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C. Il entoure le pied, avec lequel il est en concrescence

D. Il s'étend de l'un à l'autre lobe du manteau, divisant ainsi la cavité palléale en deux chambres supra et infra-septale (% 87, 88, etc.);

E. Il est en communication immédiate avec les lacunes efférentes et les oreillettes ;

3" Innervation par le nerf l)ranchial.

**'*" L'examen du nerf branchial qui pénètre de suite, postéroantérieurement, dans le septum, en un point tout voisin du manteau (fig. 91, i), montre que le septum musculaire correspond aux deux lames branchiales internes de Lyonsiella, etc. : c'est-à-dire que la lame externe s'est réduite progressivement, jusqu'au point où la ligne de concrescence, entre le manteau et la branchie, s'est faite par l'axe branchial ; le nerf a pu alors, au sortir du ganglion viscéral, entrer directement dans le septum branchial, tout contre le manteau.

5. Classification des branchies. — * En 1853, simultanément et indépendamment, Duvernoy (^) et Hancock (-) distinguèrent trois sortes de branchies chez les Lamellibranches :

a. Branchies lisses (treillissées) ;

b. Branchies filamenteuses ;

c. Branchies pUssées.

Cette division est restée adoptée, sans autre modification que l'addition d'une quatrième forme, faite par Bonnet (^), pour la branchie de Peden : " Coulissenkieme „.

C) UuvERNOY. Mémoires sur le système nerveux des Mollusques Acéphales Lamellibranches, Mém. Acad. Sci. Paris, t. XXIV, p. 37.

(-) Hancock. On the Animal of Myochama anomioides, Ann. Marj. Xot. Ilist. ser. -2, t. XI, p. t>90.

(') Bonnet. Der Bau und die Circulationsverhaltnisse der Acephalenkieme, Loc. cit., p. 315.

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Or, parmi les espèces à branchies " filamenteuses „, il existe des organes respiratoires à structure très différente; de même pour les branchies " plissées „.

Enfin, les " coulissenkieme „ de Peden se rapportent parfaitement à une forme de branchies " plissées „, comme Menegaux l'a déjà aussi reconnu (^).

** J'ai montré précédemment (^) que les branchies des Lamellibranches doivent être distinguées en groupes d'une autre façon. Et, de ce qui a été décrit dans la première partie du présent travail et des considérations qui viennent d'être exposées, on peut conclure à une division eu cinq groupes, comme suit :

1» Branchies à filaments simples, non réfléchis;

2» Branchies lisses, à filaments simples et réfléchis, tous semblables, sans unions interfilamentaires ;

3» Branchies plissées, à filaments modifiés à l'angle i-entrant des plis;

40 Branchies lisses ou plissées à jonctions interfilamentaires et interfoliaires vasculaires ;

50 Branchies transformées en cloisons musculaires.

fo A cette forme appartiennent seulement les branchies des Nuculidse et des Solenomyidse ; il n'y a donc pas besoin d'explications plus étendues ;

2o Ici se rangent les branchies des Anomiidse, Arcidae, Trigoniidae et Mytilidse.

Dans les deux premières familles, les filaments branchiaux sont à septum intérieur (fig. 32, 34, 35, 36) (c'est-à-dire que la circulation s'y fait dans deux sens). Au contraire, les Trigoniidae et Mytilidae ont des filaments sans septum (fig. 43, 45); la circulation s'y fait dans un seul sens, du bord dorsal du feuillet réfléchi au bord dorsal du feuillet direct (contrairement à ce qu'indique Bonnet pour la branchie de Mytilus (^).

(') Menegaux. Recherches sur la circulation des Lamellibranches marins, p. 98.

(-) l'ELSENEER. Sur la classificalion phylogénélique des Példcypodes, loc. cit. Cj Bonnet. Loc. cit., pi. XIV, fig. i ; pi. XV, tig. 12.

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Ce n'est pas là, néanmoins, une différence essentielle (nous la retrouverons encore dans une même famille , entre les genres Peden et Lima) ; et elle peut s'expliquer par le fait que le septum a dû disparaître aussitôt que la concrescence, par leur bord dorsal, des filaments réfléchis, a permis la communication entre les filaments successifs.

Dans les brancliies de cette forme, les filaments forment un assemblage fragile,, par suite de l'absence d'unions interfilamentaires autres que les disques ciliaires des trois dernières familles et d'unions interfoliaires (sauf celles non vasculaires des Mytilidge). Cela explique pourquoi l'épaississement conjonctif intérieur du filament est développé au côté dorsal du filament, ou intérieur du feuillet ou du V formé par chaque filament: l'appareil de soutien donne ainsi son effet utile maximum (il est plus fort dans Anomia (fig. 35), où les disques ciliaires . manquent). Et si, dans les Mytilidae, l'existence d'unions interfoliaires rend cette disposition moins sensible, l'épaississement conjonctif du filament reste néanmoins plus fort au côté dorsal qu'au côté ventral.

3° Le troisième groupe renferme les branchies des Pectinidse (incl. Lima et Spondylus, dont on fait parfois des familles distinctes), Aviculidse et Ostreidae. Ici encore il y a des filaments à septum intérieur chez Peden ; dans tous les autres cas, la lumière des filaments est simple.

Les jonctions interfoliaires sont non vasculaires dans les Pectinidae, vasculaires ailleurs ; quant aux jonctions interfilamentaires, elles consistent, chez Peden, Avicula et Meleagrina, en disques ciliaires ; elles sont, au contraire, vasculaires chez Lima, Pinna, Ostrea, etc.

Les branchies de cette espèce sont toujours plissées ; le sang venant des conduits afférents arrive dans les lames branchiales par les filaments eux-mêmes, et, dans le cas des filaments sans septum, par ceux qui constituent V angle rentrant des plis.

4" Le quatrième groupe est formé par les branchies de tous les Lamellibranches restants, à l'exception des Septibranchiés.

L'organe est lisse ou plissé ; toujours les filaments successifs

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sont en communication vasciilaire, ainsi que les deux feuillets d'une même lame branchiale.

Le sang venant des conduits afférents arrive dans les lames non pas par les filaments, mais par des " vaisseaux „ qui naissent de ces conduits et cheminent entre les deux feuillets, avec les filaments desquels ils communiquent de part et d'autre, constituant ainsi les jonctions interfoliaires. C'est ce qui est observé chez les formes les plus diverses : Cardita (fig. 51), Lucina (fig. 53), les Najades, Venus (^), Cardium, Hippopus, les Anatinacés (fig. 55), etc.

Entre les branchies lisses et plissées, il n'y a aucune autre différence que le plissement ; il existe d'ailleurs des transitions entre les deux formes : par exemple la branchie de Venus, où le plissement est à peine sensible.

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