‹ Contribution à l'étude des leucémies à monocytesChapitre 12 sur 60 · AIN YEN · texte numérisé non relu

AIN YEN

tout la déglutition deviennent difficiles, il y a de la gêne respiratoire, parfois du trismus. L’haleine est fétide, odeur de sphacèle et de la bouche, dans les cas graves, s'écoule un liquide sanieux, putride.

Enfin de façon constante ces lésions bucco-pharyngées s’accompagnent d’adénopathies sous-maxillaires parfois volumineuses et sensibles, avec prédilection | pour les ganglions de l’angle de la mâchoire. L'examen microscopique des sécrétions et leur ensemencement montrent toujours une flore microbienne riche, dans laquelle prédominent les spirilles, les bacilles fusiformes, les streptocoques, les anaérobies et tous les autres saprophytes, habituels dans la bouche.

d) Les signes généraux.

L'état général est toujours profondément atteint et même si certains sujets conservent au début de leur affection une apparence de résistance elle n’est pas de longue durée. Plus ou moins précocement l'affection traduit son caractère de gravité extrême par une série de signes dont les plus habituels sont :

La fatigue, qui souvent apparaît comme la première manifestation de la maladie. Ce sont des sujets qui sans cause apparente, et tout en possédant une constitution robuste, accusent un état d’abattement progressif que rien n'arrive à surmonter. L'effort les fatigue, les essouffle, ils sont obligés de cesser leur travail, voire même de s’alliter, alors que par ailleurs ils n'ont aucun trouble. Cette fatigue s’atténue très rare-

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ment, le plus souvent elle s’accentue rapidement, rendant ces maladés incapables de produire le moindre effort. Leurs gestes, leurs paroles, leur manière de manger témoignent de cette lassitude considérable.

La perte de l'appétit, qui est fréquente. Au dégoût général s'ajoute un véritable état de peine à prendre les aliments. Les sujets maigrissent rapidement, cet amaigrissement apparaissant d’une façon plus nette au cours des formes à évolution prolongée.

L’anémie, est toujours précoce et intense. Les lèvres, les conjonctives et même toutes les muqueuses sont décolorées, le visage est d’une pâleur cireuse, les téguments ont une teinte blafarde, parfois légèrement jaunâtre, faisant croire à du subictère. Cette pâleur ne fait que s’accentuer progressivement jour par jour.

Les malades peuvent se plaindre de céphalée, bourdonnements d'oreilles, vertiges surtout lorsqu'ils sont debout. Ils peuvent même arriver à un état de torpeur, de somnolence, mais qui n’est pas du tuphos, ils sont en effet toujours présents, leur intelligence est parfaitement conservée.

La fièvre constante est un des symptômes généraux les plus frappants. Rarement précoce, elle succède le plus souvent aux lésions bucco-pharyngées, mais existe aussi sans elles. |

Il y a très souvent de légères élévations thermiques vespérales 38°-38°5. On observe en plus de véritables poussées aiguës fébriles qui apparaissent sans raison appréciable, soit après une longue période apyrétique, soit dans les dernières phases de la maladie. Elles

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