INTRODUCTION
Ayant eu l'occasion d'observer, pendant notre internat à l'hôpital de Saint-Denis, trois cas de kystes séreux congénitaux, suivant les conseils de notre excellent maître M. le D Le Roy des Barres nous avons résolu d'en faire le sujet de notre thèse.
Bien que, depuis un demi siècle ces kystes aient été séparés par César Hawkins et les savants qui lui ont suc cédé, des autres tumeurs et malformations congénitales, aujourd'hui encore on peut compter, selon la remarque de M. Reclus, le nombre d'observations publiées.
Après les travaux de Wernher, de Gilles, de, Lorain, de Wégner, de Middeldorpf et surtout après l'ouvrage de MM. Lannelongue et Achard il reste peu de chose à dire. Nous nous permettons cependant de produire quelques nouvelles observations sur des tumeurs dont la pathogénie divise encore les savants, en y ajoutant le résultat
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de nos recherches sur les travaux publiés postérieurement au Traité des kystes congénitaux de MM. Lannelongue et Achard.
Dans une communication, faite en 1888, à l’Académie des Sciences de Paris, MM. Verneuil et Clado ont appelé
à leur sujet l'attention sur un fait de la plus haute importance, la présence de microbes dans les poches kystiques complètement fermées.
MM. Lannelongue, Achard, ont également publié, dans les Annales de l'Institut Pasteur, une note sur dix analyses bactériologiques de kystes dermoïdes.
Nous avons voulu de notre côté rechercher par l’examen direct du liquide et par des cultures, si quelques microbes s'étaient développés dans un des kysles séreux que nous avons pu observer.
MM. les D'S Pilliet et Acaard dans deux cas ont bien voulu faire l'examen histologique des kystes que nous leur avons confiés et nous leur adressons nos plus chaleureux remerciements.
Qu'il nous soit permis, avant d’entrer en matière, dé remercier notre maître, M. le D' Le Roy des Barres, de la grande bienveillance qu’il a montrée toujours à notre égard.
Que M. le D' Pozzi daigne recevoir le témoignage de notre profonde gratitude.
Nous prions M. le professeur Debove de vouloir bien nous permettre de rappeler ici avec reconnaissance son nom qui est intimement lié au souvenir des meilleures années de nos études. |
M. le D'éReynier a été notre meilleur appui pendant
+ la dernière et non la moins fruclueuse année d’externat, il nous sera impossible de jamais l’oublier.
Nous remercions bien vivement M. Broca de l'intérêt qu’il a bien voulu nous porter, en nous communiquant une observation de lymphangiome de la lèvre.
Notre excellent ami, M. Favière, pharmacien de l’hôpital de Saint-Denis, a pratiqué, nous ne saurions trop lui en savoir gré, l’analyse chimique des kystes dont nous relatons les observations.
M. le professeur Tillaux, en acceptant de présider notre thèse, nous a fait un honneur auquel nous sommes très sensible.