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stylien, la face supérieure de la saillie thoracique et la face antérieure des arcs II et IV.
Une partie de ces débris va être entraînée dans le thorax et formera les kystes dermoiïdes du médiastin. Une autre partie va rester dans la région sous-hyoïdienne ; c'est là l’origine des kystes qui nous occupent. Ces débris vont être profondément placés ; 1ls seront enclavés sous l'arc hyoïdien.
En raison de ce fait, on comprend que les kystes dermoïdes adhèrent à la face postérieure de l'os hyoide,
Nous voyons donc que ce n'est pas là un enclavement tégumentaire des fentes branchiales, mais du fundus branchialis, arrière fond du sinus præcervicalis. ù
Le schéma de Cusset a propagé cette erreur ; on y voit la deuxième fente branchiale externe traverser la région thyro-hyoïdienne et on comprenait par cette théorie les kystes dermoïdes thyro-hyoïdiens.
Quand le schéma de Cusset a été démontré faux les kystes dermoïdes semblèrent ne plus se comprendre et dans le schéma paru dans la thèse de mon ami Veau, on ne voit pas passer de fente, et on ne s'explique pas au premier abord comment peut se faire un enclavement dans cette région.
Nous avons vu que c'éta ent les troisième et quatrième arcs qui étaient inclus profondément.
Canal thyro-lingual. — L'ébauche thyroïdienne impaire provient d'une évagination de l'épithélium tapissant la paroi antérieure du pharynx sur la ligne mé-
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diane à peu près au niveau du deuxième arc branchial.
Cette ébauche s'éloigne en s’élongeant, de son lieu d'origine. Elle descend peu à peu à travers ce qui doit être la membrane thyro-hyoïdienne, allant à la rencontre des ébauches paires postérieures venues de la quatrième poche branchiale. La partie médiane forme donc une sorte de conduit étendu du point où convergent les trois Cbauches primitives du corps thyroïde à la pointe du V lingual, c'est là le canal thyro-lingual ou thyreoglosse des Français, le ductus thyreoglossus des Allemands, conduit épithélial fin par tant du foramen cœcum, traversant toute la base de la langue, passant au devant du larynx et se terminant. en se bifurquant sur la partie médiane de la glande thyroïde.
D'après His, ce canal est absolument transitoire et ne persiste que jusqu'à la cinquième semaine environ de la vie intra-utérine. Pendant cette période, il est perméable sur toute son étendue, ne présente aucun diverticule, est tapissé intérieurement d'un épithélium cylindrique cilié.
Vers la fin de la cinquième semaine, d'importants changements se produisent dans le conduit épithélial que nous venons de décrire. Peu à peu il devient discontinu et se transforme en un tractus fibreux, le tractus thyréoglosse étendu du foramen cœcum à une très courte distance du lobe thyroïdien médian.
Ainsi donc le conduit épithélial parti de l'évagina-
op
tion pharyngienne moyenne, va former la pyramide de Lalouette. Il s'atrophie dans le reste de son étendueetilne reste plus de lui que le tractus thyréo glosse, sorte de trousseau fibreux conjonctif privé de lumièré qui se détache du lobe médian de la glande thyroïde pour aboutir, en passant sous le mylo-hyoïdien et entre les deux genio-hyoïdiens à la partie postérieure du V lingual. Dans la plupart des cas ce cordon fibreux lui-même disparait sous un incessant envahissement de cellules adipeuses et il n'est plus possible de le retrouver. Mais nous avons vu là les cas où le développement était complètement normal et il ne reste plus alors chez l'adulte que le foramen cœcum et la pyramide de Lalouette.
Nous allons étudier maintenant les anomalies, assez fréquentes du reste, et qui consistent dans la persistance totale ou partielle de cet organe.
His et Streckeisen ont vu chez le fœtus et chez l'adulte un canal parfaitement net allant du foramen cæcum à la thyroïde médiane, canal qui pouvait être parcouru dans toute son étendue par une sonde très fine. De tels faits sont extrêmement rares.
