V. Mendelsohn
| Fee sans qu’on puisse toutefois rattacher l’état anémique à la déglobulisation due aux hémorragies.
Ces cas d’anémie pernicieuse se distinguent des anémies au cours des leucémies à monocytes par la formule sanguine ; en effet, la diminution des érythrocytes est considérable, 1.500.000 par mmc. alors que le chiffre des globules blancs est quasi-normal. On trouve des signes de régénération des globules rouges.
g) L'anémie aplastique a son évolution plus aiguë que celle de l’anémie pernicieuse commune et s’accompagne plus souvent d’hémorragies. Mais c'est surtout le critérium hématologique qui peut se trouver d’interprétion difficile parce que l’anémie aplastique s'accompagne d'une inversion de la formule leucocytaire analogue à celle des leucémies à monocytes et caractérisée par une mononucléose à 60-90 %. Evidemment ces mononucléaires sont de petits lymphocytes ou de moyens mononucléaires normaux. Il ny a pas de stigmates de régénération érythrocytaire à l'opposé des leucémies à monocytes où ces signes sont habituels.
Dans ces cas d’anémie, pour peu qu'il manque l'augmentation de volume de la rate et des ganglions le diagnostic clinique et même hématologique avec la leucémie à monocytes devient malaisé et nous avons vu qu’on décrit une forme anémique de cette leucémie. Mercklen et Wolf font remarquer que souvent dans les anémies graves il existe une prolifération du système réticulo-endothélial et se demandent s'il ne faudrait pas rapprocher ces anémies à évolution aiguë des réticulo-
endothélites aleucémiques, surtout qu’on peut voir
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DANCE ONU
dans certains cas — anémie grave postnéoplasique ou
Saturnine — des décharges monocytaires.
B. — Aïfections fébriles septicémiques sans hémorragie.
Le diagnostic devient encore plus difficile lorsque la leucémie à monocytes revêt l'allure d’une affection générale septicémique ne s’accompagnant pas d’hémorragie ; remarquons tout de suite que le fait est rare. Toutefois il arrive que l’état fébrile soit seul en cause pendant quelques jours et que les phénomènes hémorragiques n'apparaissent que plus tard. Si l’on se rappelle que dans ces formes les ganglions peuvent ne pas être augmentés de volume et que la rate n'est pas plus volumineuse que dans les diverses septicémies, on comprend combien le diagnostic est malaisé si l’on ne songe pas à faire un examen du sang.
a) La fièvre typhoïde associée souvent à un syndrome d’anémie grave; mais leucopénie avec mononucléose.
b) La granulie avec température à 40°, anémie et même rate augmentée de volume.
c) L'endocardite infectieuse et particulièrement l’endocardite maligne à évolution lente et parfois de diagnostic difficile car c’est une septicémie à température haute s’accompagnant d’altération de l’état général, d’anémie et de splénomégalie. D'autre part l’étude hématologique montre des chiffres leucocytaires pouvant atteindre 30 à 40.000 globules blancs par mmc. avec monocytémie. Mais il manque les autres signes de la leucé-
mie à monocytes alors que le sujet, ancien rhumati-