NF (, M NF D NUE PF 8, XII. PF 8, XIV
Demi-tendineux ; demi-mem-
braneux :
— NFC > PFC, vive. — NFC > PFC, vive.
NF 6, XII. NF Rx PF 8, XIV. PF 06 XIT
Nerf sciatique :
Sciatique poplité externe :
Sciatique poplité interne :
L'amélioration a été très notable du côté des fonctions vésico-rectales, où l’on note toujours la même faiblesse des sphincters,
ETS
Il s’agit surtout dans ce cas de la forme vésico-rectale avec lésion probable des 3° et 4° racines sacrées.
Les altérations électriques sont surtout marquées dans les muscles de la face postérieure de la jambe; ce qui indique, d’après le tableau que nous avons donné plus haut, que ce sont surtout les racines du sciatique les plus bas placées qui sont intéressées, ce qui est tout à fait en rapport avec la parésie des sphincters relevant d’une altération des mêmes racines ou de celles de leur voisinage immédiat.
OBsERVATION IV (Personnelle)
Névrite radiculaire consécutive à un mal de Pott lombaire. Forme douloureuse.
Henriette H..., 35 ans, entre, le 29 juillet 1895, dans le service de la clinique de M. le Professeur Raymond.
Du côté de ses parents, rien à signaler.
Elle est veuve et a soigné pendant sept années son mari, atteint de tuberculose pulmonaire. Sauf des maladies d'enfance, rougeole, croup, elle a eu, jusqu’au début de la maladie -actuelle, une bonne santé.
En mars 1895, elle a ressenti d’abord dans le membre inférieur droit, à la région antéro-interne, des douleurs intermittentes, puis continues, augmentées par la fatigue. Au mois de juin, les mêmes douleurs ont apparu à la face postérieure de la cuisse, au creux poplité et jusqu'aux malléoles.
Peu de temps après, mêmes symptômes dans le membre inférieur gauche, avec localisation sur le trajet du nerf sciatique, le crural étant respecté de ce côté.
Les souffrances sont nettement plus marquées dans la station debout et la marche.
En même temps, et surtout la nuit, survenaient quelques crampes musculaires, principalement dans le mollet droit.
État actuel. — Amaigrissement des jambes et des cuisses, plus marqué à gauche, et répondant à une atrophie également plus manifeste des muscles de ce côté, et à une diminution de la force musculaire.
Les réflexes rotuliens existent des deux côtés, mais sont diminués à droite. Il n’y a pas de clonus.
Les réflexes des tendons d'Achille sont faibles, ainsi que les réflexes plantaires. Les réflexes fessiers ont disparu.
Les muscles fessiers sont mous et flasques; la peau de la région présente des vergetures.
Comme troubles vaso-moteurs, on note une teinte violacée au niveau du coccyx et à la face antérieure de la jambe gauche, avec abaissement de température sur le dos des pieds.
Sensibilité. — Les douleurs sur le trajet des sciatiques sont très accusées par la malade; elles sont spontanées, exagérées par la marche, mais ne peuvent être provoquées par la pression sur aucun point du trajet du sciatique.
Quelques engourdissements et fourmillements dans les extrémités. Nulle part, on ne trouve d'anesthésie.
Les fonctions vésico-rectales ont toujours été normales.
Enfin, la marche est rendue difficile à cause des douleurs.
En examinant la colonne vertébrale, on voit, au niveau de la région lombaire, une cyphose dont le point culminant est à égale distance de la deuxième vertèbre lombaire et de la base du sacrum, c'est-à-dire environ au niveau du disque intervertébral qui sépare la troisième de la quatrième vertèbre lombaire. La percussion des apophyses épineuses n’est pas douloureuse.
La malade d’ailleurs a été très étonnée quand on lui a fait remar-quer cette saillie osseuse qu’elle n'avait jamais constatée par ellemême. L’auscultation fait entendre au sommet droit et en arrière quelques légers craquements après la toux.
L'état général est assez bon ; le sommeil seul laisse à désirer, rendu pénible par les accès douloureux.
Traitement. — Pointes de feu. Huile de foie de morue. Repos au
2e." MM
lit, amenant de l'amélioration dans l’état de la malade, qui quitte l'hopital dans un état satisfaisant.
Ce cas est un exemple d’une forme douloureuse de névrites de la queue de cheval par compression ou méningite à la suite du mal de Pott lombo-sacré. La prédominance sur les racines du sciatique est très nette.
OBsERVATION V (personnelle) avec autopsie
Névrites radiculaires lombo-sacrées et coccygiennes par la compression d’une véritable tumeur cellulo-fibreuse, représentant une dégénérescence d’origine tuberculeuse, développée aux dépens du tissu cellulo-adipeux intra-rachidien et consécutive à une tuberculose des vertèbres lombo-sacrées (Forme mixte).
Font., Louise, 30 ans, couturière, entre le 27 mai 1895 à la clinique de la Salpêtrière.
