‹ Contribution à l'étude des limites de certains délires alcooliquesChapitre 9 sur 51 · D UE · texte numérisé non relu

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melle contre l’établissement systématique d’un rapport entre des antécédents éthyliques possibles et la psychose constatée.

La même question est reprise par MAGNAN à propos de l’alcoolisme et de la paralysie générale. « Le passage « de l'alcoolisme à la paralysie générale ne se fait pas « d’un seul coup, il y a une période intermédiaire, pé- « riode de transition, quelquefois très longue, diffcile à « déterminer, et qui tient le diagnostic en suspens. »

DUPRÉ pose le même problème à propos du diagnostic entre les deux affections.

Deux auteurs devront être surtout retenus qui se sont attachés : l’un, à déterminer la part du foie dans la pathogénie de l'alcoolisme (Klippel) , l’autre à tenter de limiter le domaine de l’alcoolisme (Régis).

KLIPPEL établit que le délire alcoolique peut apparaître même si l'alcool n’est plus en cause mais que surtout la « folie hépatique >» n’est pas propre aux seules lésions du foie d’origine alcoolique.

RÉGis écrit : « En présence d’une psychose ayant « tous les traits d’une psychose alcoolique, il ne faut pas « conclure d'emblée à l’alcoolisme, mais rechercher s’il « n'existe pas en dehors de lui ou même avec lui une « autre intoxication ou infection susceptible d’avoir pro- « duit cette psychose, on évitera ainsi plus d’une erreur ».

Revenant sur cette question, il oppose les effets du vin naturel à ceux des poisons des « assommoirs ». Quant au € vin, vin naturel s'entend, « écrit-il », nous n’hésitons « pas à le déclarer innocent des méfaits, dont on l’accuse

« et nous constatons que c’est une hérésie à la fois hy-

oies

giénique et économique, que de le proscrire, comme tend à le faire la mode actuelle, de l'alimentation journalière en France. Personnellement, dans une région où l'absorption du vin dépasse de beaucoup, pour certaines catégories d'ouvriers, la dose permise, j'en suis encore à voir un alcoolique, d’origine exclusive-

ment vinique. Cette formule démographique reste d’ailleurs vraie, que l’alcoolisme, dans un pays, est en proportion inverse de la quantité de vin qu’on y récolte et qu'on y boit et en proportion directe des apéritifs

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