‹ Contribution à l'étude des kystes séreux congénitauxChapitre 15 sur 22 · DURS FE · texte numérisé non relu

DURS FE

Il est inutile d’insister sur les dangers que présentait cette méthode aveugle, spécialement au cou et à la face.

Jabez Hogg eut recours au drainage de la tumeur par des fils de soie et il obtint un succès ; mais les reproches faits à la méthode d'injection sont applicables aussi à celle de Hogg.

La ligature du pédicule dans les rares cas où il en existe un, pratiquée par Nélaton et par Wurtzer, est insuffisante et dangereuse.

L'électrolyse de la tumeur, préconisée par James Hardie, en 1872, ne donna dans un cas qu’un succès relatif à MM. Lannelongue et Achard, et dans un autre l’enfant succomba, épuisé par la suppuration de la poche kystique.

En réunissant dans notre statistique en un seul groupe, ces divers autres procédés opératoires (électrolyse, incision, ligature, séton, etc.), nous trouvons 5 guérisons et 4 décès sur 9 cas, soit une mortalité de 44 0/0.

Pour tous ces motifs, c’est à l’extirpation radicale que nous donnons la préférence.

Notre chef de service, M. Le Roy des Barres, l’a appliquée trois fois avec succès.

Certes, la dissection de ces kystes peut présenter les plus grandes difficultés à cause de la minceur des parois, de l’affaissement de la tumeur par l’ouverture des vésicules, et surtout des diverticules adhérents.

Avec beaucoup de patience toutefois, on peut parvenir à vaincre toutes ces difficultés et à faire une extirpation

complète.

Examinons rapidement les observations de MM. Lan-

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