‹ Contribution a l'étude des Lésions des Nerfs de la Queue de Cheval et du Cone TerminalChapitre 10 sur 60 · CONCLUSIONS DE LA PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS DE LA PREMIÈRE PARTIE

Arrivé à la fin de cette étude anatomo-physiologique, nous croyons, dès maintenant, pouvoir tirer quelques conclusions utiles à la pathologie :

1° La situation excentrique des nerfs lombaires, par rapport aux nerfs sacrés de la queue de cheval, la disposition du cul-de-sac dural rendent compte d’un certain nombre de faits traumatiques où, seules, les racines ‘ les plus inférieures sont lésées.

2° Si l’on assigne, avec M. le professeur Raymond, l'émergence de la troisième paire sacrée comme limite supérieure du cône terminal, les affections du cône et des racines qui en sortent amèneront :

La paralysie de la vessie avec intégrité du sphincter à fibres lisses, ischurie paradoxale ;

(a) Paralysie du sphincter anal ;

(b) L’anesthésie de l’urèthre, du périnée, de l'anus, de la région interne des fesses et postéro-supérieure de la cuisse, l’hypoesthésie du pénis et du scrotum ;

(ce) La paralysie incomplète du grand fessier, des muscles plantaires et de la face postérieure de la jambe.

(4) Quant aux fonctions génitales, l’érection sera conservée, mais l’anesthésie de l’urèthre amènera la diminution de la sensation voluptueuse ; l’éjaculation sera lente, ne s'effectuera que goutte à goutte, par suite de La paralysie du bulbo caverneux (obs. XII Raymond ; obs. LXII Huber ; obs. XXVVII Valentini ; obs. XXXII Koslow).

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(e) La suppression totale de l'érection, la paralysie complète du sphincter vésical, celle des muscles moyen et petit fessiers seront l'indice d’une lésion située plus haut dans le renflement lombaire ou dans les racines (quatrième, cinquième lombaires, première sacrée) de la queue de cheval.

30 Suivant la hauteur et la situation des paralysies et atrophies dans les différents segments du membre inférieur, on pourra pressentir les numéros des racines qui seront le plus atteintes.

4 L’innervation d’un même muscle, par plusieurs racines, permet de comprendre pourquoi les paralysies ne sont souvent qu'incomplètes, entravant la marche, par exemple, alors que tous les mouvements peuvent être exécutés dans le lit.

5° Au point de vue thérapeutique, il y a lieu de se demander si la guérison des paralysies n’est pas simplement due, dans bien des cas, à des suppléances de portion musculaire et non à une véritable régénération fonctionnelle nerveuse. Les améliorations, en effet, sont souvent incomplètes ; elles ne se font que très lentement, au bout de mois, d'années, même à la suite d'opérations.

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