‹ Contribution à l'Étude des Lésions Frontales BilatéralesChapitre 16 sur 17 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Ce qui constitue l'intérêt de nos deux observations et de l’observation de Schob, que nous y avons jointe, est le fait que les trois sujets présentent des coups de feu craniens, intéressant les lobes frontaux. Leurs observations sont superposables durant une période de 10 à 15 jours environ. À partir de ce moment, celle de Fu. ne présente plus qu’un intérêt : il guérit et ne présente pas de passage à la chronicité. Cette particularité est due au fait que le lobe droit seul est intéressé par la lésion. Le lobe gauche est intègre puisque la balle a passé en longeant l'os frontal sans même attaquer les enveloppes. Les lésions du lobe droit seul ne donnent donc pas de symptômes psychiques de foyer.

Par contre Zi. et le cas de Schob évoluent parallèlement dès le lendemain du traumatisme jusqu’à la fin de leur observation. Les deux présentent les deux groupes de symptômes consécutifs: d’abord la psychose aiguë commotionnelle, présentant les mêmes symptômes pour les deux sujets. Ensuite la guérison de cette affection aiguë et la continuation d’une affection chronique en rapport direct avec la localisation bilatérale frontale de la lésion: la psychose frontale chronique dominée par le syndrome du manque d’impulsions, de l’euphorie, de l’insouciance des troubles

de l'orientation dans le temps, dans l’espace et dans l'ambiance. Les auteurs que nous avons cités le décrivent de la même façon, en citant des sujets à traumatismes analogues : c’est-à-dire lésion des lobes frontaux droit et gauche.

Ces observations tendent à confirmer les assertions des auteurs qui soutiennent que c’est le lobe frontal gauche seul, qui est le siège des fonctions dites frontales, comme le lobe temporal gauche l'est pour les fonctions temporales, celles du langage.

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Le Président de thèse : Le Doyen de la Faculté: PFERSDORFF., G. WEISS.

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l'Académie de Strasbourg Président du Conseil de l'Université :

Chr. PFISTER.

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