‹ Contribution a l'étude des Lésions des Nerfs de la Queue de Cheval et du Cone TerminalChapitre 23 sur 60 · ON · texte numérisé non relu

ON

ceux des tendons d'Achille n'existent pas; il y a peut-être une légère ébauche du côté gauche.

Motilité. — Les deux pieds peuvent être soulevés au-dessus du plan du lit, mais une faible résistance appliquée sur le pied droit ne peut être vaincue.

Tous les mouvements de l'articulation de la hanche sont exécutés, mais moins bien à droite qu'à gauche.

L'atrophie musculaire porte sur les fessiers des deux côtés, à peu près également sur tous les muscles de la cuisse et de la jambe du côté droit, avec intégrité du quadriceps fémoral.

La circonférence du mollet droit donne un centimètre de moins et celle de la cuisse droite deux centimètres de moins qu'à gauche. Il existe quelques contractions fibrillaires dans les muscles de la région antéro-externe de la jambe droite et à la région fessière.

Sensibilité. — Le malade ressent quelques fourmillements dans les pieds. 11 n'y a pas de dissociation de la sensibilité.

D'une façon générale, à partir de la région fessière en arrière, et du pli de l’aîine en avant, la sensibilité est moins nette que dans les deux membres inférieurs (fig. 8 et 9).

On note, de plus, les particularités suivantes : ;

Au niveau de la région sacrée, au-dessus du pli interfessier, existe en A (fig. 9), un espace quadrangulaire de 6 centimètres de hauteur sur 8 centimètres de largeur absolument anesthésique. A la face interne des deux fesses, de chaque côté de la ligne médiane, il y a une diminution très marquée de la sensibilité, en D et £E.

Il y a aussi de l’hypoesthésie au périnée, sur la moitié droite du scrotum et du pénis. Les testicules sont sensibles à la pression.

Dans le domaine du crural et de l’obturateur, les sensations sont mieux perçues que dans celui du sciatique.

Les troubles de sensibilité sont plus marqués à droite qu'à gauche. Mais ces différences ne sont bien nettes qu'en pleines régions innervées par l’un ou l’autre nerf et non à leur limite réciproque.

Pa ob

Fonctions génitales. — Depuis le début de la maladie, les érections et la sensation voluptueuse dans le coït ont été très diminuées.

L'affection a subi une évolution progressive.

Revu à la fin du mois d'août, le malade ne peut plus marcher du tout ni se tenir debout, même avec l’aide de ses

béquilles.

Il a parfois des fourmillements qui remontent des pieds jusqu'aux aînes; en revanche, les crampes et soubresauts des muscles ont disparu.

État de la motilité au mois d'août. — Les deux pieds sont tombants avec impossibilité de les relever. Au niveau des genoux, il y a seulement une ébauche de flexion et d’extension du côté gauche, même constatation pour les mouvements des orteils.

Tous les mouvements de la cuisse sur le bassin sont entra-

Por

vés, avec une paralysie toujours plus marquée du côté droit, Tous les mouvements passifs sont possibles, la paralysie est absolument flasque.

Les réflexes rotuliens qui existaient, en partie, à l'entrée du malade, ont disparu.

Les troubles de sensibilité sont ceux qui ont le moins varié; ils se sont amendés, en ce sens que l’anesthésie est moins marquée au niveau des régions sacro-fessières.

L’atrophie musculaire porte sur les muscles paralysés et prédomine sur les fessiers; elle atteint aussi bien les muscles de la cuisse que ceux de la jambe. Hydarthrose des deux genoux.

Depuis l'entrée du malade, il y a une eschare sacrée médiane qui sest guérie; il y a eu aussi des hémorroïdes externes.

Le malade urine volontairement et ne perd pas ses matières, mais il ne peut se retenir longtemps et quelquefois il laisse échapper ses urines et ses matières, si l’on ne vient pas assez vite à son secours, Érections peu fréquentes.

L'état s’est donc aggravé, ainsi que nous en rend compte également l'examen électrique pratiqué par M. le docteur Huet, dans les mêmes conditions, à quatre mois d'intervalle.

Page 1