Dans les antécédents héréditaires de la malade, rien de particulier. Pas de maladies dans l'enfance; pas de traces de syphilis. Il y a 5 ans, douleurs dans la région lombaire, dans les jambes et les malléoles, surtout du côté gauche; plus intenses la nuit. Soignée à cette époque à l'hôpital Bichat, elle en est sortie guérie et s’est bien portée depuis.
Début de la maladie actuelle. — Il y a 11 mois, la malade fait une chute dans un escalier et tombe sur le sacrum. Aussitôt après, apparaissent quelques douleurs et une grande difficulté pour uriner et aller à la selle, Peu à peu, la marche devient difficile; les mouvements de la jambe gauche sont les plus mal exécutés.
Les douleurs étaient plus vives la nuit; la malade comparait celles des jambes à un broiement des os. En même temps, quelques secousses musculaires dans les membres inférieurs,
Dufour, — 7,
ES
L'état s’aggravant, F... L..…. entre à Laënnec trois mois après sa chute et y reste 8 mois.
Pendant ce séjour, nouvelle chute sur le sacrum en marchant; à partir de ce moment, l'impotence est devenue complète.
Cette deuxième chute a été suivie d’incontinence d'urine et des matières pendant une quinzaine de jours; cependant lurine était bien sentie au passage. Il y a eu également une eschare à la fesse droite, dont on voit encore la cicatrice.
Examen à l'entrée à la Salpétrière. — Suppression des règles depuis 8 mois. Douleurs spontanées intolérables, intermittentes, dans les deux jambes, surtout à gauche, allant des chevilles à l'articulation de la hanche. La percussion du rachis détermine, au niveau de la troisième vertèbre lombaire, une douleur qui arrache ;des plaintes à la malade.
Au-dessous de ce point et jusqu'au coccyx, la percussion est également diflicilement supportée.
De chaque côté du rachis on trouve aussi une zone très hypéresthésique allant jusqu’au-dessus des régions fessières. La pression sur le trajet des principaux troncs nerveux du membre inférieur ne provoque pas de douleurs semblables.
Motilité. — Les jambes peuvent être soulevées au-dessus du plan du lit plus facilement à droite qu'à gauche. Tous les autres mouvements des articulations du membre inférieur sont possibles et ne provoquent aucune douleur.
L'atrophie musculaire existe aux deux cuisses et aux deux jambes ; la mensuration indique qu’elle est plus forte à gauche qu'à droite. Les réflexes rotuliens, du tendon d'Achille, sont normaux, un peu brusques à gauche; les réflexes plantaires et fessiers sont conservés. Il n’y a pas de clonus du pied ni incoordination.
Il est fort dificile à la malade de se retourner dans le lit. Debout, elle s'appuie aux meubles et ne peut marcher qu'en s’accrochant avec les mains. Elle fait à peine quelques pas et se plaint de souffrir beaucoup plus; on voit très nettement dans la station debout que les masses musculaires sacro-lombaires sont atrophiées.
Sensibilité objective. — 11 y a de l'hypoesthésie pour tous les modes de la sensibilité, dans la surface indiquée par le schéma (fig. 11, A), à la région interne de la fesse et de la cuisse droite à cheval sur le pli cruro-fessier.
Les autres régions marquées en noir indiquent les zones d'hypéresthésie très douloureuses à la pression.
Fig. 11.
A Hypoesthésie.
B et c Régions très douloureuses.
Fonctions vésico-rectales. — Les fonctions du rectum sont normales. Légère incontinence d'urine intermittente.
Depuis longtemps, la malade abuse de la morphine, ce qui explique en partie son mauvais état général.
Les semaines suivantes l’état ne s’est pas amélioré. IL y a eu quelques douleurs en ceinture au niveau de la crête iliaque. La malade ne peut prendre de repos qu'avec 5 à 6 centigrammes de morphine par jour.
Réexaminée à différentes reprises, on a constaté que le quadriceps et les adducteurs de la cuisse semblent mieux agir que les autres muscles, et que, à la vue et au palper, les muscles fessiers sont très atteints. D'ailleurs l'examen électrique fait par M. le docteur Huet donne des renseignements plus positifs. Le toucher vaginal, pratiqué plusieurs fois, n'a donné aucun renseignement.
Au mois d'août, l’anesthésie s'était un peu modifiée. Plus
étendue, elle a une distribution plus symétrique à la face postérieure des fesses et des cuisses (voir fig. 12, À et B). Il y a de l’hypoalgésie au périnée.
Fig. 12.
A et B Zones où existe de f’hypoesthésie.
RÉSUMÉ DE L'EXAMEN ÉLECTRIQUE FAIT PAR M. LE DocTEUR HuEr
Dans les muscles antérieurs de la cuisse, il n’y a pas de modifications bien marquées des réactions électriques; il en est de même à la jambe pour le nerf sciatique poplité externe et les muscles qu’il innerve; mais, du côté des muscles innervés par le nerf sciatique poplité interne, il y a un certain degré de R. D. partielle, caractérisée par l’affaiblissement des contractions faradiques et galvaniques, par la lenteur de celles-ci et pour plusieurs de ces muscles par des modifications polaires qualitatives, PFC, devenant — ou > NEC.