Les cas de persistance partielle soit au dessus, soit au dessous de la membrane sont beaucoup plus fréquents.
Du fond de la paroi postérieure du foramen cœcum on voit assez souvent partir, se dirigeant en bas et en arrière, vers le ligament glosso-épiglottique médian un petit conduit dans lequel il est possible d'introduire un stylet très fin. C'est là le canal décrit par Mor-
de à
on —
gagni en 1742 et par Bochdalek en 1866, sous le nom de ductus excretorius linguæ. Ce qui existe sur un quart environ des cas examinés est connu en France sous le nom de canal de Bochdalek. His qui le désigne sous le nom de ductus lingualis dit l'avoir très fréquemment rencontré et lui assigne une longueur variant de un à deux centimètres et demi. Dans tous les cas observés par lui ce canal se terminait en cul de sac au voisinage de l'as hyoïde. Telle est également l'opinion de Kclliker, Streckeisen, Bland-Sutton,
-Marschall, Chemin, etc., etc... Dans certaines de
leurs observations, ces différents auteurs ont décrit un canal intra lingual fermé à ses deux extrémités et par-
: conséquent ne se continuant pas avec le foramen
cœcum.
Outre que la pyramide de Lalouette, vestige le plus constant du canal thyro-lingual, est parfois creuse, tous ceux qui se sont occupés de cette question et dont nous avons déja cité les noms, ont assez souvent trouvé au dessous de l'os hyoïde, allant de cet os à la thyroïde médiane, un petit conduit analogue par son calibre, sa forme et sa structure à celui que nous venons de décrire. His qui le désigne sous le nom de ductus thyroïdeus, a montré que tantôt il se terminait au bord inférieur de l'os hyoïde auquel il adhérait fortement, tantôt au contraire il se continuait avec un tractus fibreux qui s’appliquait eontre la concavité de l'os, y contractait des adhérences, pouvait être suivi plus ou moins haut parfois même jusque dans la masse linguale.
SR
L'opinion la plus généralement admise est qu'il n'existe aucune relation entre ces divers segments du canal thyro-lingual, au point de vue de leur persistance anormale ; en d’autres termes que la présence du canal de Bochdalek ne nécessite pas celle d'une pyramide bien développée ou d’un conduit thyroïdien. Des observations nombreuses démontrent surabondamment que l'un peut exister sans l’autre.
Lorsque Je conduit thyréoglosse persiste dans sa totalité, sa structure est absolument identique à celle qu'il présente durant la vie embryonnaire. Sa lumière régulière en tous ses points, sans nulle anfractuosité est tapissée d'un épithélium cylindrique à cils vibratiles.
Lorsque l’un quelconque de ses segments persiste seul, on voit en partir un certain nombre de diverticules dans lesquels se jettent de petits canalicules, analogues à des acini glandulaires mais pourvus d’un épithélium cylindrique cilié; ces diverticules sont contenus dans l'épaisseur des tissus environnants et leur longueur peut atteindre quatre ou cinq millimètres.
Cette étude anatomique et histologique du canal thyro-lingual empruntée à la thèse de Martin (Bordeaux 1895) nous permet de comprendre la pathogénie des kystes mucoïdes. |
Au point de vue purement anatomique, d'abord, ne trouvons-nous pas ces kystes au niveau des points mêmes où sont les persistances du canal?
De plus ces pédicules qui en rendent la dissection si difficile sont justement situés à la place de l'ancien
ral
canal disparu. Le pédicule supérieur remonte derrière l'os hyoïde qu'il contourne, dans la direction du trou borgne.
Le pédicule inférieur se dirige vers la pyramide de Lalouette avec laquelle il se continue quelquefois.
Enfin au point de vue histologique ne trouvonsnous point les kystes mucoïdes tapissés d'un épithé- : lium cyliadrique à cils vibratiles, épithélium semblable en tout point, à celui que His, Bochdalek, etc., ont décrit pour le canal thyro-lingual.