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qu’on y consomme ».
Après lui d’autres auteurs insistent sur les mêmes faits. CHASLIN, mentionne la difficulté de diagnostic entre l'alcool et la paralysie générale, ensuite sur les formes hybrides, manifestations de l'alcoolisme dont l'aspect a été modifié.
Dans ces dernières années, à mesure que les recherches cliniques et biologiques gagnaient en extension, différents auteurs furent amenés par l'étude de certains faits à réduire encore l'importance donnée à prion à l’alcoolisme dans la genèse de nombreux délires.
1) Dans le domaine clinique, VIGOUROUX insiste sur les faits de confusion d’origine urémique et pouvant simuler le délire alcoolique.
VICTOR PARANT, dans sa thèse sur les délires de jalousie signale que les idées délirantes de jalousie, considérées par les psychiâtres allemands, comme de nature exclusivement alcoolique, se voient dans d’autres états.
MoURATOFF montre que la dipsomanie n’est qu’une manifestation d'une psychose périodique latente. » C’est
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« ce groupe qui donne les cas les plus typiques de dip- « somanie périodique aux intervalles lucides d’abstinence « absolue ». Ainsi, sous l'alcoolisme faut-il rechercher la périodicité.
Plus récemment, de nouveaux problèmes ont été soulevés à propos du diagnostic d’éthylisme et du délire aigu, en général, DAMAYE, en particulier, dans plusieurs publications insiste sur ce fait que le « délirium tremens, « confusion mentale onirique ne diffère du délire aigu « que par l’adjonction de quelques symptômes physi- « ques : tremblements, etc. »
Nous ajouterons même que ces signes paraissent contingents.
Tout récemment, MIGNOT dans un travail consacré aux conditions d'apparition de certains délires alcooliques écrit: « Que la folie des buveurs, affection variable dont la cause paraît si évidente, si immédiate, est cependant conditionnée par un état de prédisposition, dont la nature bien souvent nous échappe, mais qui provient parfois du paludisme et des traumatismes crâniens ».
Enfin, signalons que l’école de Sainte-Anne, a attiré l’attention à plusieurs reprises sur la trop grande extension donnée parfois sans raison suffisante au diagnostic d’éthylisme; en juin 1932, en particulier le professeur CLAUDE présente à sa clinique hebdomadaire un malade dont il a bien voulu nous autoriser à reproduite l’observation (cas N° 12).
De son côté, LÉVy-V'ALENSI, passant en revue Ja question des bouffées délirantes montre les difficultés de diagnostic entre ces états d’étiologie si variée et des psy-
choses alcooliques.
À propos du même sujet, on retrouve la question posée par DUBLINEAU dans les termes suivants : « À ne prendre que l'exemple de l’alccol, on connaît la fréquence de l'association alcool-débilité, et, bien souvent, en effet, la bouffée délirante des débiles n’est autre chose que l'expression d’une intoxication éthylique subaigué. Mais, dans nombre de cas, même en présence de la bouffée délirante la plus caractérisée, il est difficile de retrouver des antécédents éthvliques qui les justifient. Le diagnostic de psychose alcoolique est porté sur la notion de fréquence, malgré le résultat négatif de l’enquête et des dénégations du malade et de son entou-
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rage ». Dans un travail récent, l’auteur revient sur cette question des rapports de l'alcool et des troubles mentaux, en insistant sur la difficulté du problème, telle qu’elle ressort de l’analyse des récents travaux français et étrangers.
2) Dans le domaine biologique, les auteurs ont essayé de rechercher s’il était possible d’assigner aux délires alcooliques des constantes biologiques.
JD) EN FRANCE.
TARGOWLA reprenant les travaux de Klippel sur l’insuffisance hépatique, en psychiâtrie, rappelle l’ensemble de ces manifestations dans les états confusionnels liés à l'épuisement, à l’allaitement, à la puerpéralité, aux maladies infectieuses dans les syndromes dits psychogènes et dans la confusion idiopathique. D'autre part, il signale à propos des formes confusionnelles et onirique de la syphilis nerveuse, l'insuffisance hépatique concomittante, qui
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peut être due, à la phase secondaire, autant à la toxémie tréponémique, qu'à un alcollisme surajouté. Plus tard, elle peut relever de l’atteinte hépatique, peut-être favorisée par une « débilité hépatique » prééxistante.
Plus récemment, TOULOUSE, CouRToIs et Mile Rus- SEL qui avaient déjà montré la difficulté de diagnostic entre l’encéphalite psychosique aiguë azotémique et l’encéphalite psychosique aiguë alcoolique, montrent qu’au - point de vue biologique, les différentes recherches ne montrent pas des particularités bien spéciales.
Nous rappellerons, enfin, que MM. CLAUDE, Du- BLINEAU, MASQUIN et Mile BONNARD, au cours de recherches entreprises sur le taux des polypeptides dans le sang et le liquide céphalo-rachidien des psychopathes ont étudié, pour commencer un groupe d’alcooliques. Nous reviendrons en fin de ce travail sur quelques remarques qu'appellent ces recherches.
II) À L'ÉTRANGER, nous citerons d’abord le remarquable ouvrage de LEWIN qui, dans ses « Paradis artificiels », insiste, comme jadis Régis en France, sur l’importance trop considérable donnée au vin dans la genèse de l'alcoolisme. Mais surtout les auteurs allemands ou russes se sont efforcés de déterminer les éléments anatomiques ou biologiques susceptibles de spécifier l’éthylisme Nous ne ferons que rappeler un travail récent de GoR- CHER, KRASNOWSKAJACH et TSCHERNYCHEM sur les troubles somatiques de l’éthylisme chronique. Les auteurs insistent surtout sur l’hyperacidité stomacale. Les autres stigmates sont de peu d'importance. Au point de vue anatomique, NEUBURGER, OKHUMA, recherchent des lé-
sions spécifiques. Diffuse pour les uns, elles seraient localisées pour d’autres aux tubercules mamillaires; discussion qui a eu son écho récent au CONGRÈS DES ALIÉNISTES ET NEUROLOGISTES DE LANGUE FRANÇAISE (Casablanca 1933) et dans laquelle nous ne prendrons pas parti, la question débordant le cadre de ce travail.
Au total, on voit que la question des limites de l’alcoolisme et des psychoses alcooliques a été soulevé par nombre d'auteurs et que la question, à l’heure actuelle s’oriente dans un sens plus nettement biologique.