‹ Contribution à l'Étude des levures pathogènes: Une nouvelle levure du genre Saccharomyces Meyen Saccharomyces laryngitidis n. spChapitre 41 sur 48 · ÉTUDE DU POUVOIR PATHOGÈNE DE LA LEVURE · texte numérisé non relu

ÉTUDE DU POUVOIR PATHOGÈNE DE LA LEVURE

Il était intéressant de connaître les effets de la levure isolée par nous, injectée par la voie sous-cutanée, intraveineuse et intrapéritonéale chez les animaux comme le cobaye, le lapin et Ia souris.

Voici le résultat de nos expériences :

Voie sous-cutanée.

Nous avons inceulé 4 cobayes adultes de 425, 440, 457 et 466 g. La quantité injectée était de 1 em d’une dilution (1) d’une culture sur carotte dans du sérum physiologique.

Après 48 heures les cobayes ne présentent rien de particuhier, après 8 jours nous constatons au point d’inoculation un léger œdème, se transformant en un petit abcès qui bientôt s’ouvre et guérit spontanément. Ce même fait s’observe pour les 4 cobayes inoculés. Dans le pus recueilli aseptiquement et provenant de l’abcès nous retrouvons la levure injectée. Nous recueillons chez ces animaux une certaine quantité de sang qui nous servira pour les recherches sérologiques.

Trois autres cobayes adultes de 430, 447, 515 g. après injection toujours sous-cutanée de 2 cm de la dilution précédente ont présenté des nodules et des abcès sous-cutanés au point “inoculation le plus souvent après un délai de 4 à 5 jours ; ceux-ci s’accompagnent souvent d’adénite. Ces lésions souscutanées ont régressé progressivement, mais, dans les trois cas, les animaux ont beaucoup souffert et maigri de 100 à 150 g.

Trois autres cobayes dont deux adultes (510 et 527 g.) et un jeune cobaye de 385 g. ont été inoculés avec 3 cm de la dilution précédente. Au bout de 5 jours nous observions un abcès sous-cutané, un œdème considérable et un malaise général se remarquait chez ces animaux. Vers le quatorzième. jour ces animaux cessent de prendre leurs aliments, et tous maigrissent

(4) Nos dilutions contenaient environ 10 millions de cellules par cm,

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considérablement ; d’autre part ils s’affaiblissent à tel point qu'ils restent blottis dans un coin de leur cage ; de temps en temps ils cherchent à se soulever mais sans succès ; la faiblesse est extrême vers le trente-cinquième jour, La cachexie est intense. Le jeune cobaye qui ne pèse plus que 210 g. meurt le quarante-quatrième jour ; celui de 510 g. qui en pèse 390 ineurt le cinquante-deuxième jour et celui de 527 g. qui ne pèse plus que 395 g. meurt le cinquante-cinquième jour. Nous pratiquons l’autopsie. Les lésions viscérales consistaient en granulations miliaires de la rate qui était légèrement hypertrophiée, du foie et des reins. Les poumons étaient très congestionnés et présentaient également des granulations miliaires qui s’étendaient à la plèvre, au péritoine, au foie et aux reins. C’étaient le tableau d’une blastomycose généralisée.

Nous avons essayé d’obtenir des lésions cutanées ; à cet effet nous avons lésé, (par scarification), la peau d’un jeune cobaye et enduit au moyen d’un pinceau trempé dans une culture de Jevure la partie scarifiée. Nous avons obtenu dans ce cas une lésion croûteuse qui a demeuré quelque temps et qui a guéri spontanément.

Injection dans la veine jugulaire.

Deux cobayes adultes injectés avec 2 cm* de dilution de culture dans la veine jugulaire sont morts au bout de 6 jours, A l’autopsie congestion du poumon mais aucune lésion à l’examen macroscopique du foie, des reins, de la rate, du péritoine et de la plèvre.

Injection intrapéritonéale.

Deux cobayes de 490 et 540 g. reçoivent chacun une injection dans le péritoine avec 1 em de la dilution de la levure. Ces animaux résistent assez bien durant 12 jours. Nous constatons cependant un amaigrissement très marqué ; le quinzième jour ils refusent leur nourriture et vont durer ainsi quinze jours encore en accusant un amaigrissement et une cachexie intenses. :

Le premier cobaye, celui qui pèse 490 g., meurt au bout de 33 jours. Nous avons trouvé à l’autopsie un abcès de la grosseur d’une noisette dans le tissu péritonéal droit, le rein était également lésé et la rate et le foie étaient marqués de granulations miliaires ; le poumon très congestionné était maculé également de ces granulations miliaires. Les urines contenaient de l’albumine,

mire

L’autre cobaye de 540 g. mourait deux jours après et présentait à l’autopsie le même tableau que nous venons de décrire pour le cobaye précédent.

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