‹ Contribution à l'étude des leucémies à monocytesChapitre 14 sur 60 · BEAUCOUP MOINS IMPORTANTE APPARAIT L'ATTEINTE DES AUTRES ORGANES · texte numérisé non relu

BEAUCOUP MOINS IMPORTANTE APPARAIT L'ATTEINTE DES AUTRES ORGANES

Appareil respiratoire. — Le symptôme le plus fréquent ét frappant est la dyspnée, souvent précoce elle peut être très intense. Si quelquefois des lésions pleuro-pulmonaires comme pleurésies, foyers congestifs, pneumonies et la tuberculose pulmonaire la provoquent, le plus souvent on ne trouve pour l'expliquer

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aucun signe d’atteinte de l’appareil respiratoire et il semble alors que dans sa pathogénie on peut faire intervenir une série de facteurs plutôt mécaniques dont les plus importants doivent être : le défaut d’hématose par déglobulisation, l'obstruction de la gorge, conséquence de l’hypertrophie amygdalienne et adénoïdienne ou des lésions pharyngo-laryngées, la compression médiastinale par des adénopathies péritrachéo-bronchiques, l’atélectasie pulmonaire dans les cas où la rate est volumineuse, enfin vraisemblable ment un facteur nerveux, d’ordre toxique, l’intoxication bulbaire.

Fréquemment à l’auscultation on trouve des râles de congestion des 2 bases ou des signes d’épanchement qui souvent, nous l’avons déjà dit, sont hémorragiques.

Enfin ce terrain sans résistance est facilement la proie de diverses infections pleuro-pulmonaires et nous avons retrouvé quelques cas, rares d’ailleurs, où la mort est survenue dans un syndrome de suppuration pleuro-pulmonaire ou de tuberculose à marche aiguë.

Appareil circulatoire. — Cliniquement les signes sont ceux qu'on retrouve dans les grandes anémies ; essentiellement les souffles anorganiques de la région apexienne.

Les palpitations sont fréquentes, la tachycardie est de règle accompagnée souvent d’hypotension artérielle parfois très marquée. Enfin quelquefois des signes de fatigue du myocarde avec assourdissement

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des bruits du cœur. La mort peut survenir par syncope. À l’autopsie, on trouve des suffusions hémorragiques à la surface ou dans le péricarde et sur le myo-

carde.

Appareil digestif. — Les troubles digestifs sont au minimum. Nous avons insisté dans les chapitres précédents sur l’anorexie et l’amaigrissement qu'elle entraîne, sur la possibilité d’hémorragies intestinales ou d'inondation intra-péritonéale, sur la rareté de l'ascite. Notons encore des cas où existe une diarrhée fétide de selles glaireuses plus ou moins sanglantes et enfin ceux où apparaissent des vomissements : alimentaires, muqueux ou biliaires, toujours tardifs et constituant un signe de mauvais augure car ils annoncent à

brève échéance la fin.

Appareil urinaire. — Il est très souvent atteint et nous avons trouvé signalés dans la plupart des obser-

vations, la présence :

D'ALBUMINE, à l’état de traces dépassant rarement 2 à 3 gr. par 1.000 cmc. d'urine,

DE GLOBULES ROUGES, attestant encore dans cet organe la note hémorragique de l'affection,

DE CYLINDRES hyalins, granuleux et épithéliaux, preuve d'un certain degré de désintégration du parenchyme rénal,

D'ACIDE URIQUE, en proportion élevée, dépassant le chiffre normal de O0 gr. 40 à O gr. 50 pour 1.000 cmc. pour atteindre 4 à5 gr., ces chiffres

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se trouvant surtout à la suite des séances de radiothérapie, auxquelles succède habituellement une leucolyse abondante.

La quantité d'urine émise en 24 heures oscille entre 1 à 3 litres, leur densité est augmentée, elles sont chargées, laissant un dépôt rougeâtre au fond du bocal.

Le système nerveux. — Les troubles sont minimes. Nous avons vu que l'intelligence est conservée et c’est seulement à la période préagonique que ces malades délirent, ont des hallucinations et perdent connaissance.

Les réflexes sont normaux à moins de complications surajoutées : hémorragie cérébrale, ramollissement cérébral ou autre.

L'œil. — Il existe des troubles de la vue en rapport vraisemblablement avec de la rétinite leucémique, ou avec des hémorragies oculaires qui sont : soit rétiniennes — péripapillaires — décelables, comme d’ailleurs la rétinite, à l’ophtalmoscope, soit superficielles,

sous-conjonctivales.

Appareil génital — Nous avons vu chez la femme la possibilité de troubles menstruels, surtout fréquence : des métrorragies. Pas de troubles cités chez l'homme, sauf évidemment l'impuissance absolue.

Enfin notons l'apparition — trèsrare — à la surface

des téguments de petits éléments papuleux, arrondis,

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