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2° forme de distribulion d’anesthésie,
3° Forue (Fig. 6 et 7). — Aussi rare que la précédente est fréquente, où seules les régions antérieure et interne
de la cuisse, antéro-interne de la jambe seront dépourvues de: sensibilité.
&e FoRME. — Anesthésie de tout le membre inférieur, de la vessie et du rectum.
run.
Si l’on ajoute que les hasards de la clinique et des anastomoses peuvent modifier, sans changer complètement ces dispositions, faire varier l'étendue, la forme, la largeur des territoires anesthésiés, ceux-ci occupant d’un côté la sphère du crural et de l’obturateur, de l’autre, la sphère du sciatique (obs. LXXIV Eisenlohr), on aura le tableau complet des aspects variés que peut revêtir l’anesthésie.
Fig. 6.
3° forme de distribution d'anesthésie.
En terminant cette énumération un peu longue, mais nécessaire, nous devons attirer l'attention sur un fait très important : c’est que toujours les testicules sont sensibles à la pression.
Paresthésie. — Elle se manifeste par quelques troubles légers d’engourdissement, de fourmillement, de ténesme anal.
Dufour, — #,
Déformations. Attitudes vicieuses. — Peu de choses à dire de ces déformations ; une partie d’entre elles relève directement du traumatisme (fractures ou luxations), amenant un affaissement de la colonne vertébrale, une diminution de la taille, une soudure de la partie inférieure du tronc, des saillies osseuses au niveau de l’apophyse épineuse déplacée, avec tous les degrés du scoliose, de cyphose et de lordose compensatrices.
Il est une autre espèce de déviation consécutive aux douleurs assez rarement observée, très nette chez le malade de Laquer (obs. LXXVI) porteur d’un Ilymphangiome caverneux. Il existait une cyphose lombaire (lumbar Kyphose), tout à fait comparable à ces déviations qui viennent quelquefois compliquer la sciatique (Nicoladini, Charcot, Babinsky), bien étudiées récemment par Phulpin (1) dans sa thèse.
Troubles de la motilité. — Ils consistent en paralysies accompagnées d’atrophies musculaires, variant depuis le simple aflaiblissement musculaire jusqu'à la paralysie complète.
La paralysie est rarement complète et suit: ou bien une marche progressive lorsqu'il s’agit de tumeurs, ou, au contraire, régressive dans la plupart des cas traumatiques.
D’autrefois, l’impotence fonctionnelle atteint d'emblée un groupe musculaire et s’y maintient. |
Comme pour les troubles de la sensibilité, on rencontre ces paralysies plus marquées d’un côté que de l’autre, à la racine ou à l'extrémité du membre. Leur localisation la plus habituelle est la région fessière, les muscles fléchisseurs de la jambe sur la cuisse et ceux des jambes.
(1) Phulpin. La sciatique scoliose alternante et homologue. Paris, 1895,
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Le quadriceps et les adducteurs de la cuisse, quoique pris dans une de nos observations, le sont plus rarement.
Les muscles du périnée sont également atteints; ce dont on peut se rendre compte par l’excitation électrique.
Dans les muscles, on note des soubresauts, des contractions involontaires en rapport avec les lésions des racines; quant aux contractions fibrillaires, elles relèvent, dans la majorité des cas, de lésions du cône, et par suite devront être recherchées soit dans les muscles grands fessiers (obs. VIT, Sarbo), soit dans les muscles du mollet (obs. XV, Lachmann).
Il y à là un élément de diagnostic qui, ajouté à d’autres signes, a sa valeur.
Les atrophies des muscles atteignent tous les degrés, sont souvent rebelles, amènent la diminution du volume du membre, et entraînent en partie la gène dans les mouvements.
Tardivement, elles peuvent être suivies de rétractions musculaires amenant des attitudes vicieuses (pied en griffe, extension forcée des orteils, pieds bots).
Tout cela se traduit par la perte de la résistance musculaire et par des modifications électriques qui peuvent varier de la simple diminution de l’excitabilité neuromusculaire jusqu'aux signes bien caractérisés de la réaction de dégénérescence, laquelle, fait remarquer M. le professeur Raymond, « a une grande signification pronostique. »
C’est, croyons-nous, par l'étude très complète des réactions électriques rapportées à l’autopsie, aux altérations des racines, que l’on pourra arriver peu à peu à établir la physiologie exacte des racines spinales chez l’homme.
Que les paralysies soient totales ou dissociées, inté-
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ressant à la fois le quadriceps et les gastrocnémiens, comme dans le cas de Valentini (obs. VII), e/ks sont toujours flasques.
On comprend facilement que l’équilibre, la marche, les mouvements soient entravés.
Dans le lit, le malade exécute certains mouvements avec peine, il est vrai, alors que, soit par le fait des douleurs dans la station debout, soit par le fait de la paralysie, il lui est impossible de marcher.
Certains mouvements, comme l’extension, la flexion, ou l’adduction, sont plus difficilement exécutés, tandis qu’il en est d’autres tout à fait faciles.
Un malade de Lioubovitch (obs. XLIV), étant couché, se relevait à peu près à la manière des pseudo-hypertrophiques; d’autres s’accrochent aux meubles. Debout, ils oscillent sur leurs jambes et se fatiguent vite.
Les troubles de la marche sont en rapport avec le siège des paralysies.
L'un steppera avec la pointe du pied tombante; un autre aura encore le pied tombant, mais ne pourra le lever de terre, le traïnant sur le sol avec peine; un troisième (obs. XII Rendu) fauchera en marchant, comme un hémiplégique, ou simulera la démarche de la luxation congénitale de la hanche (obs. LVI Leser); chaque malade mettra en œuvre les forces qui lui restent et les utilisera à sa manière.
Il en est de moins favorisés, comme le malade de Valentini (obs. LXXXIX), qui, n'ayant à sa disposition que le groupe innervé par le tibial antérieur, était obligé de garder le lit.
« Ce qu’il importe de savoir et de retenir, dit M. le