‹ Contribution a l'étude des Lésions des Nerfs de la Queue de Cheval et du Cone TerminalChapitre 6 sur 60 · PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE

Deux méthodes permettent d'arriver à la détermination exacte de la distribution des racines des nerfs de la queue de cheval : l’une, basée sur des faits anatomo-cliniques bien observés, l’autre sur l’expérimentation. Malheureusement les faits du premier genre sont rares, souvent peu démonstratifs même lorsqu'ils sont suivis d’autopsie.

Physiologie pathologique. — De toutes les voies conductrices qui nous occupent, les mieux connues sont celles de la vessie et de l’anus. À cet égard, les cas de Kir- Choff (obs. VI), de Sarbo (obs. VII), de Lachmann (obs. XV) et de Wood (obs. C) sont très instructifs. On y voit, en efiet, que la paralysie vésicale, entraînant l’incontinence de l’urine, et que la paralysie du sphincter anal correspondent à une lésion surtout marquée au niveau de l'émergence des troisième et quatrième nerfs sacrés (noyau sacré de Stilling).

On observe souvent, avec ces symptômes, l’anesthésie du périnée, de l’urèthre, de la partie interne des fesses, et postérieure de la cuisse (obs. LXV de Rosenthal). Si lon note encore l'intégrité de l’érection, compatible avec

les faits précédents (obs. XIII Raymond) et la conservation relative des muscles moyen et petit fessiers, alors que l’appareil musculaire des jambes est atrophié, on aura fait à peu près le bilan des connaissances fournies actuellement par la clinique à l'étude physiologique.

Est-on alors autorisé à donner un tableau, ou, en regard des paires nerveuses, se trouve placée leur zone d’innervation ? Nous ne le pensons pas; et ce n’est qu’à titre de curiosité que nous reproduisons ici ceux donnés par Gowers et par Thorburn.

TABLEAU DE GOWERS ()

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