‹ Contribution à l'étude des lésions du testicule dans l'orchiepididymite tuberculeuseChapitre 14 sur 17 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

(Due à l'obligeance de M. le Professeur Téclenal)

C. P.., cultivateur, 48 ans, Saint-Rome-du-Tarn (Aveyron), entre dans le service de chirurgie générale, salle Bouisson, le 11 mars 1922. T1 se plaint du testicule droit, au niveau duquel on remarque du gonflement et la présente d’une petite grosseur. Le début insidieux remonterait à deux mois environ. Un amaigrissement progressif, de la diminution des forces furent les premiers symptômes. Vers le 15 ou 20 février, l’appétit devient médiocre et vers la même époque le malade commence à ressentir une gêne au niveau des parties. C’est une sensation de tiraillement augmentant sous l’influence du travail et de

la fatigue. Parfois, douleurs violentes, s’irradiant vers la région lombaire, avec sensation de « serrement dans un étau ». Pas d'irradiation dans les membres inférieurs.

Le 1” mars, lé malade quitte le travail. Le médecin consulté ordonne l’application d’une pommade. Bientôt, évacuation par la bourse d’un liquide purulent. Application consécutive d’une poudre jaune pour sécher (?).

À part cette histoire clinique, notre sujet présente dans ses antécdents personnels: adénite suppurée en 1898. Abcès amygdalien en 1913. Phlegmon de l’avant-bras droit en 1917. Pas de blennorragie.

Dans ses antécédents héréditaires: père mort de congestion pulmonaire.

A l’examen: sujet d’état général précaire.

Au niveau du bord postérieur du testicule droit, dont le volume est resté normal, on sent la tête de l’épididyme fortement augmentée de volume (une grosse noisette), dure, de surface irrégulière, bosselée et empiétant sur les deux faces du testicule. La queue de l’épididyme paraît normalè.

Rien à la prostate.

Aux poumons, respiration rude à gauche et en arrière. Transmission exagérée des vibrations et de la voix au sommet droit.

Le malade acceptant l'intervention, celle-ci est pratiquée, Je 14 mars 1922, sous anesthésie à l’éther goutte à voutte. Par une incision inguinale on énuclée le testicule et on pratique la castration, malgré le peu de lésions que présente le testicule, en raison des meilleurs résultats que peut donner une opération radicale chez un sujet aussi fortement imprégné de bacillose que le paraît notre malade. Le canal déférent est lié aussi haut que possible

te ARE SE et sectionné au thermocautère. Ligature des paquets. vasculaires du cordon. Suture.

Suites bonnes : le malade quitte l’hôpital le 6 avril 1922 L'examen ‘des pièces montre dès lésions suppurées de la tête de l'épididyme et queiques granulations jaunes sur le testicule.

Page 1