C. — Affections fébriles mono-hémorragiques
Ces formes entraînent aussi de nombreuses causes d'erreurs car cette hémorragie unique oriente le médecin à la recherche d’une affection purement locale. C’est ainsi que l'apparition d’une épistaxis | isolée, d’une métrorragie, d’une hématurie peut faire errer le diagnostic jusqu'à l'apparition d’autres signes.
D). — Affections buceo-pharyngées.
L'importance de l’angine et de la stomatite est telle dans la leucémie à monocytes, que Mercklen et Wolf
en font un symptôme consfant de l'affection, et en
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effet, rares sont nos observations où ces phénomènes font défaut. Souvent l'attention est attirée d'emblée sur la gorge et ainsi on pose des diagnostics différents tels que :
a) La diphtérie maligne qui donne le changé par la gravité de son état général, par sa pâleur, fétidité de l’haléine, adénopathies cervicales, mêmes phénomènes hémorragiques. Mais dans les angines des leucémies on ne trouve jamais le bacille de Loœffler,la flore microbienne étant banale.
b) L’angine de Vincent, angine ulcéreuse fuso-spirillaire qu’on retrouve le plus fréquemment. Mais cette association microbienne est habituelle dans toutes les angines ulcéreuses, voire même dans toutes les ulcérations buccales.
c) Les angines à monocytes méritent une place à part elles sont intitulées encore par P. Chevalier « adénolymphoïdites aiguës, bénignes avec hÿperleucocytose modérée et forte mononucléose » et se caractérisent : par : adénopathies cervicales pouvant diffuser, angines avec grosse hypertrophie amygdalienne, état général atteint et fièvre autour de 3%, enfin rate augmentée légèrement de volume. L'examen du sang montre une leucocytose à prédominance monocytaire, 50 à 60 %, avec parfois présence de quelques myélocytes et cellules souches. On décrit même de véritables formes pseudoleucémiques de ces angines mais la tendance hémorragique est toujours moindre, l’état général est
meilleur, la guérison est la règle.
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E. — Affections splénoganglionnaires.
Ce sont celles où le diagnostic clinique de leucémie ne présente pas de grosses difficultés et où l'étude hématologique prend toute son importance.
a) La leucémie lymphoiïde : le diagnostic ne se pose presque pas dans les formes typiques. Les ganglions hypertrophiés à allure tumorale et compressive, le petit volume de la rate et du foie s’opposent d'emblée à la splénomégalie isolée ou associée à une adénopathie modérée dans les leucémies à monocytes; de même l’état général est infiniment moins touché,toutau moins au début, les hémorragies sont beaucoup plus rares. Le diagnostic apparaît plus difficile dans les cas de leucémies lymphoïdes frustes ou à prédominance splénique ou dans les formes à évolution rapide. Dans tous ces cas l'examen du sang est Le critérium du diagnostic,il montre dansles leucémies lymphoïdes des leucocytoses souvent considérables, 200 à 400.000 globules blancs par mmc., avec augmentation énorme des lymphocytes, 80 à 95 %, donnant aux frottis leurs aspects classiques de monotonie. Il coexiste des signes d'anémie, mais qui, le plus souvent, est aplastique.
b) Les lymphadénies aleucémiques, qu’il s'agisse de lymphomatose, de tuberculose ganglionnaire, de lymphadénie infectieuse, sont d’un diagnostic relativement aisé. Plus intéressant apparaît le diagnostic de la lymphogranulomatose, surtout au cours de ses pous-
sées pseudoleucémiques, hémorragiques, purpuriques,