FORMES ATYPIQUES DE CLASSEMENT DIFFICILE
40 les formes de leucémies à monocytes avec poussées myéloïdes,
5° les formes de leucémies à myélocytes avec poussées monocytaires,
6° les formes dites aleucémiques.
d) Ajoutons des formes anatomo-pathologiques où le dia-
gnostic n’est fait qu'à l’autopsie.
Ÿ. Mendelsohn
ÉTUDE HÉMATOLOGIQUE
Si l'examen clinique peut faire penser à une leucémie et même trouver des arguments plaidant en faveur de sa nature monocytique, le véritable critérium sur lequel repose le diagnostic reste l'examen hématologique et tout diagnostic de leucémie sans examen du sangn'’a pas d'autre valeur que celle d’une présomption.
Nous allons étudier les aspects morphologiques des globules blancs qui par leur présence et nombre font porter le diagnostic de « leucémie à monocytes » ; nous verrons ensuite quelles sont les autres leucocytes qui coexistent, sans être caractéristiques de l'affection, quel est le nombre des globules blancs par mme. et leurs proportions pour 100 et enfin les modifications érythrocytiques et plasmatiques qui de leur côté contribuent à caractériser hématologiquement la maladie. C’est seulement après ces descriptions que nous allons pouvoir étuaier les formes hématologiques de
l'affection.
1° Les globules blancs particuliers à l'affection sont :
a) les monocytes, b) les monoblastes, c) les cellules de transition.
DEN Or
a) Le monocyte. — Le monocyte ou grand mononucléaire est une cellule qui s’impose par sa taille exceptionnelle au-dessus de celle de tous les globules blancs. C'est l'élément de loin le plus grand du sang circu- .lant et il atteint d'une manière habituelle le diamètre de 15 à 25 u, c'est-à-dire il est 4 à 5 fois plus grand que les hématies ordinaires, 3 fois plus que le lymphocyte et 2 fois plus que le polynucléaire normal.
Son noyau est volumineux, un peu plus que le tiers de la cellule, peu coloré en comparaison de celui des lymphocytes, dépourvu des nucléoles distincts par
opposition aux mêmes lymphocytes dont les nucléo-
les sont toujours très nets. Il est composé d’un réseau chromatinien très fin disposé en poussière, en grumeaux ou en délicates striations. Sa forme varie avec l’âge ; d’abord rond ou ovalaire dans les formes jeunes il tend progressivement à l’incurvation réniforme et à la lobulation en même temps que la basichromatine se condense et s’épaissit.
Son protoplasma le caractérise autant que le noyau. Il se teint au Giemsa en gris cendré, gris ciel d'orage, contrastant avec le cytoplasma du lymphocyte qui apparaît en bleu ciel, se montrant donc moins basophile que le cytoplasma franchement bleuâtre de ce dernier. Cette teinte est bien particulière au protoplasma du monocyte. On y trouve presque toujours des granulations menues, mais parfois denses et volumineuses, constantes dans les formes pathologiques. Ii est démontré que ces granulations sont amphophiles, avec affinité azurophile plus ou moins forte et
comparable comme constance et intensité à l’affinité neutrophile des granulations de la majorité des polynucléaires, parfois elles sont très nombreuses nuançant le monocyte d’une teinte rougeâtre uniforme.
Remarquons que ces granulations sont colorées d’üne façon particulièrement intense par les colorants vitaux, qui d’ailleurs révèlent la présence de 2 à 3 nucléoles dans le noyau.
Ce monocyte représente la forme mûre, adulte du grand mononucléaire alors que la forme jeune, qui ne se trouve dans le sang circulant que dans des conditions pathologiques, c’est le monoblaste.
b) Le monoblaste. — C’est une cellule aussi volumineuse que la première mais beaucoup plus fragile.
Son noyau parfois excentrique et régulier, arrondi ou ovalaire, très chromatophile et donc plus foncé que celui du monocyte. On en trouve toujours 1 à 2 nucléoles, lesquels sont nettement colorés et entourés d'une zone périnucléaire bien visible. Sa structure est compacte, lui donnant un aspect homogène.
Son protoplasma un peu moins étendu que celui du monocyte et un peu plus basophile, bien que restant encore grisaille, ne contient plus qu'une très faible quantité de granulations azurophiles ou pas du tout. Mais surtout ce qui le caractérise c’est son état demifluide, très visqueux lui permettant une grande variabilité de formes. La cellule pousse des prolongements pseudopodiques effilés ou étalés qui lui confèrent par-