(L’examen de la fesse et des muscles postérieurs de la cuisse a été fait dans la salle : avec le petit chariot portatif de Tripier pour les courants faradiques, intermittences rapides, courant inducteur de deux couples Leclanché. Méthode polaire : mêmes électrodes que pour l'examen des autres muscles.)
Dans les muscles de la fesse l’excitabilité faradique et galvanique paraît un peu affaiblie, et un peu plus à droite qu’à gauche, mais sans altérations qualitatives.
Dans les muscles postérieurs de la cuisse, l’excitabilité électrique est aussi un peu affaiblie; à gauche, elle ne présente pas d'altérations qualitatives, mais à droite, il existe des traces de R. D. partielles caractérisées par la lenteur des contractions et par le fait que PFC apparaît à une intensité peu différente de celle où se montre NEC.
Côté droit. Côté gauche.
Nerf crural :
Vaste interne :
— NFC > PFC, vive. — NFC > PFC, vive.
NEC 100 A MIIT. x NFC 1 m. A, VIII.
1° PFC 1912, Ne LMP ECRTET 210
Vaste externe :
— NFC > PFC. vive.
1 NFC vers 3 m. A, XII.
1° PFC vers 4, XIV.
Droit antérieur :
— NFC > PFC, vive.
Couturier :
— NFC > PFC, vive.
xre NFC vers 1 1/2, X.
PFC vers 6, XVI.
Grand adducteur :
—NFC > PFC, vive, un peu
faible.
Moyen adducteur :
— NFC > PFC.
x NFC REV NE 1 PFC 4, XVI.
— NFC > PFC, vive.
1 NFC vers 3 m. A, XII.
12 PHCENErS 61/2; XIV,
— NFC > PFC.
— à peu près comme à droite, semble un peu plus faible.
Comme à droite.
Comme à droite.
Côté droit Côté gauche
Grand fessier :
— 70 (C. assez bonnes, un peu — 75 (C. assez bonnes). plus faibles qu’à gauche).
— NFC > PFC, assez vive. — NFC > PEFC, vive.
12/NHEvVers 0m. A,/4X IV: NF à 4 m. A, XII.
1° PF vers 10, XVIII. PFgvers 8, XVI.
Fessier moyen :
— 60 C faibles. — 60-65 — NFC > PFC assez vive. — NFC > PFC, assez vive. NF vers 5, XXII. NF vers 5, XII.
PF vers 10, XVIIL.
Biceps :
— 55 C un peu faibles. — 60 C un peu meilleures qu’à
droite.
— NFC > PFC, un peu lentes. — NFC > PEC, assez vive.
NEAvVers ES, EXIVE NS NF vers 7, XIV.
PF, vers 8-9, XIV-XVI. PF vers 9, XVI.
Demi-tendineux ;
— A peu près comme le biceps, — NFC > PEFC, vives. également assez lentes. NE vers 5-6, XII.
Nerf sciatique (à la racine de la cuisse :
— 60 C faibles dans le biceps et — 60-65 C faibles dans le demile demi-tendineux. tendineux, puis dans le bi-
ceps.
— Peu excitable galvaniquement; — À peu près comme à droite, vers 9-10 m. À, XIV. C semble un peu plus excifaibles dans le biceps et le table.
demi-tendineux.
Nerf sciatique poplité externe :
— NFC, 2 1/2 m. À, X. — NFC, 2 1/2 m. A, X.
POCRSATL2ENTIÉ POCHIRT/2 EXNINT PFC, 5 1/2, XVI. PECAOE 2 VII
Nerf sciatique poplité interne :
Côté droit Jambier antérieur :
— NFC > PFC. vive.
LANEC Er XI 10 (ARE CNEXIVIIS
Extenseur commun :
— NFC > PFC, vive.
x" NFC HOLD EXIVE TAC 6 x/2, XVIII.
Extenseur propre :
— Vers 80.
— NFC > PFC, semble un peu lente.
NEC Sr/2 XIE PE C DO
(En même temps C aussi dans l’extenseur commun un peu lente).
Long péronier :
— NFC > PFC, vive.
x NFC On AXIS 1 PFC ARTS XV TC
Court péronier :
Jumeau externe :
— NEC = PFC, un peu lente, très
affaiblie.
HeCvers 07/2" X VIIT.
Jumeau interne :
— NFC > PFC, un peu lente.
NFC, vers 6 m. À XVIII.
PFG-vers 4, 4 1/2, XIV.
Côté gauche
— NFC > PFC, vive.
1° NFC M or CXONE 8 PFCG 6, XVI,
— NFC > PFC, vive.
1 NEC 4er/2, NIV AND, CCE AMAR
— Vers 80.
— Comme à droite.
— Comme à droite.
— NFC un peu > PFC, C lente, très affaiblie.
ze NFC 4 1/2, XIV.
APE CROEX VI
— NFC = PFC, faible, un peu lente.