L. ges
se développent l'étrier et son muscle, l'apophyse styloïde, le ligament stylo-hyoïdien et la petite corne de l'os hyoïde.
Le troisième donne naissance au corps de l'os hyoïde à la grande corne et à l’épiglotte.
Le quatrième fournit le larynx, sauf l'épiglotte et toutes les parties molles du cou.
On croyait généralement autrefois, et quelques ermbryologistes pensent encore aujourd'hui que la membrane clôturale ne tarde pas à se résorber, de telle sorte que chaque arc serait séparé de ses voisins par une fente (fente branchiale), sur les bords de laquelle l'ectoderme se continuerait avec l'entoderme.
Les travaux de His et de plusieurs autres savants tendent à prouver que c'est là une erreur. Le feuillet moyen s'épaissit au niveau des arcs, s'amincit entre eux ou même disparait, mais les deux plaques épithéliales adossées ne se résorbent pas. Dès lors 1/ n'y a pas de - fente, mais simplement des rainures, des sillons internes et externes.
De même d’après His, les quatre arcs branchiaux ne viennent pas se souder deux à deux en avant, sur la ligne médiane, ainsi qu'on l'admettait autrefois. Le premier seul se comporte ainsi; les autres restent écartés par une masse mésodermique d'autant plus large qu'on s'éloigne davantage de la soudure maxillaire. Ily a donc là une membrane triangulaire pleine, à sommet antérieur correspondant à la symphyse maxillaire et à base postérieure, champ méso-branchial
Te
de His, qui ne prend pas part à l’évolution branchiale.
C'est cette conception qui a permis à M. Pierre Delbet de rejeter la possibilité d'enclavement médian. Mais l’évolution ultérieure des arcs inférieurs va nous permettre de comprendre comment cet enclavement est non seulement possible, mais encore constant.
Les arcs branchiaux que nous venons de décrire, primitivement parallèles et régulièrement superposés, s'affaissent les uns sur les autres dans le cours du
développement et tendent à rentrer les uns dans les
autres comme les tubes d’une lorgnette (His). Il en résulte que les quatrième troisième et même deuxième sillons cutanés se confondent en une poche anfractueuse comprise entre la paroi du cou et celle du thorax, appelée sinus præcervicalis.
L'arc stylien prend alors un développement prépondérant : il surplombe les arcs III et IV et transforme complètement le sinus præcervical primitif.
A ce stade, il existe au sinus præcervical un vestibule limité en haut par la saillie maxillaire, en bas par la saillie thoracique, et un arrière fond limité en haut par l'arc hyoïdien, en bas par la saillie thoracique; le fond en est formé par les arcs III et IV (fundus branchialis de His).
L'arc maxillaire va se souder au thorax et ainsi vont se trouver enclavés sur la ligne médiane les arcs III et IV ; de telle sorte qu'il va exister tout un ensemble de débris formés par la face inférieure de l'arc