‹ Contribution à l'étude des levures roses: Essais d'isolement et de caractérisation chimique et physique de la substance chromogène oxycétonique secrétée par deux levures du genre CryptococcusChapitre 8 sur 21 · QUE TATS AN · texte numérisé non relu

QUE TATS AN

D’après Ko (58) dans une solution éthérée ces trois bandes ont la situation suivante :

D’après DHÉRÉ et RyYNCKI (50) les pigments carotinoïdes (carotine et xanthophyle) présentent une transparence relative considérable pour toutes les radiations ultraviolettes jusqu’au voisinage de À — 225.

La carotine du Daucus en solution chloroformique à la température de + 150 fait subir à la lumière polarisée une déviation à gauche — — 300,17. Les recherches concernant la constitution des différents pigments des champignons du groupe de la carotine est considérable, mais notons ici que jusqu’à présent très peu de ces pigments ont été examinés rigoureusement par l’analyse chimique et physique; il est par conséquent en l’état actuel des choses pour ainsi dire impossible de classer ces corps d’après leur constitution. On trouvera à ce sujet les meilleurs travaux dans les mémoires de Zopr (60) et de NADSON (61).

A l’état pur, on peut obtenir les carotinoïdes sous la forme de cristaux dont la couleur varie du jaune foncé au rouge grenat. LIPPMAA distingue les carotines jaunes ou xanthocarotinoïdes des carotines rouges où hématocarotinoïdes. Les cristaux présentent la plupart du temps des reflets mordorés. Leur point de fusion est situé entre 1679 et 170€. Ces substances sont peu solubles dans l’alcool, solubles dans l’acétone, la benzine, l’éther, le chloroforme; le solvant

de choix, semble être le sulfure de carbone. Les carotinoïdes peuvent également se dissoudre dans les lipides: d’ailleurs les différentes solubilités dans ces liquides sont utilisées pour la classification de ces matières chromogènes. Les teintes élémentaires sont les suivantes: jaune dans la benzine, rouge carmin dans le sulfure de carbone.

La préparation des carotinoïdes et leur isolement constituent une opération très délicate vu leur grand degré d’altérabilité : on arrive cependant à les séparer grâce à leur solubilité différente dans les solvants organiques et aussi en utilisant la saponification des corps gras. Pour l’étude spectroscopique DHÉRÉ a indiqué une méthode intéressante basée sur l’absorption inégale des carotinoïdes par une colonne de carbonate de calcium sec en poudre.

Comme nous l’avons déjà vu précédemment, on peut distinguer des substances composées uniquement de carbone et d'oxygène et d’autres matières en différant par la présence dans leur molécule d’une certaine proportion d’oxygène. En ce qui concerne les hydrocarbures, le type est la carotène, qui se distingue des autres carotinoïdes par sa solubilité très grande dans le sulfure de carbone et sa non-solubilité dans l'alcool; de plus, ce corps n’est pas absorbé par le carbonate de calcium; son spectre présente deux bandes d’absorption.

Parmi les carotines oxygénées, on trouve des corps très oxydables qui se distinguent du carotène et de ses voisins immédiats par la solubilité plus grande dans l’alcool; de plus les solutions de ces corps sont absorbées par le carbonate de calcium. Les bandes du spectre sont aussi au nombre de deux, mais déplacées légèrement vers le violet par rapport à celles du carotène. Ce sont essentiellement les corps appelés xanthophylles, qui sont jaunes; cependant il existe des isomères rouges de ces substances.

Ces substances se trouvent dans les feuilles, les fleurs, les fruits des phanérogames, dans les algues (fucoxanthine, carotène et xanthophylles). Chez les champignons, nous pouvons citer les couleurs des Urédinées, qui sont dues à ces pigments, les algues Diatomées renferment une forte proportion de carotine; en ce qui concerne les carotinoïdes signalées chez les champignons inférieurs et surtout chez les Levures,

on ne connaît pas exactement leur nature. Pour les bactéries nous pouvons nous reporter aux travaux de ZoPF qui a décrit ces pigments chez huit microorganismes bactériens où ils forment des pigments jaunes ou rouges. La bactériopurpurine n’est autre chose qu’un carotinoïde différent du carotène et des xanthophylles; la différenciation entre ces différents corps est surtout possible par la nature et la place des bandes d'absorption. Rappelons les travaux de Moriscx (62), qui a extrait deux bactériopurpurines de deux bactéries différentes.

Les carotinoïdes sont élaborés par les cellules végétales; aucun doute n’est plus permis sur ce point depuis les beaux travaux de GUILLIERMOND (63) et de son école qui ont prouvé l’origine intra-cellulaire de ces pigments et le rôle des mitochondries dans leur production.

Pigments anthraquinoniques :

On compte un certain nombre de couleurs animales et végétales ayant la constitution de composés anthraquinoniques; on peut citer par exemple en ce qui concerne les végétaux l’ahzarine, V'alcannine, l'acide chrysophanique ; chez les animaux on connaît le kermès et le carmin.

Chez le Rubiacées on a pu déterminer la présence d’alizarine à l’état de glucoside : c’est une dioxy-anthraquinone. La purpurine qui l'accompagne généralement est une trioxyanthraquinone. I/alcannine a été retirée de la racine de l’'Alkanna (Borraginées); des pigments très voisins sont contenus dans certaines cellules d’Echium, de Lithoshpermum, d’autres Borraginées.l,'alcannine a la propriété de se dissoudre dans les huiles grasses; sa constitution n’est encore pas, de nos jours, entièrement connue; on sait cependant que par

oxydation elle produit de l’anthraquinone et des dérivés méthylés de ces corps.

L’acide chrysophanique a été retiré de la rhubarbe; il existe chez de nombreux végétaux sous forme de glucosides (Cassia, Rumex, Rhamnus); cette matière colorante produit une teinte jaune; elle est peu soluble dans l’eau et dans l’alcoo!, facilement dans le benzol; au point de vue constitution chimique c’est un dioxy-méthylanthraquinone.

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Citons encore ici dans ce groupe les anthraglucosides à propriétés purgatives, tels que la franguline, la glucosénnine, l’ulôine.

Série des oxyflavones, oxyxanthones et anthocyanes :

Ces pigments sont pour la plupart les matières colorantes qui donnent aux fleurs leurs couleurs vives et aux feuilles leurs colorations spéciales en automne. Jeur étude a été fort difficile; après bien des recherches patientes on est arrivé à leur attribuer un noyau pyronique.

La pyrone est un composé hétérocyclique de formule :

CO DK

Les oxyxanthones et les oxyflavones sont des matières colorantes jaunes. Les premières dérivent de la substitution d’oxhydriles phénoliques à un certain nombre d’atomes d'oxygène de la xanthone qui est une diphénopyrone dont nous donnons ci-dessous la formule

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Nous voyous ici un noyau pyronique soudé à deux noyaux benzéniques. Les derniers sont formés par la substitution d’oxhydriles phénoliques à un certain nombre d’atomes d'oxygène de la flavone :

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