‹ Contribution a l'étude des Lésions des Nerfs de la Queue de Cheval et du Cone TerminalChapitre 34 sur 60 · OBSERVATIONS PERSONNELLES · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS PERSONNELLES

Sans autopsie :

Mais avec déformation du rachis en des points où seuls les nerfs de la queue de cheval ont pu être lésés,

Deux observations : traumatisme.

Une observation : mal de Pott sacré.

Avec aulopsie :

Une observation : Tumeur comprimant seulement les nerfs de la queue de cheval.

Mr

OBsEervVArTIOoN IT (personnelle).

Fracture de la 3° vertèbre lombaire. Compression des nerfs de la queue de cheval, surtout marquée du côté gauche et intéressant toutes les racines à des degrés différents. (Forme paralytique et atrophique. Type supérieur).

Nev, Honoré, 39 ans, plombier, entré le 12 septembre 1895, salle Prüss, à l'hôpital de la Salpêtrière, ne présente rien de partieulier dans ses antécédents héréditaires ou personnels.

Renseignements fournis par le malade. — Le 2 avril 1895, étant accroché à une corde à nœuds pour effectuer son travail, il tombe, de Ia hauteur d'un {4e étage environ, sur les pieds. Il ne perd pas connaissance, mais il lui est impossible de se relever. Il ressent immédiatement une vive douleur à la partie antérieure de la cuisse gauche, et une douleur un peu moins vive à la jambe droite.

Transporté de suite à l'hôpital Cochin, on constate qu'il a une fracture par écrasement de l’astragale du pied droit, et une fracture de la colonne lombaire, pour laquelle on l'installe dans une gouttière de Bonnet. Le membre inférieur gauche était entièrement paralysé ; à droite, quelques mouvements sont encore possibles.

A aucun moment, il n'y a eu de troubles de la sensibilité objective, mais dès le début de l'accident, s’est établie une constipation absolue qui a duré 15 jours.

Au bout de ce temps, le malade fut purgé, et des lors s'établit de l’incontinence des matières fécäles avec perte de la sensation de besoin et anesthésie au passage des selles.

Cet état a duré trois semaines, après lesquelles ces symptômes disparaissent complètement ; les fonctions redeviennent normales.

50 jours après l'entrée du malade à Cochin, la marche redevient possible avec des béquilles, les douleurs spontanées de la cuisse gauche (face antérieure) disparaissent ; elles subsistent quelque peu à la pression.

Dufour, — 6,

Neo

Le malade quitte Cochin le 4e mois, marchant avec des béquilles et étant surtout gêné par la fracture de l’astragale droit.

A l'examen actuel, on ne note plus que quelques fourmillements et élancements intermittents dans la cuisse gauche et le mollet du même côté ; des douleurs spontanées dans la région lombaire, réveillées lors de la station debout ou la marche prolongée.

Au niveau de la 3 vertèbre lombaire, on voit une saillie très marquée produite par l'apophyse épineuse correspondante et immédiatement au-dessous une légère dépression.

Par la percussion, on détermine dans toute la colonne lombaire, avec exagération au niveau de la 3° apophyse lombaire, une douleur assez vive.

Il n’y a pas de troubles de sensibilité. Jamais les fonctions génitales n'ont été modifiées.

Les réflexes sont normaux dans tout le membre inférieur, sauf le réflexe, fessier qui est diminué à gauche. Il n’y a pas de clonus des pieds.

Tous les mouvements sont facilement exécutés, sauf pour le pied droit, où la fracture de lastragale apporte quelque gène dans la flexion et l'extension.

La force musculaire est conservée. Cependant, elle est très nettement diminuée dans les extenseurs de la jambe gauche (quadriceps) et les adducteurs de la cuisse du même côté.

Ces deux groupes musculaires, ainsi que la région fessière du côté gauche, sont le siège d'une atrophie très nette. Le grand fessier est mou et flasque; les muscles du mollet ne sont que peu amaigris.

Assis, le malade a quelque peine à se lever.

La marche n'est sérieusement entravée que par la saillie douloureuse que fait l’astragale du pied droit à la face plantaire. Il faut joindre à cette cause la faiblesse des muscles extenseurs et adducteurs de la cuisse gauche.

La flexion du tronc est douloureuse et cela en rapport avec l’ancienne fracture lombaire.

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