‹ Contribution à l'étude des Kystes Thyro-hyoïdiens MédiansChapitre 14 sur 27 · CHAPITRE V SYMPTOMATOLOGIE · texte numérisé non relu

CHAPITRE V SYMPTOMATOLOGIE

Un kyste thyro-hyoïdien est une tumeur fluctuante, médiane ou para-médiane mobile avec l'os hyoïde et absolument indolente.

Quand les malades s'en aperçoivent, elle a le volume d'un pois, d'une noisette. Elle est assez dure, plus ou moins rapprochée de l'os hyoïde, en genéral elle Iui est accolée; il est assez rare qu'elle se développe au contact du bord supérieur du cartilage thyroïde. Qu'elle soit haute ou basse elle suit toujours les mouvements de la déglutition ; c'est là unsigne de grande importance car il ne manque jamais.

La peau est mobile sur la tumeur, la tumeur peu mobile sur les plans sous-jacents,.

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Il est exceptionnel que le malade vienne consulter quand la tumeur est de faible dimension. Il ne vient trouver le chirurgien que lorsqu'il constate que le néoplasme augmente de volume où même quand il à atteint des proportions disgracieuses ou inquiétantes.

Alors la tumeur est visible à l'inspection ; elle forme au dessous de la saillie maxillaire un deuxième menton quelquefois proéminent, régulièrement arrondi, d'autres fois étalé, empiétant sur les régions adjacentes.

On reconnait que la tumeur est fluctuante et généralement la sensation est des plus nette ; ilest rare que la poche soit assez tendue pour que cette sensation soit transformée en rénitence. Plus souvent on est frappé de la mollesse de la tumeur ; tantôt on devine une poche mal remplie de liquide, tantôt on reconnait la présence d'une masse pâteuse qui conserve l’empreinte du doigt.

La tumeur est toujours très facile à délimiter. Quand elle s'est étalée uniformément, elle forme un gâteau qui masque son point de départ ; mais d'autrefois elle se développe tout entière d'un côté et alors on peut sentir un pédicule qui la rattache à l’os hyoïde.

Les kystes thyro-hyoïdiens sont des tumeurs absolument indolentes ; alors qu'ils ont atteint un volume considérable, ils ne s’accompagnent souvent d'aucun trouble fonctionnel ; d'autrefois, par leur volume, ils créent une gêne respiratoire surtout après une fatigue (Roques).

Gironde a signalé aussi un peu de salivation ; Panas, une difficulté dans les mouvements du larynx. Pierre

Delbet, signale chez son malade une crampe douloureuse du cleido-hyoïdien.

Tous ces caractères sont communs aux kystes dermoiïdes et aux kystes mucoïdes. Peut-être, pour les distinguer, pourra-t-on se baser sur la consistance plus pateuse des kystes dermoïdes qui gardent quelquefois l'empreinte du doigt. Mais cette particularité est trop peu constante pour avoir une valeuretil vaudra mieux réserver ce côté du diagnostic.

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