‹ Contribution à l'Étude des levures pathogènes: Une nouvelle levure du genre Saccharomyces Meyen Saccharomyces laryngitidis n. spChapitre 27 sur 48 · EE ME OUR · texte numérisé non relu

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Le champignon isolé s’observe chez l'enfant et chez l'adulte. Sa localisation la plus fréquente est la muqueuse buccale, mais il peut s'étendre à l’épiglotte, les cordes vocales inférieures et même les alvéoles pulmonaires ; il ne semble pas s'établir dans la trachée.

Remarquons que l'infection produite par la levure ne se borne pas toujours à la lésion superficielle des muqueuses : nous avons pu dans deux cas voir le parasite pénétrer plus profondément dans le tissu sous-muqueux et tomber même dans la lumière d’un vaisseau (confirmation par l’oto-rhino-laryngologiste). Il en résulte une infection plus étendue qui a été chservée à plusieurs reprises par différents auteurs notamment ZENKER. RIBBERT, SCHORL, HELLER, MONIER, SARTORY et DEMANCHE.

Diagnostic

Il est indispensable pour poser le diagnostic certain de décéler dans l’exsudat les formes levures. Pour qu’on puisse établir ou essayer d'établir une relation de cause à effet entre les champignons à formes levures et les lésions buccales il faut que l’examen direct montre des éléments parasitaires mycosiques en très grande abondance. On sait en effet que des champignons appartenant à ces groupes peuvent être présents dans la cavité buccale, en dehors de toute affection apparente, et qu’on arrive à les obtenir en culture pure dans fes cas où la rareté des éléments observés ou même leur absence à l’examen direct démontre que les champignons ne sont pas en cause. Il faut de toute nécessité aussi s’assurer que le bacille diphtérique n'existe pas, pas plus que lassociation fuso-spirillaire.

Nous avons pu voir dans trois cas des lésions s'étendre jusqu’à l’appareil broncho-pulmonaire.

C’est surtout par l’examen des crachats que nous avons pü déceler le champignon. Nous y constations toujours de nombreux éléments ovalaires associés ou non, sans formes filamenteuses cloisonnées, mais cette levure avait toujours un caractère particulier, elle était acuminée seulement d’un côté et cette forme nous l’avons retrouvée dans tous les cas que nous avons eus à examiner. De plus cet organisme donnait assez facilement asques et ascospores, ces dernières au nombre de 4.

Nous avons dit que les Blastomycoces de l’appareil respira- Loire sont nombreuses ; elles simulent dans certains cas la tuberculose aussi faut-il pratiquer sur les expectorations toutes

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