robustes. Dans leurs familles ils ne connaissent aucun cas de malformation congénitale. Ils ont eu quatre enfants normalement constitués. Deux sont morts, l’un à 48 mois, l’autre à 21 mois. |
L'état général de l'enfant Henri L..., est excellent, il n’a sur le corps aucune tache, aucun vice de conformation.
La mère nous apprend que malgré le volume de la tumeur que porte son enfant et qui a peu augmenté depuis sa naissance, l’accouchement a eu lieu sans difficulté.
Située à la partie postérieure et latérale gauche du cou, cette tumeur recouvre la portion mastoïdienne du sterno-cléido-mastoïdien, son extrémité inférieure repose sur la fosse sus-épineuse et son bord supérieur refoule en haut le lobule de l'oreille pour se perdre à l’angle de la mâchoire inférieure.
La coloration de la peau est normale; par transparence on y voit quelques veinules dilatées. Sur les téguments se dessine comme upe espèce de sillon qui paraît séparer la tumeur en deux lobes, dont l'inférieur dépasse de beaucoup le supérieur en volume.
La peau glisse facilement à sa surface.
La palpation donne la sensation d'une poche liquide peu tendue et non transparente, dans laquelle l'exploration ne révèle aucune induration, le liquide peut être refoulé d’une extrémité à l’autre de
la Llumeur, perpendiculairement au sillon tracé sur la peau.
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Par la pression ce kyste ne diminue pas sensiblement de volume; et, même en le comprimant fortement des deux mains, on n’éveille pas de phénomènes nerveux.
Dans l'effort et les cris, on ne note non plus aucun changement dans son volume ou dans sa tension.
La masse de la tumeur est assez mobile sur les parties sousjacentes, mais elle ne subit toutefois qu’un déplacement partiel.
A l’auscultation et à la percussion de la cavité thoracique, rien - d’anormal; par excès de précaution on pratique une ponction capillaire du kyste, en prenant toutes les mesures d’asepsie habituelles, et on retire facilement quelques grammes d’un liquide parfaitement limpide, légèrement citrin, qui se prend en masse par la chaleur.
L'examen de celte tumeur, permet d'affirmer l'existence d’une poche liquide d'origine congénitale. La fluctuation, souvent difficile à percevoir dans des cas semblables, était ici manifeste et l’origine congénitale ne laissait aucun doute.
Il fallut donc songer soit à un kyste congénital séreux, soit, en tenant compte de la région occupée par la tumeur, à une méningocèle.
La tumeur, rappelons-le, n’était pas réductible et, par la pression mème forte et soutenue, on ne provoquait aucun trouble nerveux ; de plus elle n’augmentait pas pendant l'expiration et, pendant les cris et les efforts, sa tension restait normale.
En présence de ces symptômes négalifs, on pouvait penser encore au sac d'une méningocèle, isolé par oblitération du pédicule. Le kyste était assez mobile, ilest vrai, sur les parties sous-jacentes, mais il n'était pas possible d'affirmer l’absence d’adhérences au rachis.
La ponction du kyste, en permettant d'analyser le liquide, leva tous les doutes sur ce point.
Ce liquide, en effet, clair, légèrement citrin, contenait une assez
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RATES grande quantité d’albumine, du chlorure de sodium et des sels alcalins ; comme éléments figurés, des cellules épithéliales et des globules rouges et blancs. Le contenu des hydro-méningocèles est très riche lui aussi en chlorure de sodium, mais il ne contient de l’albumine que lorsque les tumeurs qui le renferment s’enflamment et que le liquide devient louche ou même sanguino-
lent.
Il n’y avait donc pas de doute sur l'existence d’un kyste séreux congénital, qui comme nous l'avons dit semblait composé de deux lobes, dont les cavités paraïissaient séparées par une cloison incomplète, car le liquide pouvait facilement refluer de l’une des poches dans l’autre.
Sans pousser de prolongements vers le thorax, ce kyste avait contracté des adhérences profondes avec le sterno-cleido-mastoïdien, car pendant sa contraction il était facile de constater une tension plus grande de la tumeur.
Le diagnostic porlé était kyste séreux congénital, à cavité probablement unique, séparé en deux lobes par une cloison incomplète, correspondant au sillon remarqué sur la peau, sans prolongements dans le thorax, avec des adhérences profondes au sternocleido-mastoïdien.
Opération. — En présence du volume considérable du kyste, des signes physiques et chimiques de la tumeur, qui faisaient écarter toute probabilité de prolongement thoracique ou de con- | nexion avec le canal médullaire, l’intervention radicale arrêtée, est pratiquée le 7 juillet 1894.
Les mesures antiseptiques habituelles prises, l'enfant chloroformé, une incision de 0,08 centimètres, est faite sur toute la hauteur de la tumeur, du bord inférieur de l’apophyse mas-
toïde à la racine du cou.
La peau incisée, se présente une poche tremblottante, pres-