‹ Contribution a l'étude des Lésions des Nerfs de la Queue de Cheval et du Cone TerminalChapitre 3 sur 60 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Monsieur le Professeur RayMoNp consacrait, en décembre 1894 et en mai 1895 (1), trois leçons aux affections de la queue de cheval et du cône terminal.

Il voulait bien cependant, dès notre entrée dans son service, nous indiquer comme sujet de travail ce chapitre . de pathologie nerveuse, que lui-même venait de traiter avec tant d'autorité.

Nous tenons à le remercier ici, car il à été pour nous un guide précieux dans une étude qui, selon ses propres termes, « est à l’état tout à fait embryonnaire dans quelques traités didactiques consacrés à l’étude des maladies du système nerveux. » |

En plus de leur intérêt clinique et physiologique, ces affections ont été, dans ces dernières années, l’objet de toute l’attention des histologistes. Elles ont servi à établir la topographie exacte des voies de conductibilité ascendante dans les cordons postérieurs. Encore maintenant, c’est en partie, grâce à ces lésions, qu’on cherche la place à attribuer aux fibres endogènes dans ces mêmes cordons

postérieurs. Ce sont elles aussi qui pourront permettre d’élu-

(4) Nouvelle Iconographie de la Salpêtrière, 1895, nos 2 et 3.

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cider définitivement la question des filets descendants des racines postérieures.

D'autre part, la thérapeutique chirurgicale avec Horsley, en 1888, et Bazy, s’est attaquée au rachis et à son contenu. Elle compte déjà de beaux succès à son actif, bien que les règles de son intervention dans les maladies de la moelle ne soient pas encore bien déterminées.

On le voit, il se rattache donc aux affections de la queue de cheval des études d’ordres fort divers : physiologiques, cliniques, histologiques, thérapeutiques.

Nous n’avons pu prétendre tout embrasser, aussi nous sommes-nous plus particulièrement occupé du côté physiologique et clinique de la question.

Nous donnons plus loin, avec l'exposé des connaissances déjà acquises, le résultat de quelques expériences, reprises par nous sur les animaux (chiens). Nous apportons également des faits cliniques personnels dont l’interprétation ne nous a pas semblé douteuse. L'un deux a été confirmé par l’autopsie.

A la fin de notre travail, nous publions un certain nombre d'observations recueillies dans la littérature médicale, en en ayant omis le moins possible, sauf quelquesunes des plus récentes, d’ordre tout à fait chirurgical II en est de beaucoup trop succinctes, par l’absence de détails fournis par leurs auteurs ; elles conservent cependant un intérêt étiologique ou anatomo-pathologique.

Enfin, nous avons laissé complètement de côté l’histoire

des affections congénitales (spina bifida) qui doivent,

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avoir une place spéciale. Nous avons en effet, grâce à l’obligeance de M. le Docteur Broca, et de notre collègue Dujarrier, pu examiner quelques spina bifida lombo sacrés. Dans un cas, entre autres, chez un enfant de 5 ans, la moelle remplissait tout le canal sacré. Il n’y avait pas de queue de cheval. Le point d’émergence des dernières paires rachidiennes se trouvait à la même hauteur que les trous de conjugaison correspondants, ou quelquefois même plus bas ; la racine suivait alors un trajet ascendant. ;

A cause de ces anomalies, nous nous en sommes tenu à l'étude des lésions acquises des nerfs de la queue de

cheval.

En terminant notre internat, il est de notre devoir de remercier nos maîtres dans les hôpitaux.

M. le Docteur PÉRIER sait depuis longtemps l'affection respectueuse que nous avons pour lui. Il à été un ami et un guide sûr et bienveillant dans nos études ; il à bien voulu remplir le plus cher de nos désirs en nous réservant une année d’internat dans son service de l'hôpital Lariboisière, où nous avions déjà été son externe. Nous ne saurions trop lui exprimer notre reconnaissance et notre sincère attachement pour sa bonté inépuisable.

M. le Docteur pu CasrTeL, au Midi et à l'hôpital Saint- Louis, pendant notre externat et notre internat, nous à enseigné la dermatologie. Nous regrettons de n'avoir pu

consacrer plus de temps à cette branche importante de

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la médecine sous la direction d’un maitre aussi aimable. Nous le prions d'accepter nos remerciments pour l'intérêt qu’il nous a toujours témoigné.

M. le Professeur Lanpouzy nous avait réservé une place dans son service pour une année d’externat que nous n'avons pas eu à accomplir; nous n'avons pu, comme interne, recueillir directement son enseignement d'hôpital. Nous serons trop heureux qu’il veuille bien nous considérer comme son élève et croire à notre dévouement.

Au cours de nos études, nous avons perdu trois de nos chefs, dont deux d’internat, MM. les D'S Desnos, OLLIVIER, Dreyrous. Nous conserverons le souvenir ineffaçable de ces maîtres éminents, que nous avons vu travailler jusqu’à leurs derniers moments.

Que MM. pe BEURMANN, dont nous avons été l’externe, DuGuETr, GAUCHER, OETTINGER, CHARRIN, Picoué, ROCHARD reçoivent aussi l'expression de notre gratitude.

M. le D' Huer, cheî du service électrique de la clinique de la Salpêtrière, avec une obligeance infatigable, nous a fourni des examens électriques très complets. Nous ne saurions trop le remercier de la peine qu'il a prise.

Nos amis SouquEs, J. CHARCOT, NAGEOTTE, chefs de clinique ou de laboratoire, nous ont éclairé de leurs conseils; nous les remercions bien vivement, ainsi que nos excellents collègues Baudet, Boquel, du Bouchet, Gasne et Lenoble, qui nous ont aidé dans nos expériences et

nos traductions.

Nous avons accompli notre dernière année d’internat à la Salpêtrière, dans le service de M. le Professeur Raymonp. Nous avons le regret de quitter trop tôt son beau service, où, à côté de son enseignement si élevé, se trouvent réunis tant de moyens d'instruction.

Nous avons justement placé le nom de notre cher maitre enviète de cette thèse, qu'il a inspirée, et qu'il nous fait l'honneur de présider.

Qu'il soit assuré de toute notre reconnaissance et de notre dévouement pour les nombreuses marques de bien-

veillance qu'il nous a données.

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