‹ Contribution à l'Étude des Lésions Frontales BilatéralesChapitre 14 sur 17 · Cas de commotions qui ne laissent qu’une pré · texte numérisé non relu

Cas de commotions qui ne laissent qu’une pré

disposition à une psychose déclenchée par une cause occasionnelle postérieure ».

Gilbert Ballet, dans son traité de Pathologie Mentale de 1903, parle de traumatismes craniens provoquant des «états d’exaltation ou de démence». Il insiste surtout sur le rôle étiologique des traumatismes dans l’évolution de la Paralysie Générale Progressive et des tumeurs cérébrales. Il cite en outre Pitres qui, en 1807, parle de «troubles cérébraux et notamment plus ou moins durables ». Kraepelin dans son traité (ind. 15) décrit «das Irresein bei Hirnverletzten», les psychoses des traumatisés du crâne, et se sert de cette matière pour en faire un premier et très complet chapitre de son travail. Bleuler (ind. 6) consacre lui aussi un chapitre à cette étude et distingue la commotion cérébrale simple, un «delirium posttraumatique » (psychose postcommotionnelle aiguë») présentant des fausses reconnaissances, des hallucinations, surtout visuelles, des troubles de la mémoire de fixation, de l’'amnésie souvent rétrograde, de la confabulation, du déficit dans les productions intellectuelles, une affectivité expansive et une irritabilité pathologique. Citant Kraepelin il parle d’un «état de faiblesse psychique posttraumatique d'aspect moins spécifique », caractérisé surtout par des symptômes affectifs: labilité, irritabilité, intolérance alcoolique. I1 indique en outre des aspects catatoniformes et une euphorie démentielle spéciale aux traumatismes frontaux. Plus récemment Régis (ind. 20) donne un groupement bien défini des psychopathies posttraumatiques. Il en distingue trois groupes suivant leur moment d’apparition :

I. psychose traumatique immédiate présentant de la confusion, de la torpeur, du délire orinique;

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