‹ Contribution à l'étude des leucémies à monocytesChapitre 17 sur 60 · ON PARU · texte numérisé non relu

ON PARU

= SX.

fois une apparence allongée, rappelant la cellule endothéliale.

Mais, nous l'avons déjà dit, cette cellule jeune est très fragile, inapte à vivre dans le sang circulant, elle subit au cours de son acheminement vers la maturation et surtout dans les leucémies traitées par l'irradiation, des endommagements profonds, ce qui explique la fréquence de formes un peu bizarres décrites par de nombreux auteurs, et dans lesquelles :

Le noyau est volumineux, inégalement coloré, dissocié, grillagé, prenant volontiers l’aspect spongieux décrit par Ferrata. Rarement arrondi, il est plutôt polyédrique ou tout à fait irrégulier ;

Le protoplasma est très clair, hyalin, il contient très peu de granulations et surtout présente les contours les plus disparates et notamment des aspects endothélioïides par allongement fusiforme des extrémités ou encore des aspects amiboïdes par étalement des petits prolongements pseudopodiques. Parfois même le cytoplasme arrive à faire défaut, le noyau apparaît alors étiré en tous sens devenant un véritable réseau à larges mailles que Lyon dénomme — plaque réticulée ou ombre nucléaire — et que parfois on trouve en

des proportions considérables (30 %).

c) Les cellules de transition. — Constituent un groupe encore confus et dans lequel, suivant les auteurs, diverses espèces cellulaires y entrent. Toutefois, on distingue une série de cellules reconnues par la plu-

part des observateurs, en commençant avec Erlich et

D En

Schilling et qui semblent être des monocytes en état de vieillissement. Elles se caractérisent par :

Le noyau plutôt irrégulier, incisé ou en forme de fer à cheval, ou de boudin épais, lobé, pouvant présenter plusieurs lobes largement étalés. Le polymorphisme n’est cependant jamais aussi considérable que celui du noyau des polynucléaires. Sa coloration n'est pas trop intense. Les réseaux chromatiques sont plutôt rares, et alors condensés et épaissis en blocs inégaux ;

Le protoplasma dont la basophilie est très peu prononcée, contenant des granulations azurophiles très denses et volumineuses.

A ce groupe certains auteurs (Merklen et Wolf) ajoutent les cellules restées en marge de la classification d'Erlich. Nous allons les décrire brièvement en nous empressant de dire que cette opinion est loin

‘être partagée et que leur origine et destinée sont différemment comprises suivant les auteurs.

Les cellules de Rieder. — Elément dont le noyau est profondément encoché, incisé ou bourgeonnant à protoplasma basophile étroit, contenant des granulations azurophiles. Pour certains ce sont des cellules souches, leucoblastes, vieillies et qu’on peut trouver dans le sang des leucémiques; pour d’autres comme Castellano dont nous publions une observation, ce sont des cellules à triple potentiel qui, suivant les conditions, évoluent dans le sang vers le type lymphoïde, myéloïde et monocytique.

Page 1