Rapports avec les autres classes
* Si l'on compare les Lamellibranches avec : 1» les Amphineura : on constate qu'ils sont bien plus spécialisés que ces derniers, notamment par la réduction du nombre
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des branchies à une seule paire, et par la concentration du système nerveux en paires de ganglions distincts ;
20 les Cephalopoda, on remarque que ceux-ci forment dans le Pliylum Mollusca une branche tout à fait isolée (^), différant notamment des Lamellibranches : par la disposition du pied, qui entoure la bouche ; par l'imparité de la glande génitale, qui est pourvue de glandes accessoires; par la flexion ventrale complète du tube digestif, par l'étendue de la cavité périviscérale et par les particularités du développement;
3» les Scaphopoda : on doit reconnaître qu'on a beaucoup exagéré les affinités des deux classes entre elles (^).
En réalité, il n'y a pas de relations immédiates de l'une à l'autre. Les Scaphopodes ne peuvent pas dériver des Lamellibranches, car ils sont à bien des égards moins spécialisés qu'eux; il y a incontestablement plus d'affinités entre les Scaphopodes et les " Gastropodes ,, anisopleures, qu'entre les premiers et les Lamellibranches, ainsi que je le montrerai (^), notamment par l'existence d'une radula et d'une mâchoire, par l'imparité de la glande génitale et de son conduit ; par l'existence d'une coquille et d'un manteau indivis; par l'anus ramené fort en avant ;
4° Avec les Anisopleura : on trouve parmi ces derniers, les Mollusques actuels les plus voisins des Lamellibranches : les Ehipidoglosses.
** Cette opinion n'est pas nouvelle ; elle a déjà été exprimée
(') PELSENEER. Proc. verb.'Soc. Malacol. Behj., t. XIX, p. Cil, 1890.
(*) C'est V. J. H. Lacaze-Duthiers (Histoire du Dentale, Ann. d. Sci. uat. Zoologie, sur. 4, t. viii, p. 42-44) qui a voulu prouver ces affinités. Depuis, H. DE Lacaze-Duthiers a atténué cette manière de voir dans sa note sur le nerf auditif du Dentale {Arch. d. Zool. Èjcpér.^ sér. -1, t. ii).
(') Dans un travail qui aurait déjà |)aru,si je n'avais désiré laissera mon excellent confrère Plate, de l'Université de Marburg, la priorité de la figuration et de la description in extenso d'un certain nombre de faits qu'il a découverts le premier (Bemerkungen zur Organisation der Dentalien. Zool. (tuzeUjer, Bd. XI, p. 509 et suiv.).
autrefois, notamment par von Jhering (^), AVegmann (^) et Sharp (^).
A une époque plus rapprochée, elle a cependant été attaquée par Boutan (*), mais sans aucune argumentation, et bien que la manière de voir de cet auteur ait été, peu après, combattue par Bouvier (^), divers naturalistes se refusent encore à Faccepter (^).
En outre, ces relations entre Lamellibranches et Rhipidoglosses n'ont, en somme, été exprimées que d'une façon très vague, en restant dans des généralités. J'y reviens donc avec plus de détails, à l'aide d'observations exposées dans les deux premières parties de ce travail :
2. — Faits montrant les relations des Lamellibranches avec les Rhipidoglosses.
lo Symétrie. — Comme les Lamellibranches, les Ehipi doglosses les moins spécialisés montrent une symétrie bien marquée (voir plus loin, LU, 1, 1", A, p. 284) dans :
A. Les branchies;
B. Les osphradies; llOa