‹ Contribution a l'étude des lamellibranchesChapitre 12 sur 66 · VI. — MYTILID · texte numérisé non relu

VI. — MYTILID

Modiolaria (^).

Plusieurs observations faites sur différents points isolés trouveront place dans la partie comparative de ce travail; je me borne ici à quelques mots sur la structure de la brancliie. Il en sera de même pour les cinq familles suivantes, sauf les Lucinidse.

Appareil respiratoire. — La brancliie des Mytilidse a déjà été souvent étudiée au point de vue liistologique. Il n'y a guère à tenir compte d'une section transversale d'un filament représenté par Posner (^). Dans la même partie figurée, pour Mytilus par Bonnet (^) et Sluiter {^) et pour Modiolaria, par Van Haren (^), le revêtement épithélial est formé de plusieurs couches de cellules, et un endothéhum est indiqué, choses que je n'ai jamais vues, ni chez Mytilus, ni chez Modiolaria.

(') L'espèce étudiée est ^L marmomia, Forbes ; provenance : Manche et Méditerranée.

(-) PosNEK. Ueber den Bau der Najadenkieme. Arch. f. Mikr Anat. Bd. XI, pi. XXXII, fig. 27).

{') Bonnet. Der Bau und die Circulalionsverhàltnisse der Acephalenkieme. Morph. Jahrb. M III, pi. XV, fig. U.

(*) Sluiter. Beilrâge zur Kenntniss des Baues der Kiemen bei den Lameliibranchiaten, TSied. Arch. f. Zool. Bd. IV, pi. VII, fig. ^.

{') Van H.\ren. Die Lamellibranchiaten gesammelt wahrend der Fahrlen des « Willem Barents », Med. Arch. f. Zool. Suppl. Bd. I ^1882) pi. III, fig. 40.

53 CONTRIBUTION A l'étude DES LAMELLffiRANCHES. 107

Les deux figures publiées simultanément pour Mytilus, par Peck (1) et Sabatier {^) sont infiniment plus exactes, surtout la seconde (la première représentant le revêtement conjonctif intérieur (w, dans ma fig. 45) avec une épaisseur constante).

* Le revêtement épitliélial, chez Mytilus et Modiolaria (fig-. 45), est formé, comme dans tous les Lamellibranches, d'une seule couche de cellules ; celles-ci sont différemment spécialisées en divers endroits (fig. 45, r, ii, m) comme chez les Arcidae et Trigoniidae, notamment, de place en place, sur les faces antérieure et postérieure des filaments, pour constituer les disques ciliaires (fig. 45, m) où les cellules sont très élevées (plus que dans la figure précitée de Sabatier).

** Le revêtement conjonctif intérieur est également épaissi sur les deux bords dorsal et ventral du filament (un peu moins extérieurement) (fig. 45, iv), c'est-à-dire aux côtés intérieur et extérieur des feuillets. Il n'y a pas de septum à l'intérieur du filament.

*** Il n'y a pas d'autre jonction interfilamentaire que les disques ciliés, les filaments communiquent cependant entre eux au bord libre des feuillets réfléchis. Les feuillets sont unis entre eux par des brides (conjonctives et épithéliales, mais non vasculaires) qui joignent, de place en place, les deux branches (directe et réfléchie) d'un même filament.

Vn. — AVICULID^.

Page 1